U SÉPARATION DE UÉGUSE ET DE UÉTAT> TI
Deux voyageurs suivaient ensemble la même route, tongueétait l'étape, difficile le chemin et, à plusieurs reprises, des quereDes avaient éclaté entre les deax compagnons. Ils avaient cependant fini par se réconcilier, du moins en apparence, quand, tout à coup, arrivé sur le bord d'un prédpice, le plus jeune des voyageurs se jeta sur l'autre, le terrassa, le dépouilla, le ligota; puis, le poussant vers l'abîme : « Marche donci lui cria-t-il, marche donc! Tu c es libre maintenant, et moi aussi ». A ce moment, les gendarmes survinrent et, saisissant le malandrin, lui demandèrent raison de son acte :
« Eh bieni répondit-il avec un beau sang-froid. J'étais las de la société de ce vieillard : quand vous êtes arrivés, j'étais en train de me séparer de lui. »
C'est à peu près ûnsi qu'au Parlement on semble entendre la séparation de l'Eglise et de l'Etat; c'est de la sorte que nombre de sâiateurs et de députés proposent, en ce moment, de la réaliser. A cette grande, à cette haute question qui depuis si longtemps préoccupe et passionne les plus nobles intelligences, à ce problème délicat entre tous que les pays vraiment libres ont abordé et
* Le but que Fauteur se propose dans cette étude est de signaler les grades dangers dont FËglise et la France sont menacées par les récents projets soumis aux Chambres sur la séparation de TËglise et de TEtat. 11 n'a nullement la prétention de discuter à fond cette vaste et délicate question, ni de retracer en détail Thistolre du Concordat. Il suffit de reniroyer aux remarquables travaux que le Correspondant a déjà publiés sur ce sujet Nous citerons notamment : le Concordat de 1801, par S. Em. le cardinal Mathieu (n«« des 25 décembre 1901, 10 février, 25 mai, 10 août, 10 et 25 décembre 1902); — le Concordat, par le duc de Broglie (25 novembre et 10 décembre 1892); — Pourquoi le Concordat? par M. Tabbé Sicard (10 et 25 juin 1900). Enfin, il convient de signaler un récent et très intéressant volume de M. Pabbé Emile Sevestre, intitulé : L'histoire, le texte et la destinée du Concordat de 1801, 1 vol. in-8«. Angers, librairie Siraudeau» 1903.
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traité dans un profond esprit de tolérance et de respect pour la conscience humaine, ils entendent donner comme solution, quoi? Ua aet^ de s|X)lialiàn, omai^ de violeDee, ua acte d'oppression. Il ne saurait leur suffire de rompre les Gens concordataires : ils prétendent s'en seryir comme d'un lacet pour étrangler l'Eglise catholique en France.
C'est là le trait commun de toutes les propositions dont le Parlement est actuellement saisi. Toutes, à des degrés divers, dérivent de cette même idée; toutes sont marquées à cette empreinte. Malheureusement, elles sont trop peu connues, et, grâce à l'igoorance ou à l'indiOférence d'une partie du public, elles font tout doucement leur cbeaûn dans les milieux parlementaûres sans provoquer dans la nation l'émotion indignée qu'^es mériteraient d'exciter. Il n'en est que plus urgent de les mettre en lumière et de dire tout haut où l'on prétend nous conduire.
La séparation de l'Eglise et de l'Etat, — ou, pour parler le langage à la mode, la séparation des «c Eglises et de l'Etat », — a toujours figuré en belle place sur le programme des républicains ; mais ils ne l'ont pas tous, ni toujours entendu comme on l'entend aujourd'hui dans le camp gouvernemental. Il y eut des républicains modérés, comme Jules Simon; il y eut de vrais libéraux, comme Laboulaye, qui préconisaient le système de la séparation ; ces esprits éminents et sincères entendaient par là un régime de liberté réelle n'excluant pas le respect des droits acquis à l'Eglise.
Parmi les catholiques eux* mêmes,. il y en eut, et non des moinjdres, qui, choqués des entraves imposées à l'apostolat catholique par le Concordat et surtout par les articles organiques, réclamèreat hardiment la rupture de ces liens fort peu dorés ; ils avaient foi dans la vertu de la liberté et dans la puissante vitalité de l'Eglise peur en assurer le triomphe final; mais ils entendaient que cette liberté fftt une llbeité réelle, non une ^mple apparence^ une parodie de liberté; ne réservant à l'Eglise que misère et perséeu*tion. Us auraient voulu, en un mot, la séparation comprise comtne en Belgique on aux Etats-Unis, non comme l'entendent nos modernes jacobins.
