LES SAINTS
?%,?. AiNT AcHAiRE. — Uu sccau clc la trésorerie ■j) de Saint-Achaire crHaspres, en 1439, représ^rW sente le saint debout, tête nue, en costume épiscopal, exorcisant un possédé. Saint Achaire, bénissant, touche du bout de sa crosse un personnage à genoux, les mains jointes, au-dessus duquel s'envole un démon de forme humaine, cornu, aux ailes de chauve-souris. Il est ici question du second abbé de Jumièges, au septième siècle, celui dont le corps fut transporté au prieuré d'Haspres, par crainte des Normands.
S. Adrien. — Le saint debout, couronné, nimbé, dans le costume chevaleresque, figure sur le sceau de Napoléon, cardinal du titre de Saint-Adrien, en 1327.
Sainte Agnès. — La vierge -martyre, debout, nimbée, en chape, coiffée du couvre-chef, tenant une palme et un livre, entre deux anges cérofères, se voit dans un type de Tabbaye de Lourcine, au faubourg Saint-Marcel, à Paris, en 137g.
S. Aignan. — Le sceau du chapitre de ce vocable, à Orléans, représente, en 1286, saint Aignan recevant de saint Euverte, son prédécesseur au siège d'Orléans, le bâton pastoral. Tous deux sont debout; saint Euverte, drapé dans le manteau des philosophes; saint
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Aignan, avec la mitre, Famict, la chasuble, la dalmatique et Taube.
S. Albin. — Il est représenté sur un sceau du chapitre de Saint-Albin de Namur, en 142 1, debout, avec Thabillement sacerdotal, décollé, portant sa tête dans ses deux mains, devant sa poitrine.
Sainte Aldegonde. — La sainte qui donna son nom à Tabbaye de Sainte- Aldegonde de Maubeuge figure sur un sceau de ce monastère^ au douzième siècle. Assise, dans le costume d'abbesse, avec la guimpe et la chape posée sur une robe à larges manches, elle tient sa crosse et un livre.
S. Allyre. — L'abbaye de Saint-Allyre de Clermont-Ferrand a fait graver sur un sceau de 1262 le saint évêque de Clermont, debout, en costume monacal, tenant un livre et une palme. Un sceau du chapitre de Saint-Allyre, près Montpeyroux, au quatorzième siècle, le représente au contraire célébrant, devant Tautel.
S. Amand. — Plusieurs sceaux ont reproduit la figure du célèbre évoque. Dans un type de Tabbaye de Saint-Amand, en 11 86, il est à mi-corps, de profil, tète nue, crosse de biais, bénissant. Nous avons donné, au chapitre du vêtement sacerdotal, le dessin d'un sceau de 1290 qui le figure assis, revêtu de riiabillement liturgique.
C'est seulement au dix-septième siècle que les sceaux mentionnent la légende du serpent que, tout
jeune encore, il chassa de File crOye, près La Rochelle. Ainsi le type de Tabbaye de Notre-Dame-de- Paix, à Saint -Amand, en i652, le représente sous riiabit épiscopal, assis, revêtu de la chape, tenant une petite église, sans doute l'abbaye de Saint-Amand, et frappant du fût de sa crosse un dragon ailé qu'il foule aux pieds.
S. Ame. — Dans les types où le saint douaisien se trouve représenté, il est presque toujours accompagné
de son gardien et successeur saint Maurant, et alors tous deux sont en buste ; saint Amé, constamment en évêque, saint Maurant en costume civil.
Toutefois le sceau du chapitre de Saint- Amé de Douai, en 1202, offre Fimage de saint Amé seul, image d'un beau style archaïque, montrant un buste de profil, tète nue et crosse.
Saint Amé se trouve encore seul, debout, mitre, crosse, bénissant le trésorier du chapitre, à genoux, sur le sceau de Pierre de la Motte, trésorier du chapitre de Saint-Amé, en i3ii.
Les bustes de saint Amé et de saint Maurant sont figurés sur un sceau du chapitre de Saint-Amé de Douai, en i33y, saint Amé en évêque comme nous l'avons dit, saint Maurant en bonnet à virgule. Sur un sceau de Mcrville, en 1426, saint Maurant porte
Fig. 476. — D'aprcs le sceau
du chapitre de Saint-Amé
de Douai, 1202.
