‹ Le Costume au Moyen âge d'après les sceauxChapitre 83 sur 97 · chapitre de Paris, en 1259, la Vierge · texte numérisé non relu

chapitre de Paris, en 1259, la Vierge

repose sur un siège cUarchitecture.

Elle est dans une chaière au sceau

de Tabbaye d'Homblières, en i223.

Le sceau de l'abbaye de Vicogne,

en 1149, la représente sur un

pliant. Marie est assise sur un arc-

en-cicl dans le type de Tabbaye de la

Charité d'Angers, en i232 (fig. 463). ^, , /' 's- 4^-

o ' \ o T^ ' U après le sceau du chapitre

Un nimbe entoure d'ordinaire la '^'^ '''"'"' ''■''-^• tête de la Vierge seule ; lorsqu'elle est figurée sans la couronne, le nimbe ne manque jamais; ce nimbe est des plus simples, fort rarement perlé.

Si nous considérons la coiffure, nous distinguerons les Vierges ne portant que le voile et les Vierges couronnées.

Le voile consiste dans une pièce d'étoffe légère posée sur la tête, cachant la naissance des cheveux et retombant sur les épaules. C'est un diminutif du pallium féminin chez les Carolingiens. Il se croise le

Fig. 463.

plus souvent sur le devant du cou;

d'autres fois ses deux extrémités i^'^p'-^^ 'f ««;-•" f^ l'^^baye

de la Cliantc d Angers,

retombent séparées, une sur chaque "''"

épaule. Des exemples de voile croisé devant le cou se voient aux sceaux de Tabbaye de Bonne -Espérance, en II 55 (fig. 465), — du chapitre de Condé, en ii63. — Les extrémités du voile tombent sur chaque épaule^ dans le type du prieuré de la Charité-sur- Loire, en i2o3.

Chez les Vierges couronnées, la couronne se porte sur le voile ouvert ou croisé que nous venons de décrire. Elle comporte quatre fleurons, comme le démontrent les sceaux du chapitre de Paris, en 1209 (fig. 462), — du chapitre de Senlis, en I2i3 (fig. 466). On remarque toutefois un diadème sans fleurons et décoré de pierres précieuses dans le type de Tabbayc de Fontgombaud, en 1268,

D'après le sceau de l'abbaye

de Fontgombaud, 136b!.

Dans les figures de la Vierge seule, la chevelure se trouve complètement cachée. Nous ne connaissons qu'une seule exception où les cheveux débordent le voile. C'est le sceau de Notre-Dame de Paris, en 1259 (fig. 462), qui le fournit.

Le vêtement de corps de la Vierge comporte deux tuniques et quelquefois un manteau.

La tunique extérieure, la seule apparente, consiste dans la stola^ sorte de dalmatique ceinte ou déceinte , portant sur certains sceaux une bordure d'étoffe précieuse autour du cou, aux manches et au bas de la jupe. Elle est encore ornée, mais rarement, d'un clave, parement vertical semblable au parement de la chasuble sacerdotale.

Le sceau du chapitre de Noyon, en 1209, offre une large ceinture plate, des manches richement décorées et relevées de perles.

Un tour de cou précieux avec un parement vertical se voit au sceau du chapitre de Condé, en ii63.

La stola constitue dans certains types le seul vêtement extérieur de la Vierge seule. Nous citerons à ce sujet les sceaux du chapitre de Condé, — de l'abbaye d'Eaucourt, en 1162, — du chapitre de Corbeil, en 1222.

Sur certains sceaux, la stola change de nature. Elle devient le bliaud collant et déceint, à longues manches pendantes, que nous avons vu figurer dans Thabillement féminin au douzième siècle. Les types de l'abbaye

de VIcogne, en 1149 (fîg. 461), — de l'abbaye de Pontlevoy, en i255, constatent ce sacrifice à la mode de Tépoque.

Lorsque la Vierge seule revêt un manteau, ce vêtement comporte des modèles différents.

Une chape attachée devant la poitrine par un fermail se voit aux sceaux de Tabbaye de Bonne- Espérance, en II 55, — de Tabbaye d'Etrun, en 1204.

Fig. 4Ô5.

Le manteau philosophique porté Daprès le sceau de l-abbaye

de Bonne-Espérance,

sur une épaule et roulé autour de ii55.

la taille, à la façon du manteau des apôtres, figure dans le type du chapitre de Noyon, en 1209, — de Tabbaye d'Homblières, en i223.

