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Le cosmopolitisme du Prince de Ligne

USQU'A ces dernières années, il fallait considérer comme impossible une étude approfondie sur le prince Charles- Joseph de Ligne. On ne le connaissait que grâce à

quelques recueils de ses œuvres choisies selon la fantaisie de ses admirateurs. Il existait bien, il est vrai, dans de rares bibliothèques, la série de ses trente-quatre volumes de Mélanges militaires, littéraires et sentimentaires, mais malgré leur nombre imposant, ces ouvrages n'offrent qu'une documentation bien limitée au biographe du prince de Ligne. C'est à la source même des documents qu'il fallait puiser; et la famille de Ligne n'avait pas cru, jusqu’en 1914, pouvoir y autoriser ceux qui l'en priaient.

A la suite de la célébration du centenaire de la mort du prince Charles-Joseph de Ligne, le 25 juillet 1014, le prince Louis de Ligne consentit enfin à livrer les manuscrits des Avrchives de sa famille qui concernaient son aïeul au secrétaire de l'Académie royale de Belgique, M. Leuridant. De nouveaux documents, de grande importance, vinrent donc s'ajouter aux documents écrits pendant la vie du maréchal. Un certain nombre furent immédiatement livrés à la publication, sous le titre général d'Éditions du Centenaire. Plusieurs, encore inédits, ont été copiés par les soins de M. Félicien Leuridant,

Ces documents comprennent : les manuscrits restés au château de Belæœil avant l'exil du prince Charles-Joseph à Vienne; — les manuscrits rachetés à la vente Caroline Murray, secrétaire du prince, en 1831, à Vienne; — les manuscrits rachetés au baron Cotta en 1834; — les manuscrits donnés par diverses personnes au prince Eugène de

Ligne.

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