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retenti sur le corps thyroïde: il en est résulté des symptômes de myxæœdème avec bouffissure de la face, sécheresse de la peau, chute des cheveux. Le corps thyroïde subit une hypertrophie passagère. Ces symptômes se sont produits après l’ingestion d'iodure de potassium et très rapidement après. L'auteur obtint une amélioration rapide par l’ingestion de tablettes de corps thyroïde.
Diez et Lerda (1) firent des expériences dont les résultats ne concordent pas avec ceux des autres auteurs. Pour eux les cobayes thyroïdectomisés ne sont pas moins résistants que les cobayes normaux à l'intoxication par la caféine et la strychnine. Cette résistance ne serait pas modifiée par l'injection d'extrait aqueux glycériné de corps thyroïde. Ils prétendent également que le mélange in vitro de suc thyroïdien à une substance toxique donnée n’enlève pas à ces substances leurs propriétés nocives. Toutefois les auteurs ont constaté que l'injection d’un mélange de nucléo-protéides de la thyroïde, avec une dose de toxine voisine de la dose mortelle, est inactive ; mais pour eux, les nucléo-protéides de l’œuf de poule ont les mêmes propriétés ; ils concluent en niant le pouvoir antitoxique de la glande.
Au contraire Jeandelize et Perrin (2) revenant sur ces expériences, éludièrent le pouvoir antitoxique de la | glande vis-à-vis de l’arséniate de soude. Ils virent que les animaux thyroïdectomisés subissaient un affaiblissement
(4) Drez et Lerpa, Giorn. della Acad. di Med. di Torino, 1905, p.429. (2) JeandeuizE et Perrin, Moindre résistance des lapins thyroïdectomisés à l’intoxication par l’arséniate de soude. Soc. de Biol., 14 février Giraud 2
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de la température plus rapide, et mouraient plus vite que les animaux sains ; en somme qu'ils sont beaucoup moins résistants à l'intoxication. Ils concluent à l'efficacité antitoxique de la glande.
Le corps thyroïde agit aussi dans les auto-intoxications. Dès 1897, Lindemann (1) avait étudié quatre cas d’ictère chronique, et dans les quatre cas 1l avait observé une suractivité fonclionnelle caractérisée par une accumulation de matière colloïde dans les vésicules. Il en avait conclu, que cette sécrétion thyroïdienne avait un rôle anlitoxique, pouvant dans certains cas suppléer à la sécrétion hépatique. Lorand (2), récemment, a étudié les lésions du corps thyroïde au cours du diabète.
Tiberti (3) étudie l'histologie fine dans les cas graves d'auto-intoxication. Pour lui les granulaons fuchsinophiles augmentent de nombre et de volume dans les cas d'urémie, d'ictère, d’occlusion intestinale, Dans le diabète expérimental, 1l trouve une diminution de la substance granuleuse et une augmentation légère de là substance colloïde. Pour lui, c’est surtout la sécrétion fuchsinophile qui est touchée au cours des auto-intoxications.
Avant d'aborder l’étude des relations du corps thyroïde avec les infections, nous allons parler en quelques mots d’un travail récent sur les lésions du corps thyroïde dans l’épilepsie. Nous avons vu plus haut quelles étaient
(4) Linpemaxn, L'état de la glande thyroïde dans l'ictère, Virchow's Arch., 1897, Vol. CXLIX, n° 2, p. 202.
(2) Loranp, Des lésions de certaines glandes vasculaires sanguines dans le diabète, Soc. de Méd. de Hambourg, 6 décembre 1904.
(3) Tiserri, Sur l'activité sécrétoire du corps thyroïde dans quelques états pathologiques, Le Sperimentale, mai-août 1905.