Les sceaux du chapitre d'Arras, en 1200, — de Fabbaye de Morienval , en 1275, offrent un manteau posé sur les deux épaules, les bords écartés sans attache apparente. Dans le type de Marie, abbesse de Sainte- Croix de Poitiers, en 1396, la Vierge porte un manteau semblable tout semé de fleurs de lys.

Un manteau attaché sur Tépaule comme la chlamyde

antique drape la Vierge du chapitre de Senlis, en I2i3.

Fig. 466.

D'après le sceau du chapitre

de Senlis, i2i3.

On trouve enfin une Vierge revêtue de la pénule, dans le type de Tabbaye de Messines, en 1296.

Nous ne saurions parler en détail de la chaussure de Marie. Autant qu'on peut le voir sur les sceaux, le

soulier paraît fermé. Il est la plupart du temps indistinct.

En terminant ce qui regarde la Vierge sans Tenfant Jésus, il faudrait peut-être citer des exemples où des personnages raccompagnent. Nous renverrons seulement au sceau de Gérôme, général des frères Mineurs, en 1277, sur lequel la Vierge au cénacle figure entourée des apôtres, ou bien au sceau de la Faculté de médecine de Paris, en 1398, qui la représente entre quatre docteurs.

Fig. 467.

D'après le sceau de la Faculté

de médecine de Paris, 139S.

La Vierge mère. — Certains établissements religieux ont conservé dans leur imagerie de la Vierge mère la tradition de Téglise byzantine. Ils représentent Marie assise, tenant Fenfant Jésus assis de face entre ses genoux; la tête couverte simplement d'un voile, ou d'un voile et d'une couronne, et le voile est tantôt croisé devant le cou, tantôt ouvert. Ces Vierges ne sont pas nimbées. Elles portent la dalmatique seule ou recouverte d'une chape, ou bien le vêtement extérieur consiste en un manteau ouvert, rarement en une pénule.

LA VIEKG1-: ET LES SAINTS 387

La coiffure de la Vierge de Tabbaye de Coulombs, ea 1232, offre le voile seul; de plus, la colombe descend sur la tête de Marie, par allusion au nom de Coulombs. Sur le sceau du prieuré de Sauceuse, en i2o5, la Vierge porte la couronne fleuronnee. Dans le type du chapitre d'Evreux, au douzième siècle, on remarque un diadème sans fleurons.

La Vierge tient Jésus des deux mains, comme au sceau du chapitre de Soissons, en i23i (fîg. 468), ou d'une seule main comme dans le type de l'abbaye de Coulombs; alors la main restée libre porte un fleuron.

En i2o5, le prieuré de Sauceuse offre une Vierge grecque revêtue de la chape fermée devant la poitrine. Sur le sceau de l'abbaye de Montebourg, au douzième siècle, on remarque un manteau ouvert. La Vierge porte une pénule dans le type déjà cité de l'abbaye de Coulombs.

Marie est assise sur un arc-en-ciel dans le type de l'abbaye de Montebourg, au douzième siècle, — sur un pliant, au sceau du chapitre d'Évreux. — Le sceau du chapitre de Soissons représente un siège d'architecture à dossier. — La Vierge sort à mi-corps d'un nuage sur le sceau de Geoffroi, prieur de la Charité-sur-Loire, en 12 10.

Jésus, nimbé du nimbe crucifère, quelquefois dépourvu de cet attribut, bénit de la droite. L'autre main tient le livre de la loi, un monde surmonté d'une croix, ou s'appuie tendrement sur le genou de sa mère.

L'Enfant divin tient le livre, sur le sceau de Tabbaye de Coulombs , — un monde crucifère sur le sceau du prieur de la Charitë-sur-Loire, en 1210. — Dans le type du chapitre de Soissons, en i23i, il dépose de chaque main une couronne sur la tête des bienheureux martyrs saint Gervais et saint Protais.

Fig. 468. — D'après le sceau du chapitre de Soissons, i23i.

La Vierge latine est celle que nous connaissons tous, la plus répandue, la Vierge qui porte son enfant sur un bras.

Les sceaux la représentent à mi-corps , assise, debout. Les Vierges debout appartiennent surtout au quatorzième siècle et sont bien moins fréquentes que les Vierges assises.

