‹ Le corrupteurChapitre 57 sur 115 · ACTE 11, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE VI

Hcinhoursera bientôt ma créance acquittée; V ous n'aurez plus , je pense , un prétexte à gauchir.

NORVILLE.

Le temps te donnera sujet de réQéchir.

Tu te diras : Que font , dans ces graves affaires ,

Les pères délicats , les oncles et les frères ?

Aux amans ravisseurs ils viennent proposer

Les armes à choisir au refus d'épouser.

Mais, que contestons - nous ? mon vœu, je le déclare,

Ne tend qu'au mariage ; ainsi tout se répare.

FLORVA.L.

Votre vœu bien formel est d'être son mari ?...

NORVILLE.

[ Tu n'as plus mot à dire. On t'avait trop aigri ; Les alarmes de tous t'ont mis sur le qui -vive.

FLORVAL.

Bien qu'en désapprouvant votre démarche vive , Je ne disconviens pas que l'hymen doit couvrir , Le bruit déshonorant qu'elle ferait courir.

NORVILLE.

Ma conduite , il est vrai , fut un peu téméraire ; Mais excuse un ami qui veut être ton frère. Sur mes loyaux desseins avais -tu des soupçons? Quel tort nous brouillerait , nous qui nous chérissons , Nous qui faisions des trocs de chevaux , de maîtresses ; Qui , malgré nos procès , confondons nos richesses , Vivons au même cercle , et , nés pour nous unir , Etions frères avant que de le devenir?

FLORVAL. ^

Le fait va me prouver si vous êtes sincère.

Je rejoins ma famille ; et , pour vider l'affaire ,

J'amène deux témoins signer à mon appel Le contrat de ma sœur.

irORVILLE.

J'attends ce doux cartel.

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