MÉLODIE
uector, à Caroline, très-bas et comme en confidence.
Rappelez-vous le temps heureux,
L’heure envolée,
Où nous allions rêver tous deux Sous la fouillée,
Tout se taisait autour de nous Hors la fauvette,
Qui disait son chant triste et doux,
Sa chansonnette.
Vous uriez de n’êlre qu’à moi,
Vous étiez émue, attendrie;
Faut-il sitôt trahir sa foi !
Faut-il que sitôt on oublie!
La rosée avait, ce jour-là.
Parmi les branches.
Semé, jeté, par-ci, par-là,
Ses perles blanches...
Comme deux enfants, en riant De notre rire,
Nous nous promenions doucement...
Sans rien nous dire!
Ah! vous vouliez n’ôtre qu’à moi,
Vous étiez émue, attendrie,
Faut-il sitôt trahir sa foi!
Faut-il que sitôt l’on oublie!
CAROLINE, haut.
Ah! pour jouer la comédie Vous possédez un merveilleux talent.
HECTOR
Mais c’est trop. fort!
gaston, riant.
Mauvais plaisant, Tu vois bien qu’on te congédie.
PLANTUREUX, àpttTt.
Si cela ne doit point finir,
Je suis forcé d'intervenir.
CAROLINE
Ah ! monsieur, celte plaisanterie Ne me plaît pas dù tout, du tout,
Elle est de mauvais goût.
HECTOR
Ah! quelle effronterie!
Cette plaisanterie Ne me plaît pas du tout,
Elle est de mauvais goût!
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