Un nimbe simple entoure d'ordinaire la tête de la

LA VIERGE ET LES SAINTS SSq

Vierge latine. Il est perlé dans le type de Tabbaye du Bec, en 1221, et semble crucifère sur un sceau de la ville de Narbonne, en 1243.

La coilfure consiste dans le voile seul ou recouvert de la couronne. Comme dans les figures précédemment étudiées, le voile est tantôt croisé devant le cou , tantôt ouvert, ses extrémités retombant librement sur chaque épaule. Rappelant dans les plus anciens types le grand voile juif, sa forme se rapproche, surtout au quatorzième siècle, du couvre-chef que portaient les dames.

Nous citerons seulement, comme exemple du voile drapant le devant du cou , le sceau de l'abbaye de Mont-Étif, en 1220. Le voile long se voit au type de G. de Bousies, prévôt de la Capelle à Bruxelles, en I2DI. Un sceau de Barthélémy de Mantoue, chanoine de Cambrai, offre le voile court, le couvre-chef.

La couronne est ouverte et comporte quatre fleurons comme les précédentes. On remarquera toutefois une couronne byzantine fermée, sur les sceaux de la ville de Narbonne, en 12 18 (fig. 472), — du chapitre de Beaumont-sur-Oise, en i252.

La Vierge de Tabbaye de Breteuil, en 1 183 (fig. 46g), porte un diadème serti de perles, cerclant un haut bonnet surmonté des quatre fleurons habituels.

Les exemples de la couronne reposant sans Tintermédiaire du voile sur les cheveux flottants sont fort rares; nous en avons rencontré dans les types de

Fig. 469.

D'après le sceau de l'abbaye

du Gai'd, i3('i7.

l'abbaye du Gard, en 1367 — et d'André, évêque de

Cambrai, en i393.

Bien qu'au moyen âge la chevelure tombant en liberté soit Tattribut de la virginité, Marie la cache d'ordinaire sous le voile.

L'habillement apparent de la Vierge latine comporte les mêmes pièces que nous avons rencontrées chez la Vierge seule : la tunique,

seule ou recouverte du manteau.

L'ancienne stola richement bordée autour du cou,

aux bras et à la jupe, se voit aux M^-?

sceaux de l'abbaye de Breteuil,

en II 83, — du prieuré de Longpont, en 1160. Les manches sont

larges.

Une autre variété du même

vêtement, à manches étroites, la

jupe ample et plissée, attachée par

une ceinture plate, se voit aux

sceaux de l'abbaye du Bourg- Moyen, en 1235. Chez la Vierge de

•^ '^ I- ig. 470. — D après ie sceau

l'abbaye du Bec, en 1221, les plis ^e labbaye de Breteull. Il83.

du corsage retombent sur la ceinture. Le type de l'abbaye de Breteuil de i2o5 offre une attache rectangulaire à pendants, fermant un tour de cou d'étoffe précieuse. Au quatorzième siècle, la tunique rappelle le surcot

déceint que portaient alors les clames, comme aux sceaux de Fabbaye de Boulogne, en i3oo, — de Tabbaye de Notre-Dame de Vertus, au quatorzième siècle,

— du chapitre de Melun, en i3o8 (fig. 474). Le type de Fabbaye de Boulogne présente une encolure ouverte en cœur, avec un fermail sur la bordure.

La Viero^e figurée sur un sceau de Renaud de Ghore, chanoine de Cologne, en 133/, semble revêtue de la cotardie.

Le manteau philosophique forme le vêtement extérieur de la Vierge au sceau de l'abbaye de Breteuil, en 1 183 (fig. 469.)

— Dans les types du chapitre de Mantes, en 1210, — de Fabbaye du Bec, en 1221, une chape fermée remplace le manteau. — • Sur le sceau du chapitre de Graçay, en i3o8, on rencontre la pénule. Mais au quatorzième siècle, on habille la Vierge, la Vierge debout surtout, de la chape féminine à bords écartés, retenus par une bride. Les sceaux de Fabbaye de Cherbourg, en 1282, — du chapitre de Melun, en i3o8 (fig. 474), en offrent des exemples.

D'ordinaire, la Vierge latine porte Jésus d'une main; Fautre main tient un sceptre fleuronné, dans le type de Fabbaye de Notre-Dame de Clairfontaine, en 1237; — un fleuron, au sceau du chapitre de Reims, en 1224; — une tige de lis, sur le sceau du

Fig. 471.

