Ann, P. de L., t IT, xo2r, pl. s
coup dit. Mais ce n’est en réalité que le symbole de son cosmopolitisme superficiel, dû au hasard des circonstances.
Jusqu’à son dernier instant, le Prince se montra avant tout fidèle sujet de l’Autriche; ses dernières paroles furent un cri de soldat : « En avant! Vive Marie-Thérèse! » S'il fut attaché, profondément d’ailleurs, par ses goûts intellectuels, à un autre pays, c'est grâce au miracle de l'esprit français qui légitima le mot : « Tout homme a deux pays, le sien et puis la France ».
Puisque, de son temps, on distinguait fortement les deux domaines, le Prince suivant qu'il se plaçait dans le pratique ou le spirituel, ne se sentit jamais dépendre que d’un pays. Les contre-coups de la Révolution Française nous ont aidé à préciser sa pensée : il resta fidèle au patrimoine de l'esprit français, par opposition avec la Nation française, dont il n’était pas.
On nous permettra donc de conclure que, si le terme de « cosmopolitisme » représente une volonté active, le Prince de Ligne ne fut cosmopolite que dans la mesure où la culture essentielle de la France est basée sur une intelligente universalité.