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un bonnet à bords relevés. Et dans un autre type de Merville, au dix-septième siècle, saint Maurant coiffe un chapeau à retroussis.
S. Andoche. — Nous croyons voir sur un sceau de Guillaume, doyen de Saulieu, en 1272, saint Andoche martyrisé à Saulieu, vers la fin du deuxième siècle, en compagnie de Fig. 477.
D'après le sceau
saint Thyrse et de saint Félix. Les de Mervnie, xvn» siècic. trois saints debout, tète nue, sous un arbre, ont les pieds et les mains enchaînés. Saint Andoche porte la chasuble, saint Thyrse la dalmatique, saint Félix la tunique recouverte cFun manteau.
S. André. — Dès 1168, Tabbaye du Gâteau nous offre rimage de Tapôtre assis, en costume philosophique, tête nue et nimbée, tenant la croix de rÉghse triomphante et un livre.
Un saint André debout, dans le manteau des philosophes et montrant la croix qui porte son nom, se voit au sceau d'André d'Epinay, cardinal archevêque de Lyon et de Bordeaux, en 1497.
Il est en évêque, en 11 63, sur un sceau du chapitre d'Avranches, debout, tenant une croix processionnelle et un livre.
Le saint, revêtu du costume monacal, debout, tête nue et nimbé, tenant devant lui un livre ouvert et une grande croix de Saint -André, figure au sceau d'André Piérin, abbé de Vaucelles, en idqS.
L'apôtre subit son martyre tantôt sur une croix latine, tantôt sur la croix qui porte son nom ; la croix latine, clans la position verticale ou couchée. Chacun de ces types à la croix représente saint André tête nue, nimbé, habillé d'une longue tunique.
Les contre-sceaux de Richard, évêque d'Avranches, en 1259, — de Raoul de Thiéville, évêque du même diocèse, en 1277, représentent saint André sur une croix latine droite.
La croix latine est couchée dans les types d'Alain, doyen de Saint- André d'Avranches, en i256, — de Tabbaye de Saint -André -au -Bois, en i3o3. Le premier de ces deux exemples offre le crucifié encensé
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par un ange ; au second, des têtes de spectateurs contemplent le martyr. /^ \\i\i>^^/frr Les extrémités ne sont 1^ '\S. /Ç^-M-^ pas clouées, mais rete-
Fig.478- pas clouées, mais rete- Fig. 479.
p après le sceau r ^ D'après le sceau
d'Alain, doyen de j-^^gg p^j- (Jgg lienS SUr du chapitre de Viviers,
Saint-AndriS J^ j-j^c
d'Avranches, 1256. j^ g-|^g^
Des figures de saint André sur la croix qui porte son nom se voient aux sceaux de Jean, curé de Saint -André de Lille, en 1274, — de Guillaume Bureau, évêque d'Avranches, en I2i3; le contre sceau porte la tête seule du saint, barbue, à longs cheveux.
Devons-nous voir un saint André, revêtu d'une
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peau de bête, mis en croix sur un châssis en losange, dans le type du chapitre de Viviers, en i3o5? (fig. 479)
S. Antoine le Grand. — Le patriarche des cénobites est figuré tantôt assis, tantôt debout, toujours nimbé, tête nue, barbu, le plus souvent en costume monacal, quelquefois en chape, tenant un tau, un livre et sa clochette, accompagné d'un pourceau à partir du quinzième siècle, et les pieds dans les flammes dès 1408.
Le saint revêt la chape dans les types de Saint-Antoine de Viennois, en 1406, — du prieur des Célestins d'Amiens, en 1408. Il porte le costume monacal sur les sceaux de Bertrand, de Gérenton, de Hugues, abbés de Saint-Antoine de Viennois, en i388, 1406 et 1412.
Saint Antoine, appuyé sur son tau, tient un livre et la clochette au sceau de Gérenton, abbé de Saint-Antoine de Viennois, en 1406.
Des flammes entourent les pieds du saint sur les sceaux des Célestins d'Amiens, en 141 o, et de leur prieur, en 1408, — de Saint- Antoine de Bailleul, en 1484, et Ton remarque ici trois étages de flammes. — Son pourceau l'accompagne dans les types de Saint- Antoine de Bailleul, en 1484, — de la commanderie de Saint-Antoine de Viennois, à Paris, en 1489.
Fig. 480.
D'après le sce.iu
de St-Aiitoine de Bailleul.
