II. — ARMÉES DE MER A. — Usure de Tescadre d'opérations
On sait que le matériel naval est extrêmement fragile. Les chaudières s'encrassent, la machinerie se détraque, les canons refusent à la longue de tirer, et deviennent plus redoutables pour ceux qui s'en servent que pour Fennemi Malgré les réparations incessantes (réparatioDs qui ne peuvent être que superGcielles dans une marine comme celle du Japon, obligée d'être constamment en mouvement pour surveiller la flotte russe, convoyer les débarquements, protéger les transports des irivres), malgré ces réparations faites au jour le jour, il est incontestable que Texcellente marine japonaise aura perdu au moins un tiers de sa valeur après six mois de campagne.
Les 6 cuirassés d'escadre, ayant c^ûté chacun 25 millions de francs,
auront perdu 8 millions chacun, soit 6x8,000,000 . . 48,000'OOa fr.
Les 6 croiseurs cuirassés, de 18 millions chacun, auront perdu chacun,
en valeur, 6 millions, soit :6 X 6,000,000 =- 36,000,000 fr.
Les 18 croiseurs protégés de 3,000 à 4,000 tounes, ayant coûté chacun 12 millions, auront perdu chacun en valeur 4 millions, soit: 18x4,000,000
= 72,000,000 fr.
Les 20 contre- torpilleurs à 1,000,000 fr. pièce, auront perdu chacun
333,000 fr.X 20 « • . . . 6.660,000 fr.
Les 50 torpilleurs mobilisés à 300,000 fr. pièce, vaudront en moins
100,000 fr.X 50. 5,000,000 fr.
Il est bien entendu que cette détérioration du matériel est indépendante de toutes les pertes subies par le fait des canons ou des torpilles de rennemi. Nous n'avons envisagé que la dépréciation inévitable du matériel naval.
Achat par le Japon des croiseurs cuirassés Kisshin et Nassuga aux chantiers ADsaldo; voyage de ces bateaax d'Italie au Japon; installation de l'artillerie et de la torpillerie; essais. Il faut compter 22,000,000 fr. chacun
soit : 22,000.000X2= 44,000.000 fr.
Usure de ces deux bâtiments après quatre mois de campagne (Ib pour 100