Ct>ui-ci avment, du reste, laissé voir, dès longtemps* le fond de leur pensée. Chaque année, avec une régularité presque mathématique, ils réclament, à l'occasion du vote du budget, la suppression du budget des cultes avec celle de notre ambassade auiùrèsda Saint-Siège, et, chaque année, cette motion, combattue par le goa-
SUR U BÉPlIiTIOl W rtAUBE IT Dl VttkT tOS
irememeot, (diliettt la majoritépanni les dépotësappartenaDt aa parti réfablicam. Chaque année, également, depms près d'im ipuattâe siècle, voit éclore quelque proposition émanant d'un député plos 0a moins obscur et tentent à séparer les Eglises ée l'Eâit, cfost-à-dire i mettre l^lise catholique hors la Im : mais, jusqu'à présent, ces propositions ne sortiéent gnéie des ^limbes des commisBkins parlementaires et n'avaient d'importance qu'aux yeux de lemn^aatears. Les meneurs du pard ne jugeaient pas le tnoment Tsnn diabovder la question. Us ^ne manquaient pas une ticcadon de se déchrer partisans résolus *éd la séparation; mais, toujours aussi, ys ameot loin d'ajoater<qne cette prétendue réforme devait avmr pour préli-» minaîre oblq^, pour piéfieioe, une bomie loi sur les associations : nons savons ce quHls entendaient par là.
Aujourd'hui, 'ils ont cette <c bonne ioi » et nous voyons qud usage ils en font. Les congrégations, oes ou^rrages avanoès de la citadelle catholique, sont ou détruites, on menaoées d'une destruction prootmine. Cest «u corps de place, à l'Eglise eUe-mème« qu'il s'agit de donner l'assaut. Suivant le mot d'an enfant terrible do parti, nous n'avons jusqu'à présent assisté qoik un combat Savant-garde; il est temps que la véritable JiataiUe commence.
De là, la remise à l'ordre du jour de la question de la séparation, qni, depms quatre ou dnq ans, semblidt « on sommdl » ; He là, le dépôt de toute une série de propositions tendant à la résoudre; de là, l'activité insolite de la commission parlementante qui en «est saisie; de là, enfin, et tout récemment, les allusions fréquentes des membres du gouvernement à la révision éventuelle de la législation qai régit actuellement en France les rdations rédproques de l'Eglise et de l'Etat, c'est-à-dire, en première ligne, à ta dénon^ ciation du Concordat de 1801.
Qu'est-ce donc que ce Concordat qui, depuis^ plus d'un siècIOt assure le maintien de la paix religieuse dans notre pays et qui a fitit couler, dans ces derniers mois, tant de flots d'encre et tant de torrents d'éloquence?
On sait quelles en sont les dispositions essentielles.
Les deux parties contractantes, le Premier consul et le Pape PSe Vil, commencent par reconnaître, dans le préambule : run,tiue « ?la Tsl^on catholique, apostolique et romaine est la religion de la grande majorité des citoyens français » ; l'autre, qu'elle « a retiré -et attend encore en ce moment le plus grand bien de rétablissement Au oohe catholique en France, et de la profession particulière qu'en
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font les consuls de la République ». Puis ils conyiennent des stipulations mêmes du trsdté. La première et la plus importante est ainsi conçae :
<c La religion catholique, apostolique et romaine sera librement exercée en France ; son culte sera public, en se conformant aux règlements de police que le gouvernement jugera nécessaires pour la tranquillité publique. »
A cette clause fondamentale succède une série d'articles qui ont pour objet de la compléter et d'en assurer l'application. Afin de mettre un terme au schisme qui, depuis la constitution civile du clergé, désolait l'Eglise de France, le Pape consentait à remanier les circonscriptions des diocèses de France, à demander et, aa besoin, à imposer aux anciens titulaires l'abandon de leurs sièges épiscopaux, pms à procéder à l'institution des nouveaux prélats nommés par le Premier consul, le même mode de nomination et d'institution devant être également suivi dans l'avenir. Enfin, le Souvenûn Pontife donnait un nouveau gage de son esprit de conciliation et de son amour de la paix en réglant dans le sens des déârs du gouvernement françûs l'épineuse question des biens ecclésiastiques confisqués par l'Assemblée constituante et devenus biens nationaux :
d Sa Sainteté, — dit l'article 13, — pour le bien de la psdx et l'heureux rétablissement de la religion catholique, déclare que ni Elle, ni ses successeurs ne troubleront en aucune manière les acquéreurs des biens ecclésiastiques aliénés, et qu'en conséquence la propriété de ces mêmes biens, les droits et revenus y attachés demeureront incommutables entre leurs mains ou celles de leurs ayants cause. »
Mais cette concession a sa contre- partie et sa compensation. Par les deux articles suivaûts, le gouvernement français s'engage à ce assurer un traitement convenable aux évêques et aux curés dont les diocèses et les cures seront compris dans la circonscription nouvelle » ; il promet, en outre, de « prendre des mesures pour quQ les catholiques français puissent, s'ils le veulent, faire, en faveur des églises, des fondations ». Il était, d'ûUeurs, stipulé par un article précédent que « toutes les églises métropolitaines, cathédrales, paroissiales et autres non aliénées nécessaires au culte serûent mises à la disposition des évêques ».