S. Antonin de Pamiers. — D'après la légende, saint Antonin fut décapité, et ses membres jetés à la rivière; mais sa tête, placée miraculeusement dans une barque, sous la garde de deux aigles, était
recueillie et conservée dans la ville de Pamiers.
Les sceaux de cette ville, en 1267 et i3o3, repré- Ç's^^ sentent en effet une tête, accompagnée toutefois
Fig. 481.
D'après le sceau de Pamiers, 1267.
d'un bras, dans une nef défendue par deux aigles perchés sur ses caps.
Dans le type de i3o3, la main divine bénit. — Sur le sceau, plus conforme au récit, d'Etienne, prieur de Saint-Antonin de Pamiers, en i3o3, la nef ne contient que la tête du saint. S. Arnoul. — Le saint évêque, mitre, crosse, bénissant, assis sur un pliant, dans les types du prieuré de Crépy, en i256 et i3i5, figure debout sur le sceau de Jean, prieur à cette dernière date.
S. AuBERT. — Evêque de Cambrai en 633, regardé comme une des principales lumières de F Église de France, saint Aubert est représenté en costume épiscopal sur les sceaux de Tabbaye et des abbés de Saint- Aubert.
Le plus ancien type de Tabbaye, en ii63, le figure
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à mi -corps, tête nue, nimbé et crosse. En 11 80, assis sur un pliant à tète d'animaux, mitre, crosse, il bénit.
En 1282, on le voit debout, et il conservera cette attitude dans la suite. Mais, en 1485, sur le sceau de Philippe Blocquel, abbé de Saint- Aubert, le saint évêque mitre, crosse, tenant un livre ouvert, revêt une chape à fermail en étoile ; à gauche un ange à genoux, à droite Tabbé priant, raccompagnent. L'ange est supprime, il ne reste plus que Tabbé priant, dans les types des abbés Michel de Francqueville, en i554, — de Jean Pelet, en iSyS, — d'Antoine de Pouvillon, en 1600.
Au dix-septième siècle, la chape de l'évêque n"a plus de fermail, elle est retenue par une bride.
Dans le type du prieuré de Saint-Aubert de Boves, en 1442, saint Aubert mitre, crosse, bénissant, en chasuble, tient une croix à double traverse.
S. Aubin. — Le sceau de l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers, en 1232 (fig. 483), figure son patron assis sur un trône d'architecture, la tête dans un nimbe perlé, crosse de biais, bénissant. L'ancien évêque d'Angers, coiffé d'une mitre pointue à fanons, porte la chasuble, la dalmatique et l'aube.
lMg.'4S2.
D'après le sceau
de Philippe Blocquel,
abhO de Saiiit-Aubert,
S. Augustin. — Jusqu'au quinzième siècle, les sceaux représentent le fils de sainte Monique clans le costume ëpiscopal, en buste, assis ou debout : en buste, tète nue, tenant sa crosse et un livre, sur le sceau de Fabbayc de Saint-Augustin de Thérouanne, en 1206; — en buste de profil, crosse et mitre, dans
le type de Fabbaye de Sainte- Marie de la Roche, en 1249.
Debout, mitre, crosse, bénissant, il est entouré de quatre religieux, tête nue et tenant chacun un livre, sur le sceau du chapitre général des ermites de Saint-Augustin, en 1287; — debout, en évêque, entouré de moines, au sceau des Augustins de Bourges, en i332.
Le saint figure en évêque assis au sceau de Jean, abbé de Saint-Augustin de Thérouanne, en i38i. Il tient sur ses genoux un phylactère, avec l'inscription : sursum corda habemus. Une banderole, sur laquelle on lit : rege gregem tuum, le sépare de l'abbé priant à ses pieds. — En 1529, on le voit assis et mitre, revêtu d'une chape à fermail et parlant à quatre religieux.
Vers cette époque, l'usage est de le représenter en religieux. Sur le sceau des ermites de Saint -Augustin
Fig. 483.
D'après le sceau de l'abbaye
de Saint-Aubin d'Angers, i2'.i-2
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de Brou, en i52f, il figure debout, tête nue, en costume monacal, tenant un livre ouvert et un crucifix.
A partir du dix-septième siècle, saint Augustin, barbu, revêtu du costume religieux, le capuchon sur la tète, porte une église d'une main, et de l'autre un cœur transpercé d'une fièche. A ses pieds se voient une mitre et une crosse. C'est ainsi que le représentent les sceaux du commissaire des Augustins de la province de France, et du provincial des Augustins déchaussés de France, en 1729.
