‹ Le corset à travers les agesChapitre 8 sur 20 · TL ANC HE IV · texte numérisé non relu

TL ANC HE IV

Corsets Louis XIV et Louis XV (Collection Leotyl.

te

HISTOIRE DU CORSET EN FRANCE

contre, il fait ainsi qu’il suit, l’cloge du corset :

Est-il rien plus beau qu’un corset Qui naturellement figure,

Et qui montre comme on est fait Dans le moule de la Nature ?

Platner a porté, en i y3 5 , le jugement suivant sur l’utilité des corsets ;

Il faut, dit-il, se pénétrer de cette vérité, que, si les

corps sont tout à fait rigides et inflexibles comme lorsqu’on les construit avec des lames de fer, s’ils ne s’adaptent pas parfaitement aux formes du corps, s’ils sont trop serrés, de même que s’ils présentent trop de mollesse et de laxeté,ils sont constamment des plus nuisibles. Mais dans les conditions contraires, non seulement ils n’ont pas d’inconvénient, mais encore ils fournissent aux enfants un excellent soutien et les préservent des dérangements de squelette,

si faciles à cet âge tendre. Il n’est pas moins certain qu’ils procurent une finesse de taille agréable et une poitrine bien placée. Aussi suis-je loin de vouloir interdire aux femmes cette parure, pourvu qu’elles en usent avec modération.

Dans les dernières années du règne de Louis XV, les corps, tout en conservant le même aspect sur le devant du buste, étaient un peu serrés, quelques-uns même se composaient de deux parties, l’une sur le devant du corps, l’autre servant de dossière, et réunies sous les bras par des lacets.

Ces corps étaient disposés de telle sorte qu’ils faisaient remonter la poitrine d’une façon débordante ; cette coutume nous valut une spirituelle répartie du cynique Voltaire. Une dame d’un certain âge, se croyant toujours jeune, parut un jour devant Voltaire munie d’un corps assez échancré sur le devant. Comme le spirituel railleur l’examinait de très près, elle s’écria : « Eh! est-ce que M. de Voice taire songerait encore à ces petits coquins? — Petits « coquins! risposta-t-il ; petits coquins! dites donc ces « grands pen dards. »

En 1 770, un nommé Bonnaud lit paraître à Paris une brochure intitulée :

Dégradation de l'espèce humaine par l’usage des

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