‹ Le Corps Thyroïde des TuberculeuxChapitre 8 sur 31 · MO · texte numérisé non relu

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les liaisons intimes qui unissent le corps thyroïde au système nerveux, combien fréquentes étaient les lésions de l'axe nerveux après la thyroïdectomie. Ce travail fait par Claude et Schmiergeld {1} réunit 17 cas. La matière colloïde est peu abondante ; dans certains cas elle manque ; dans d’autres elle présente la réaction basophile. La sclérose peut affecter toutes les formes, depuis l'infiltralion conjonctive paravésiculaire Jusqu'à la sclérose de la plus grande partie de l'organe. Les auteurs concluent à un trouble fonctionnel intense de la glande devant abouüir à un certain degré d’hypothyroïdie ou du moins de dysthyroïdie, Dans un travail récent, Laignel-Lavastine (2) a insisté sur le rôle du corps thyroïde dans la pathogénie des troubles psychiques.

S &. — Rôle du corps thyroïde vis-à-vis des infections.

Le corps thyroïde a également une action importante au cours des infections, Depuis longtemps, on avait remarqué que le corps thyroïde présentait au cours des infecions une hypertrophie, un gonflement douloureux. Cette hypertrophie a été signalée par Vincent surtout dans le rhumatisme articulaire aigu et 1l la trouve si constante, qu'il lui donne le nom de signe thyroïdien. Cet hyperfonctionnement pour certains auteurs se traduirait cliniquement par l’accélération du pouls, pardes palpitations ;

(1) CLaune et ScumirGeLn, Elats de la glande thyroïde dans l’épilepsie, Soc. de Biol., 11 juillet 1908.

(2) LaïeneLz-Lavasrine, Congrès des aliémstes. Dijon, août 1908,

c'est là d’ailleurs une simple hypothèse, tandis que l'hypertrophie est manifeste.

C’est à Roger et Garnier que nous devons la première étude complète du corps thyroïde au cours des infections (1). Ces auteurs signalent combien avait été négligée avant eux l’histologie thyroïdiennne : ils en profitent pour faire d’une façon très complète l’histologie du corps thyroïde normal, décrivant le corps thyroïde d’un supplicié. Ils examinent ensuite les corps thyroïdes d'individus morts de scarlatine, de rougeole, de typhoïde, de méningite cérébro-spinale, de variole, de péritonite purulente à slaphylocoques. Ils signalent l'augmentation habituelle du poids de la glande, sa coloration jaune violacée. Ils n'ont pas trouvé de sclérose, mais une augmentation habituelle de la matière colloïde. Toutefois, dans certains cas. les vésicules peuvent être petites, l'épithélium peut être en partie détruit, et la substance colloïde peut perdre ses propriétés normales.

Les auteurs ont pu reproduire l'hypersécrélion vésicu-

laire en injectant, soit du mitrate de pilocarpine, soit de l'iode à un certain nombre d'animaux ; mais dans aucun cas, ils n’ont pu reproduire l'aspect spécial que prend souvent a matière colloïde dans les infections. Ils signalent donc, non seulement une hyperthyroïdation consécutive à l'infection, mais encore souvent de la dysthyroïdation, qui aboutit elle-même à la diminution et à la suppression de la fonction thyroïdienne. |

Les auteurs ont injecté de la toxine diphtérique à des

(1) RoGer et Garnier. La glande thyroïde dans les maladies infectieuses, Presse médicale, 19 avril 1899.

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