D'après le sceau de l'abbaye

de Notre-Dame de Vertus, xiV siècle.

chapitre de Laon, en 1403 ; — une fleur, sur celui de Tabbaye de Vicogne, en i3i6.

Assez souvent, elle offre une pomme à son fils, et c'est dans ce geste que la figurent les types du chapitre de Melun, en i3o8 (fig. 474), — de Marie de Dampicrre, religieuse de Flines, en 1281.

Fig. 472. — D'après le sceau de Narbonne, 1218.

Une Vierge tenant un monde crucifère se voit au sceau du prieuré de Ham, en i3o3.

Quelquefois Marie tient son enfant des deux mains. Le sceau de Tabbaye de Cantimpré, daté de 1207, en offre un exemple; ou bien une main soutient le bras bénissant de Jésus, comme au sceau du prieuré de la Charité-sur-Loire, en 1209. On la représente encore, au quinzième siècle, tenant le petit pied de TEnfant-Dieu.

Dans certains types comme les sceaux de Nar-

LA VIERGE ET LES SAINTS 3g3

bonne, en 1218 (fig. 472) et 1243, la main restée libre prend la position de la main orante , ou bien la Vierge Fappuie sur sa poitrine.

Quant aux différents trônes qui reçoivent la Vierge latine, bancs, chaises, pliants, sièges d'architecture, nous ne répéterons pas ce qui a été dit au sujet de la Vierge seule. Mentionnons seulement un pliant décoré de pommettes sur le sceau de Tabbaye de Saint- Pierre-sur-Dives, en 1280; — une stalle de boiserie sur le sceau du chapitre de Reims, en i363; — un siège à la romaine dans le type du chapitre de Cambrai, en i322. — Au sceau de Jean, prieur du Bois- Seigneur-Isaac , en 1456, nous la rencontrons assise entre deux arbres, dans un croissant supporte par des ondes.

La Vierge, debout, porte Jésus sur le bras. Assise, elle le tient posé sur un genou. Quelquefois, cependant, on voit FEnfant debout sur le siège à côté de Marie, ou prenant son point d'appui sur sa mère.

L'abbaye de Valseri, en 1292, représente dans son type l'Enfant debout, les pieds sur le banc. Il se tient tout droit sur le genou de sa mère au sceau du chapitre de Courtrai, en i33o.

Jésus est représenté la tète nue, entourée du nimbe crucifère ou du nimbe simple. Toutefois, cet attribut n'existe pas toujours. Nous ne trouvons qu'un seul exemple de l'Enfant couronné, sur le sceau de l'abbaye de Breteuil, en ii83 (fig. 46g).

Presque toujours Jésus bénit le monde de la droite. La main restée libre tient un livre, le livre de la loi, sur le sceau de Tabbaye de Breteuil, en ii83 (fig. 469); — • une pomme, symbole de rédemption, dans le type du chapitre de Melun, en i3o8 (fig. 474); — la croix de T Eglise triomphante au sceau de Narbonne, en 1218 (fig. 472); — un monde crucifère au sceau de Tabbaye de Lieu-Notre-Dame, en 137g. — On voit un sceptre fleuronné dans sa main, sur le sceau d'Isabelle, abbesse des Prés, à Douai, en 14 17.

Au cjuatorzième siècle, Jésus a été quelquefois représenté embrassant sa mère , sa figure effleurant la joue dans un baiser, comme on peut le voir au contre-sceau de Hugues de Besançon, évèque de Paris, en i326. C'est en s'inspirant de ce sujet que les maîtres italiens mipIL ont produit des chefs-d'œuvre inimitables.

le contre-sceau ^. , . .

de Hugues La Vierge latine ne reste pas toujours

de Besancon, • i r /^ i , • i

évèque isolée. Un la rencontre servie par des anges

de Paris, l326. r r\ n • ' i • i

ceroreres, ou 1 encensoir a la main, sur les sceaux de l'abbaye de Cherbourg, en 1282, et du chapitre de Melun, en i3o8 (fig. 474). D'autres fois, les anges prient ou jouent d'instruments divers. Un sceau des communes de Frise, en i338, figure la Vierge assise, gardée par deux hommes d'armes. Dans le type de l'abbaye de Cercamp, eu i352, Marie, debout, portant Jésus, abrite sous les pans de son manteau huit moines agenouillés.

F. A VIERGE ET LES SAINTS

Fig. 471-.

D'apriis le sceau du chapitre

de Mclun. iHoïJ.