S. Barthélémy. — L'apôtre debout, tête nue, nimbé, en costume philosophique, tient le couteau, l'instrument de son martyre, et une palme, sur le sceau de l'abbaye de Saint -Barthélémy d'Éechout, à Bruges, en 1402. — A micorps, il porte un couteau et un livre, dans le type du chapitre de Saint- Barthélémy de Beauvais, au seizième siècle.
Sur les sceaux de la collémale de Béthune, en 1257 et iSgô, le saint, assis sur un trône d'architecture, n'a pour attribut que le livre.
Au contre-sceau de l'abbaye de Saint-Thierri-lès- Reims, en i3o3, un bras armé d'un couteau, et sortant d'un nuage, symbohse le saint.
Sainte Bathilde. — Les sceaux de l'abbaye de
Fig. 484.
D'après le sceau
du chapitre de Saint-
Baithclemy de Beauvais,
XVI" siccle.
C belles figurent sainte Bathilde en religieuse ou en reine. Debout, sous Tliabit monacal, elle tient un fleuron, dans un type du douzième siècle; tandis qu'en i335, la couronne royale posée sur ses tresses, revêtue de la chape, elle porte un sceptre fleuronné.
Le contre-sceau d'Adélaïde, abbesse de Chelles, en i3oi, nous fait assister à la vision de la femme de Clovis II, lorsque la sainte, expirant dans son lit, aperçoit sur une échelle un ange qui lui montre le chemin du séjour des bienheureux.
S. Bavon. — Saint Bavon, comte, puis solitaire, apparaît debout, tête nue, en costume des philosophes, armé d'une épée et tenant un sceptre fleuronné, sur le sceau de Fabbé de Saint- Bavon de Gand, en 1348. Revêtu du même habillement, il est assis sur un trône d'architecture, dans le type de l'abbaye de Saint-Bavon de Gand, en 1448. Ici, le saint n'a plus Fépée, il conserve seulement le sceptre fleuronné et est accosté des lettres A et 12.
S. Bénigne. — Le sceau de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, en i3o7, représente l'apôtre de la Bourgogne en évêque, à mi-corps, la tête nue et nimbée, tenant une palme et un livre. A droite et à gauche, la main d'un bourreau perce d'une broche l'épaule du martyr.
S. Benoit. — En 1248, sur un sceau de Saint-
Fig. 485.
D'apri;s le sceau de rabba3'e
de Saint-Bénigne de Dijon,
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Benoit-sur-Loire, le patriarche des moines d'Occident paraît tête nue, crosse, sous riiabillement ëpiscopal, tenant un livre ouvert. Dans tous les types suivants, le saint fondateur du Mont-Cassin revêt le costume monacal.
Assis sur un siège d'architecture, tête nue, nimbé, crosse, il tient un livre, sur le sceau de la mairie de réglise de Saint-Benoît, à Paris, en 1341. — Six religieux à genoux Tentourent, sur le sceau du chapitre de Saint -Benoît, à Paris, en iSyg. — Un type de la congrégation de Saint-Maur, au dix-septième siècle, le représente debout, la tête couverte d'un capuchon, nimbé, bénissant saint Maur à genoux.
Sainte Benoîte. — Le sceau de Fabbaye de Sainte- Benoîte d'Origny, au douzième siècle, représente la vierge-martyre debout, tête nue, en chape, tenant une palme et un livre.
S. Bernard. — Le fondateur de Clairvaux, nimbé, mitre, crosse et bénissant, se voit à mi-corps, au sceau d'Etienne, abbé de Clairvaux, en i3g5. — Il est debout dans le même vêtement sacerdotal, et tient un livre, sur les sceaux de Guillaume et de Pierre, abbés de ce monastère, en 1432 et 1476.
Saint Bernard se voit encore debout, en costume monacal, tête nue, nimbé, tenant sa crosse et un livre, dans le type de Gilles de Roye, proviseur du collège de Saint-Bernard, à Paris, en 1449.
S. Bertin. — Pendant le quatorzième siècle, les
types de Tabbaye de Saint - Berlin représentent le saint assis, tête nue, la crosse à la main, bénissant ou tenant un livre. Sur le sceau de la confrérie de Fabbaye de Saint-Bertin, en 1454, le saint abbé, revêtu du costume monacal, tète nue, crosse, porte un petit navire.
