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DES PAPILLES ET DES VERRUES

— La surface superficielle du derme qui est en rapport immédiat avec l’épiderme est hérissée, à la façon du velours, de petites éminences mamelonnées qui se nomment papilles (fig. 218). Ce sont ces saillies mamelonnées qui forment les lignes concentriques que l’on observe à la pulpe des doigts. Ces papilles sont très nombreuses ; Fig. 217. — Éiéphantïasi de la jambe on en compte une centaine par millimètre et du pied. carré ; les unes renferment des vaisseaux

sanguins qui se déchirent à la plus petite piqûre et donnent lieu à un

Fig. 218. — Papilles du derme.

t “t 2, Àrlère et veine do la papille. — 3, 3, 3, Jeunes cellules de l’épiderme. — 4, 4, 5 Lamelles cornées de l’épiderme. (Figure tirée de Y Anatomie de M. Fort.)

écoulement de sang plus ou moins abondant; les autres reçoivent la

terminaison des nerfs sensitifs et servent à percevoir les impressions tactiles. Les papilles de la peau, comme celles de la langue, donnent plus d’étendue à la surface sensitive.

Ces papilles peuvent s’hypertrophier ; elles constituent alors les petites tumeurs connues sous le nom de verrues et poireaux (fig. 219).

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