Ajoutez à ces dispositions essentielles quelques clauses accessoires sur la circonscription des paroisses et la nomination des curés, sur la formule du serment ecclésiastique, sur le chant du Domine^ salvam fac Rempublicam^ sur l'institution des chapitres et des séminûres diocésains, et vous avez, à peu près, tout le Concordat.
SUR U SÉPÀRATIOir DB L'tGLlSI ET DB L'tTAT 905
Il faat noter pourtant encore les deux derniers articles : l'un par lequel le Pape reconnaît au Premier consul « les mêmes droits et prérogatives dont jouissait près de lui l'ancien gouvernement » ; Pautre portant que, « dans le cas où quelqu'un des successeurs du Premier consul ne serait pas catholique, ces droits et prérogatives, ainsi que le mode de nomination aux évècbés, seraient réglés, par rapport à lui, par une nouvelle convention »•
Tel est, exactement résumé, cet acte à l'abri duquel de nombreuses générations de Français et de catholiques ont pu vivre en paix pendant près d'un siècle. Il est vrai qu'il a pour complément et, en quelque sorte, pour appendice un autre texte, que les ennemis de l'Eglise affectent de confondre avec lui, bien qu'il en soit absolument indépendant, distinct et différent : ce sont les « règlements de police » prévus par l'article 1*' du Concordat et dont Bonaparte fit les trop fameux articles organiques composant la loi du 18 germinal an X. La bonne foi, non moins qne la courtoisie internationale, aurait exigé que ces règlements fussent, au préalable, communiqués au Saint-Siège et arrêtés de concert avec lui. Hais on sait qu'il n'en fut rien :'l6 Premier consul les rédigea seul, les promulgua seul, et il en profita pour y introduire une longue série de dispositions dont la portée dépasse singulièrement le cercle des mesures « jugées nécessaires pour la tranquillité publique ». Sons ce prétexte il y reconstitua tout l'arsenal des vieilles armes légales que le despotisme royal et la prudence jalouse des anciens parlements avaient accumulées depuis le moyen âge, au temps où le catholicisme était religion d'Etat, et où le roi, r « oint du Seigneur », avait le caractère sacré d' « évêque du dehors ». Interdiction de publier sans autorisation les bulles et autres actes du Saint-Siège, défense aux évêques de sortir de leur diocèse sans la permission de l'autorité civile, prohibition des assemblées ecclésiastiques, appels communs d'abus, obligation d'enseigner dans les séminaires les quatre articles de la Déclaration de 1682 sur les libertés de l'Eglise gallicane, uniformité du catéchisme, rien ne manque à ce petit code, ou plutôt à ce musée de fossiles législatifs, pas même l'obligation imposée aux eccléjaiastîqnes de porter « l'habit à la française » .
La curie romaine, dès qu'elle eut connûssance des articles organiques, ne manqua pas de protester hautement contre leur adjonction subreptice au texte du Concordat; elle ne les a jamais acceptés et ils n'ont jamais eu aucune valeur ni en droit diplomatique, ni aa regard de la conscience. La marche du temps, le progrès des mœars, la liberté de la presse, la facilité croissante des communications, parfois le ridicule ont, d'ailleurs, frappé peu à peu de cadu-
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dié la plupart de leurs âispositioiis, et il n'y a plus guère, pour les ^cradre au «érieux, que I^ lé^stes républicaios : ou ne les i«nût pas supposés disciples si dérots de Louis XIV et de Napoléon.
QtKÛ qu'il en seit, les dif&cuUés survenues à propos des articles organiques n'ont pas empêché le Concordat de produire son profond et salutaire eiet d'apaisement. Sans doute, il n'a pas restauré en France le catholieisme qui n'en avait jamais dispam entiëreflient, mèoie au plus fort de la Terreur, et qui, dans les dernières années du Directoire, renaissait spontanéBiMt de ses ruines. Mais il lui a procuré une eiistence Ubre, régufière, assurée, au grand jour; il a supprimé le plus actif et le plus délétère des ferments de discorde dont la Rérolution avait comme empoisonné le sol national; il a pernûs aux consdnces et aux âmes de respirer librement; il a été, il reste l'une des institutions les meilleures de la France moderne, un des plus beaux titres de gloire du Premier consul. Sans doute, ce u'étdt ni le pur zèle religieux, ni le souci de la Uberté qui inspirait Bonaparte lorsqu'il négocia et condut le Concordat. Ce despote de génie avait d'autres arrière-pensées : il ne dédaignsôt pas le précieux concours moral qu'il espérait d'un clergé placé sous son patronage; mais, avec sa conception si neUe des aspirations et des besoins de la France, il se préoccupait surtout, comme il l'a dit, de supprima une des prindpales causes de désunion qui divisaient les Français. Il servait ainsi les intérte essentiels du pays en même temps que les siens propres et il procurait à la France une des sensations les plus intenses de bonheuret de concorde qu'elle ait jamais connues.
