‹ Le corricolo opéra comique en trois actes paroles de Eugène Labiche et A. DelacourChapitre 3 sur 69 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, MATTEI et NINETTA, sortant de l’auberge et se disputant .

NINETTA

Fi, le jaloux,

Le vilain jaloux !

Quel caractère Atrabilaire!

Qu’espérer d’un futur époux.

Qui déjà se montre jaloux?

MATTEI

Je suis jaloux.

Oui, très-jaloux.

Il faut, la belle.

Etre fidèle.

Mais avant d'êlre ton époux,

J’ai déjà lieu d’être jaloux.

LE CHOEUR, se mettant entre eur.

Tout doux.

Ah! calmez-vous !

La paix, la belle.

Point de querelle!

M A TT EÏ .

Mais c’est horrible. .. c’est affreux !

Je ne veux pas que l’on t’embrasse 1

NINF.TTA.

Monsieur dit déjà : Je veux !

Quel aplomb et quelle audace !

MATTEÏ

Me trahir effrontément!

Je ne saurais le permettre.

NINKTTA.

C’est trop fort assurément D’oser me parler en maître!

Quels soupçons!... c’est infâme!

MATTF.Ï.

Mo malmener ainsi!

NINEl’TA.

Va, cherche une autre femme!...

MATTEÏ

Cherche un autre mari!

ninetta, pleurant.

Quelle tendresse vive et pure J'avais pour lui !

J’en mourrai. . . c'est fini.

m atteï, pleurant.

Ah 1 je l'aimais bien, je le jure, Mais c’est fini !

J’en mourrai... c’est fini!

LE CHŒUR, riant.

Pour toujours c’est fini. . .

LE COHRICOLO

Page 1