S. Calixte. — De 1129 à i63o, les sceaux de Fabbave de Cysoino- figurent le
Fig. 486. ' -' .
D-aprcs le sceau pape saiut Calixte en costume épiscopal,
de la confrérie
de l'abbaye bémssaut, tantôt debout, tantôt assis, tète
de Saint-Bertin.
'454. nue ou mitre.
Au lieu de la crosse, il tient quelquefois un calice, comme dans les types de ladite abbaye en 121 5, i25o, 1286. — Sur le sceau de i36i, le saint, un livre ouvert à la main, porte une petite église de Tautre. — En 1442 et i63o, ses attributs sont la croix de triomphe et un livre, sa tète est couverte d'une tiare conique.
Chez certains abbés de Cysoing, tels que Jean, en 1441, et Denis de Lannais, en 1458, saint Calixte, revêtu du costume pontifical, coiffée de la tiare, tient la croix de triomphe et bénit.
Sainte Catherine. — La plupart des sceaux qui représentent sainte Catherine ont trait à la sainte qui fut vierge et martyre à Alexandrie. Ils la figurent presque toujours debout, les cheveux flottants, couronnée et nimbée. Elle porte une roue et une palme, dans le type de Raoul de Coucy, chantre de
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Cambrai, en i336, — tient une épce au lieu d'une palme, sur le sceau de Gui de Colmieu, doyen du chapitre de Thérouanne, en i35i, — • foule aux pieds Maxime, son persécuteur, sur le sceau de Sohier Boulet, abbc d'Honnecourt, en 1492.
Debout, elle parait toutefois en couvre-chef et cotardie, nimbée, tenant une palme et un livre, sur le sceau de l'Université de Paris, au quatorzième siècle. Elle est encore figurée debout entre deux démoniaques qui ont la tète en bas et les pieds en Tair, dans un type du prieuré du Val-des-Ecoliers, en i385.
Sur le sceau de ce prieuré, en 1375, la sainte, assise et dans le môme costume, tenant un livre, discute avec deux docteurs debout, inspirés par un diable qui gesticule au-dessus de leur tète. Sainte Catherine dispute encore avec quatre docteurs, sur le sceau de Rohard, prieur du Val-des-Ecoliers, à Paris, en i382.
Sainte Catherine de Sienne. — La religieuse de Saint -Dominique figure à mi -corps, en voile et couronnée d'épines, la tète entourée d'un nimbe rayonnant, sur le sceau des Dominicaines de Douai, au dix-septième siècle. Elle tient de ses deux mains une croix ; au bas, on voit une tète de mort.
Sainte Cécile. — Les sceaux de deux cardinaux du titre de Sainte-Cécile, Simon de Brie, en 1270,
Fig. 487.
D'après le sceau
du prieuré
du Va!-Jes-Kcoliers,
Jean Cholet, en i285, offrent rimage à mi-corps de cette martyre, couronnée et nimbée, tenant une palme. — La sainte figure en abbesse, debout, couronnée, une croix processionnelle à la main, dans un type du chapitre de Sainte-Cécile d'Albi, en i3o3.
S. Célestin. — Assis, en vêtement sacerdotal, et tenant sa tiare par le sommet, comme s'il voulait la
déposer, tel est le pape Célestin V, sur un sceau des Célestins de Paris, en i638.
S. Celse. — Voy. S. Nazaire.
S. Chéron. — D'après la légende, des voleurs ayant rencontré saint Chéron dans un bois, lui coupèrent la tète. Le sceau de Tabbaye de Saint-Chéron de Chartres, en i235, reproduit rimage de son patron, debout, en diacre, décollé, tenant sa tête dans ses mains, au-dessus d'une fontaine. Deux arbres simulent la forêt où le crime fut commis.
S. Christophe. — Le saint est représenté en martyr glorieux, debout, tête nue, nimbé, revêtu du manteau des philosophes, tenant une palme et un livre, sur le sceau du prieuré de Saint-Christophe de Halate, en 1240.
D'autres types, tels que les sceaux de Pierre, prieur du même prieuré, en 1270, — d'André, abbé
Fig. 488.
D'apris le sceau
de l'abbaye de Saint-Chéron
de Chartres, i235.