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noié de l'accélération du pouls, des palpitations, du tremblement des mains, de la nervosité, et il attribue ces symptômes à l'hypersécrélion thyroïdienne.
Dans certains cas même, cette hypertrophie n'est pas passagère, mais aboutit à un véritable goître. Costa (1) en signale plusieurs cas apparus dans ces conditions en dehors de toute affection appréciable. Il attribue ce goître à de la prolifération grandulaire ou à de la sclérose périlobulaire, sous l'influence des toxines bacillaires, et 1l voit dans ces modifications histologiques, un processus de défense.
Poncet et Leriche (2), de leur côté, signalent des adénomes du corps thyroïde comme pouvant être d’origine tuberculeuse ; leurs observations sont d’ailleurs discutées par Léon Labbé. De même Gilbert et Castaigne ont envisagé la tuberculose comme cause possible de goître exophtalmique. D'autres auteurs envisageant à un autre point de vue la même question, ont signalé que le goître exophtalmique pouvait de son côté préparer le terrain à la tuberculose.
Mais la plupart du temps, après son hypertrophie passagère, la thyroïde des tuberculeux s’atrophie et devient très petite. Roger et Garnier (3) signalent des cas de 13, 11,10 et même 9 grammes. Pour Morin, la saillie extraordinaire du cartilage thyroïde des tuberculeux serait due non seulement à l'amaigrissement général des individus, mais surtout à la diminution de volume du corps thyroïde.
{1) CosrA, Thèse de Lyon, 1905.
(2) Poncer et Lericne, Acad. de médecine, 10 avril 4906.
(3) Rocer et Garnier, Des lésions de la glande thyroïde dans la tuberculose, Archives générales de médecine, avril 1900, p. 385.
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Sur 348 de ces malades examinés par lui,82,c'est-à-dire environ tn quart,avaient une atrophie de leur corps thyroïde.
Morin a recherché s’il n'y avait pas relation entre le volume du corps thyroïde et l'évolution de la tuberculose, el pour lui, les individus à glande normale ou légèrement hypertrophiée résistent mieux à l'infection, que ceux qui ont'une glande atrophiée. Il a vu que chez des malades soumis au même traitement, 87 pour 100 de ceux qui avaient une glande normale ou hypertrophiée présentaient une amélioralion ; au contraire, celle-ci ne se produisait que chez 37 pour 100 des malades à glande atrophiée.
Personnellement nous avons pesé 24 corps thyroïides de tuberculeux, nous avons réuni leurs poids dans le tableau ci-dessous :
N° de Poids l'observation Eïolution en grammes 26 Ménertsoitre) Dern Ni UEUM] SHTON CRIS ETAMNTISS 29 LTÉE TANT Ne Lis ant os CH edf Fil iress-40 10 PÉTROLE LAN Se 1e SZ 6 NSP RU Den MR. Re CU ee a 20 TU ont: Modus cn RE ue 2 ed LL 2 15 FOUR D MIT qe litnous shion sed 63 70 Oeil er 20 0€) 24 Rapido AT En cherie de C0 30 A CZ ÉTAIT ee AR = 2 2 Din oui qi OÙ 1 enter RD TIMAL ENT ECM ES SL RENNES SR 607 15 Papideonos nan ent nOTJDneAUS & 26 9 PORTA ES an RS CAMP EE er 8 Rapide=.. : PR OR LCR d'os e ne 3 Lane ea ER ed dné2288s 2 Ed 20 sr > ne 14 Popideeses ANOMEMIUE 25. SOIT Sr 20 28 Pen ee OR AR CU tu LE, 5h" 20 22 PE Ne , DA Poe IS
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N° de Poids l'observation Evolution en grammes 11 Tente. 4:02 INR 12 Rapide. .:.. 1e CR 16 32 Lente. "2 2 SN PR RE TE 31 Lénte 0 {0 MMA DE CORRE MERS 19 Lente: :. come teen ES 20% Assez rapide. RO SE
Il résulte de ce tableau que le corps thyroïde peut êlre gros, aussi bien chez les tuberculeux à marche lente, que chez ceux qui ont une évolution rapide ; mais ce qui semble démontré, c'est qu’en général les corps thyroïdes pelits appartiennent plutôt à des sujets atteints de tuberculose à évolution lente. En effel, dans 8 cas, nous avons trouvé le poids du corps thyroïde inférieur à 20 grammes ; or 6 d’entre eux ont trail à des tuberculoses à marche lente ; un d’entre eux (Obs. 20) se rapporte à une femme malade depuis plus d’un an ; un seul cas d’évolution rapide (Obs. 12) est un cas un peu spécial de méningile avec granulie.
D'ailleurs si nous prenons une limite de 20 à 30 grammes comme poids normal du corps thyroïde {Launois), nous voyons que dans 6 cas, nous avons une augmentaon de poids du corps thyroïde, et encore parmi eux nous avons un cas de goître ; au contraire, dans 8 autres cas, 1l y a diminution. Nous sommes donc d'accord avec les auteurs à ce sujet, et sans avoir trouvé les poids extrémement faibles de Roger et Garnier ; pour nous également la glande thyroïde des tuberculeux est fréquemment diminuée de volume (1/3 des cas).
Quant à la différence d'opinion qui semble exister entre nos résultais et ceux de Morin, elle n'est qu'apparente.
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Morin signale en effet la plus grande résistance des malades à grosse glande, et nous trouvons,au contraire, que ce sont les sujets à marche lente qui ont une glande petite. Celle divergence est due à ce que Morin a examiné les corps thyroïdes au début ou au cours de l'infection tuberculeuse, Landis que nous avons examiné des corps thyroïdes pris à l’autopsie. Ces organes avaient peut-être été hypertrophiés au début, mais depuis ce temps ils avaient subi l'influence prolongée des toxines tuberculeuses. D'ailleurs Morin reconnaît lui-même que l'on aurait tort de conclure du volume normal à un fonctionnement normal ; et 1l voudrait que l’on püt mesurer la quantité et la qualité de la sécrétion. C’est cette étude histologique et chimique,
que nous nous sommes efforcé de faire dans ce travail.