PLANCHE X
D'aprcs une estampe « les Héroïnes d'aujourd’hui » (Directoire).
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HISTOIRE DU CORSET EN FRANCE
plus commode et serrant modérément la taille, il était dépourvu de baleines.
Sous le Consulat, le vêtement dit « à la républicaine » tend à être abandonné; le costume grec a déjà fait son temps et les « Incroyables » font leur apparition; il est juste de dire qu’elle fut de courte durée.
Mmc d’Abrantès rapporte qu’elle vit, dans un bal de l’année 1800, une femme portant « un corset bleu, « de velours ou de satin, la jupe en crêpe blanc sur « une mousseline blanche, bordée de deux rouleaux de ruban... ». Ce crêpe et cette mousseline indiquent bien que les vêtements étaient plus que légers, ce qui, avec le décolletage très accentué, donnait aux femmes, un aspect très... déshabillé. La Mésangère critique très spirituellement cette mode dans la conversation qu’elle fait tenir entre un couturier à la mode et une provinciale :
« Citoyen, j’arrive de mon département. Indiquez-moi la mode afin queje m’y conforme. — Madame, c’est fort aisé : en deux minutes, je vais vous y mettre, si vous le voulez.
— Très volontiers. — Otez-moi ce bonnet. — Le voilà.
— Otez-moi ce jupon. — C’est fait. — Otez-moi ces poches. — Les voici. — Otez-moi ce fichu, ce corset , ces manches. — Est-ce assez? — Oui, Madame, vous voici actuellement à la mode, et vous voyez que ce n’est pas bien difficile, il suffit de se déshabiller. »
On vit, vers la même époque, une mode nouvelle, celle des paillettes, mais elle tomba bientôt dans l’exagération, aussi donna-t-elle lieu à la chanson suivante :
Paillette aux bonnets, Aux toquets,
Aux petits corsets !
Paillette
Aux fins bandeaux, Aux grands chapeaux!
Paillette
Aux noirs colliers, Aux blancs souliers !
Paillette,
Paillette aux rubans, Aux turbans,
On ne voit rien sans Paillette !
Au commencement du siècle, les corsets des femmes élégantes étaient très courts du haut, et les épaulettes très étroites. En avant, ils s’arrêtaient au-dessous de la poitrine, en arrière, ils laissaient libres les deux tiers des épaules, mais au bas, ils étreignaient le ventre et les hanches.
Vers [810, le corset à la Ninon (fig. 33) faisaitfureur; le buse seul maintenait la rigidité du corset.
Dans un petit poème en trois chants, intitulé E4r/