OBSERVATION XIX
C'était en 1890 : M. le docteur Rabot était déjà médecin du service des diphtéries de l’hospice de la Charité. A cette époque, dans le services des diphtériques, l’on n’y faisait pas de culture.
Entre à lasalleSaint-Ferdinand (service du docteur Perret — médecine infantile)une fillette d'une douzaine d'années M.Marie. Elle vient de la rue Luizerne. Pour tout symptôme, ellene présente qu'une conjonctivite unilatérale et du coryza du côté correspondant. Vu son mauvais était général, et sur l’insistance de ceux qui l’amènent, elles est admise.
Peu de jours après son entrée, elle prend une très légère angine. Pensant à de la diphtérie, le D' Perret l'envoie dans le service du Dr Rabot. Elle y est reçue sans difficulté.
Mêmes symptômes qu’à son entrée : Conjonctivite. Blepharospasme. Photophobie du même côté. Goutte nasale, claire comme de l'eau de roche, incessante, se répandant partout. Légère angine, datant de deux jours.
À peine a-t-elle quitté Saint-Ferdinand que plusieurs cas de diphtérie mortels se déclarent.
Près d'un mois et demi s'était écoulé, et toute manifestation angineuse avait disparu, lorsque le D' Rabot fait passer l'enfant dans un service de chirurgie, pensant que sa conjonctivite y serait mieux traitée.
Son coryza ne s'était pas amélioré et son nez coulait toujours abondamment !
A peine est-elle arrivée dans un nouveau service, qu'ap-