Que l*on se reporte par la pensée à cette journée du 18 avril 1802 où le Concordat, enfin ratifié, fut publié par toute la France, à cette inoubliable matinée de Pâques où, pour la première lois depuis plus de douze années, on entendit les cloches de Notr&* Dame s'ébranler pour la célébration d'an Te Deum. La vieille baaiUque portait sans doute encore les stiguntes de la R^évolutiao^ et nul n'avait perdu le souvenir des scènes scandaleuses aa odieuses qui l'avaient naguère déshonorée, liais chacun sentait qu'une ère nouvelle s'ouvrait. Le Premier consul était là, dans le chœur, froid et dominateur, présidant en mattre à l'accomplis* sèment de ce grand acte, que sa volonté seule avait rendu possible ; il y était ^lUouré de ses généraux et de ses dignitaires et avec wm antre escorte plus éblouissante encore bien qu'invisible, cdie im ses. victoires. En face de lui siégait un personnage que l'on n'avait plus vu en France depiûs les derniers jours de la monarcine et doot la réapparition eût semblé à tous ia^Misaible, un cardinal, mxk envoyé du Ps^ en g^nd costume. Puis, sur cet autel qu'avaient
SUR u islPiOànoff ra iffiouss it di l'^tat «rr
8oa9l6 tour & teur tontes les pBroiie& rriigieases de la R6^K>faiti(m, sur cet autel ob, peu (Taniiéas aupararant, la déesse Raisôii avait trAoéseoi le» traits <f nue prostitoée, Toffioe divin était de nouveau eéiëbré pnbliqnefflent, solenneUement.
Boeoreoette scène d'apparat, qui (rapparies imagina^ms popubdres et dont le souvenir a été perpétué par lliistoire, ne donnet-elfe qu'une idée très imparfaite de Tac^n bienfaisante que le Ck>DCordat exerça sur la masse de la nation. C'est en province, au fiiwl des campagnes, dans les bourgades perdues oti le schisme révolutionnaire et la persécution entretenaient depuis des années la discorde et la hsdne, que l'on sentit pleinement tout le prix de la pacification religieuse. Ainsi, grâce au Concordat, on n'allsdt donc plus être divisé en « intrus » et en « réftvcmires », en assermentés et en non-jureurs; on n'allait plus se combattre, se censurer, s'anaetbématiser; on allait pouvcHr vivre en repos, ne pli^ former qu'une seule Eglise comme autrefois, et, comme autrefois, pratiqua lé même culte, sans crûnte, sans dissimulation, sans obstacle; on était assuré d'avoir toujours à sa portée un prêtre valablement onkinné pour baptiser les enfants, pour marier les jeunes gens^ pour assister et consoler les mourants.
Et œ retour à l'unité, à la paix religieuse, n'était que l'une des merveiKes de l'ère nouvelle qui veneût de s'ouvrir. La France otière semblait renaître à la voix du Premier consul. Il avait impesé la paix, une paix glorieuse, à toute l'Europe, même à l'Angleterre. La Vendée avait à peu près posé les armes; les banitos de pillards et d'assassin» avûent ceseé d'infester les eam- ^^ngnes; l'ordre était rétabli dans les finances; l'agiotage et la oorruptûm avuent été chassés de l'administration; la rue étaût nettoyée de toutes les fanges du Directoire. La liste des émigrés était définitivement close: presque tous les proscrits avaient pu rentrer en France; les liens du sang et de Tamitié se resserraient; k^fenûlie se reconstituait, pour ainsi <fire, en même temps que la seciété; la joie était panout et le siècle nouveau voysdt s'ouvrir devant lui des perspectives infinies de paix, de grandeur et dé proepérité. Moment unique dans notre histdre et dont une comparaisoB douloureuse nous fut encore mieux comprendre actuelle^ fli«it la ser^e grandeur I Années bénies dont le seul souvenir Bims ravit CTCore et eSiftce presque les fautes commises plus tard par Napoléon I Aujourd'hui, sans doute, instruits par l'histohre, nouB savon? trop quel devût être le réveil de ce beau rêve de gloire, de p«x et de bonheur; nous savons à quels funestes entrainemeots lè Premier consul, devenu empereur, attftit être entraîné par l'exercice prolongé du pouvoir absolu. Mais, en 180%, ce sombre avenir