‹ Le corricolo opéra comique en trois actes paroles de Eugène Labiche et A. DelacourChapitre 39 sur 69 · LE C0RR1C0L · texte numérisé non relu

LE C0RR1C0L

Un mari qui réclame Sa femme !

En chevalier courtois,

Comme un preux d’autrefois,

Je cours après ma dame!

Ah ! rendez-moi ma femme !

Ma femme!

Du toit conjugal elle a fui!

Malgré mon chagrin, mon ennui,

Je l'aime encore au fond de l'Urne!

Bien des maris, en pareil cas,

Se diraient : Lebon débarras!

Vais moi je l’aime et la réclame Rendez-moi ma femme !

Ma femme 1

le podestat, joyeux.

C’est charmant, il y a longtemps que nous n’avons eu une pareille distraction ! Mais qui prouve que cette dame est votre femme ?

Ma parole, d’abord, et... puis, je payerai ce qu’il faudra !

le podestat.

11 est évident que vous êtes son mari... vous ne payeriez pas pour la femme d’un autre.

Caroline, paraissant sur le balcon, et reconnaissant Hector; à part.

Lui !... ici !... II cause avec le podestat.

le podestat, à Hector.

Nous disons que vous réclamez le concours de la force armée pour rentrer en possession de madame votre épouse.

CAROLINE, « part.

La force armée I

le podestat.

Combien voulez-vous de sbires ?

i)nf v ÎTrahÜ

Dame !

Est-elle forte ?

HECTOR

LE PODESTAT

H ECTOR.

Nerveuse.

Nerveuse! Huit sbires... ça vous va-t-il?

HECTOR

Va pour huit sbires!...

LE PODESTAT

Je vais donner des ordres... Avant une heure, je vous ramène votre petite escouade.

HECTOR

Je vous attends.

le podestat, s'arrêtant au moment de sortir.

A propos... désirez-vous des menottes?

HECTOR

Oh ! c’est inutile. . .

Caroline , à part.

Ce n’est pas malheureux !...

le podestat, sortant.

De bonnes petites menottes, ça n’est pas cher ! [En sortant.) Huit sbires... sans supplément!

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