‹ Le corricolo opéra comique en trois actes paroles de Eugène Labiche et A. DelacourChapitre 4 sur 69 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, CAROLINE, PLANTUREUX.

caromne, entrant par le fond.

On se dispute ici... ce sont les amoureux.

Entre deux fiancés cela ne dure guère...

Sans doute le motif n'est pas très-sérieux.

ninetta.

Madame, il est jaloux, jaloux et volontaire.

Caroline, souriant à Mattéi.

Ali I c’est fort mal à vous!

MATTEÏ

Madame, elle est coquette, oui, coquette et légère. Caroline, de même à Ninetta.

Ah! c’est fort mal à vous!

( Les prenant tous les deux par la main et les rapprochant .) (A Ninetta.)

Approche, Ninetta,

Allons, que tout s’oublie.

(A Mattéi.)

Qu’on se réconcilie.

Prenez cette main-là!

C’est bien comme cela !

Le joli couple que voilà!

(A Mattéi.)

Mais qu'a-t-elle donc fait, de grâce?

MATTEÏ

Ce Français... ce voyageur

LE COR Kl CO LO 0

A chaque instant il l’embrasse...

Pour moi quel tableau flatteur!

CAROLINE

Mais en France c'est l’usage !

M ATTEÏ.

Eh bien qu’en France il voyage!

COUPLETS

• CAROLINE

Un baiser par-ci, par-là !

Ah ! le grand mal que voilà!

(A Matteï.)

Si doucement on lui vole Un doux bai;er qui console,

Ah ! ne dis rien .. on le paiera.

Un baiser par-ci, par-là,

Ah 1 le grand mal que voilà !

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