ACTE I, SCÈNE VII
Le calme yufait-,ix'g„é DtWuwis, (|ucl scaudali'!
Que do tracas, Pf^r-m ^qrXk de ce «lédale? Comincnt nous en tirer ?
GERCIIKIL.
Coiiiinent ? par récjuitt' ; En poursuivant l'auteur de ce rapt eirronté. Sa ruine suivra ses actes téméraires:
J'y veux intéresser les pères et les mères , De qui ces intrigans , hardis à tout oser, Tentent le désiionneur pour se faire ép^ouscr.
lîVARISTE.
Non , non , plus de prudence en cette coujoncLurc ! Si de l'événement s'ébruite l'injure Aux médisans propos comment remédier? Pour votre jeune Laure il faut tout pallier. Devant les tribunaux raffîche est dangereuse : Aux parens, aux époux, leur clameur e^t fôcheuse. On doute d'un honneur qui s'étale en placards , Et raffront qu'on y lave attire les brocards. Le secret convient seul aux débats domesliqucs. Essayez, avant tout, les moyens pacifiques
CERCUEIL
Non , monsieur , je n'ai point votre effroi scrupuleux :
Agir en magistrat n'est jamais scandaleux.
Si Laurç était ma fille , et qu'on me l'eût ravie ,
La dusse -je au couvent renlénner pour la vit-,
Je ne mollirais pas pour masquer son erreur ,
Et ferais par les lois punir son séducteur.
ÉVARISTE
Apaisez -vous d'abord, et, sans fougue imprudente, Tâchez de découvrir votre jeune parente :
Douce, pure , toujours son bon sens m'a frappé. Qui sait dans le complot si son cœur a trempé?
Mes amis, je répugne à la croire coupable
Vos cris seraient pour elle un mal irréparable. Il ne m'est pas permis d'être son défenseur , Autrement , j'aurais vu déjà son ravisseur. Nous et nos gens , courons , et chercbons son asile : Puis, tous avec son frère allez trouver Norville.
MADAME DE MELCOUR.
Son frère le tûra je ne veux plus le voir.
MADAME DE GERCDEIL.
Je n'approcherai plus d'un scélérat si noir.
ANGELARD.
Ils n'en finiront pas!... à quoi bon se débattre? Vous ne conclurez rien en querellant tous quatre.
ÉVARISTE
Tranchons ; trouvez du moins sa retraite aujourd'hui : S'il ne vous satisfait, souffrez que j'aille à lui. Il apprendra qu'au fond , quelque mal qu'il en pense , Les hommes droits encore ont de la conscience , Et que , si l'intérêt de lui fait un vaurien , D'autres , sans nul profit , font le bien pour le bien.
ANGELARD.
Allons, voilà parler d'un ton très - raisonnable ; Mais tout ce qu'on a dit , on l'eût pu dire à table.