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de conclure qu'elle nous révèle la cause véritable de l’accouchement. Elle ne nous explique pas, en effet, comment pendant les derniers mois de la gestation elles sont peu fréquentes et peu intenses, bien que les fibres musculaires de la matrice soient alors baignées par une grande quantité de sang veineux, tandis qu'avec les mêmes conditions circulatoires, les contractions utérines deviennent fréquentes et énergiques pendant le travail de Paccouchement. »
Auvard commente ainsi cetie théorie : « Le principe de cette explication est vrai; mais cette asphyxie locale étant progressive, on comprend mal comment elle devient, juste au terme normal de la grossesse, suffisante pour produire l'accouchement ».
Ribemont-Desaignes et Lepage la qualifient de théorie ingénieuse, ainsi que celle de Tyler Smith.
Quant à nous, nous admettons bien que les contractions utérines sont dues à la présence de lacide carbonique, mais nous ajoutons que ce gaz agit d’une part par son excès subit dans l'utérus au moment du travail, excès produit par une congestion de la matrice, d’ou afflux de sang et augmentation d'acide carbonique, et d’autre part parce que les fibres musculaires et les filets nerveux de utérus deviennent à ce moment plus excitables, que pendant la grossesse, par un mécanisme que nous étudierons plus loin. À
D. — Théorie de la 10° époque menstruelle. — Tyler Smith et Scanzoni prétendaient que la fluxion ovarique, sans hémorrhagie, se produisait avec la même périodicité
Dr LUS
pendant la grossesse que dans l’état de vacuité et qu'au moment de la dixième époque menstruelle, cette fluxion sanguine avait pour effet d'augmenter lirritabilité de Putérus et par conséquent de mettre en jeu la contractilité de cet organe.
« Cette théorie pèche par la base, car rien n’est moins démontré que la persistance, pendant la grossesse, des phénomènes congestifs de la menstruatiou » (Tarnier).
Auvard la réfute parce que souvent, dit-il, l’époque de l'accouchement ne coïncide pas avec celle de la dixième époque menstruelle. | re |
En admettant même que l'ovulation ovarienne persiste perdant la grossesse, il resterait à démontrer pourquoi, c'est plutôt à la dixième qu’à la huitième ou onzième époque que cette influence de l’action réflexe de l'ovaire est assez énergique pour solliciter daps l'utérus les con-
tractions de l'accouchement naturel (Depaul).