Après avoir parlé de la Vierge seule et de la Vierge mère, nous dirons quelques mots des scènes terrestres et célestes où figure la Mère du Rédempteur.

Dans TAnnonciation , Marie , debout, écoute les paroles de Tarchange, la tête couverte du pallium, habillée de la stola, la main AA droite en orante et la gauche tenant un livre, comme au type de Tabbaye de Belval, en 1262.

La tète sous un voile croisé devant le cou, elle porte la pénule

par- dessus la tunique, au sceau de l'abbaye de Molesme, en 1245.

Marie, déjà nimbée, reçoit le messager céleste, assise sur un banc garni d'un coussin, dans le type de Guillaume, prieur de Corneliano (?), en i258.

On ne rencontre la Vierge agenouillée devant un prie -Dieu qu'au seizième siècle, comme, par exemple, sur les sceaux des évêques de Tournay.

En dire plus long sur l'Annonciation serait répéter ce que nous avons écrit au chapitre du Christ ; nous y renvoyons le lecteur.

La Visitation se voit au sceau des frères Mineurs de Toulouse, en 1274.

Fig. 475.

D'après le sceau

de l'abba\'e de Belval,

Nous avons déjà montré, dans la Nativité, la Vierge reposant sur son lit et tenant la main de Jésus couché dans la crèche, en présence de saint Joseph, (fîg. 41 5). D'autres sceaux, tels que celui des Dominicains de Beauvais, en i3o3, reproduisent une variante où la présence de TEnfant divin n'est pas indiquée. La Vierge dort, un ange Tencense pendant son sommeil; saint Joseph la contemple.

Une Adoration des mages se trouve au sceau de Laurent, abbé de Notre-Dame de la Capelle, en 1359. La Vierge couronnée, assise de profil dans une chaicrc, présente son fils à Tadoration des rois. Au-dessus de sa tête brille Tétoile miraculeuse.

Les types du gardien des frères Mineurs de Toulouse, en 1274, — de Gazon de Savigny, évèque de Laon, en 1297, figurent la Présentation au Temple. Leur petite taille ne se prête guère à Tétude. On distingue sur le premier la Vierge, revêtue du long voile traditionnel, tenant son enfant sur l'autel.

Le Christ nous a fourni l'occasion de parler de sa mère et de saint Jean au pied de la croix, abîmés dans leur douleur, la Vierge recouverte du long voile juif. C'est dans ce même vêtement que, sur le sceau de Jean du Chemin, prieur de Saint-Sauve de Valenciennes, en ]5i7, elle tient son fils mort sur ses genoux; qu'on la retrouve avec les deux Marie, au tombeau du Christ ressuscité, dans les types de Guillaume, patriarche de Jérusalem, en 1137, — du prieuré du

LA VIERGE ET LES SAINTS Sgy

Saint-Sépulcre, en 1240, — de Jean le Doux, abbé du Saint-Sépulcre de Cambrai, en 1268.

Un sceau de Tabbaye de la Montagne- de-Sion, à Jérusalem, en 1290, représente la mort de la Vierge. Deux apotrcs, dont Tun est saint Jean sans doute, assistent dans ses derniers moments la mère du Sauveur. Au-dessus, le Fils de Dieu, nimbé du nimbe crucifère, recueille dans ses bras Fàme de la Vierge sous la forme d'une petite figure nimbée.

L'Assomption, le premier terme de la vie glorieuse de la \'ierge, figure sur le sceau de la chambrerie de Louis de Beaumont, évêque de Paris, en 1480. Quatre anges transportent au ciel la Vierge debout, enveloppée d'un grand voile, les mains jointes.

Plusieurs de nos monuments nous font assister au Couronnement de Marie par son fils. Nous n'insisterons pas sur une composition si connue. La Vierge nimbée ou sans nimbe, assise sur un bisellium, côte à cote avec le Christ, les mains jointes, le corps légèrement penché, la tète fléchie et voilée, porte la tunique seule ou recouverte du manteau. — Jésus dépose lui-même la couronne sur la tête de sa mère, au sceau d'Antoine, évêque de Durham , en 1298. — — Quelquefois , un messager céleste vient remplir cette fonction; alors le Christ bénit, comme dans le type du prieuré du Lay, en 1342. — Au sceau des frères Mineurs de Sanguesa, en i3o3, la main divine répand ses bénédictions sur la tête de la Vierge.

S.jS LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

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