‹ Le costume au moyen âge d'après les sceaux (volume 2)Chapitre 68 sur 77 · LES SAINTS · texte numérisé non relu

LES SAINTS

aint Achaire. — Un sceau de la trésorerie de Saint-Achaire d'Haspres, en 1439, représente le saint debout, tête nue, en costume épiscopal, exorcisant un possédé. Saint Achaire, bénissant, touche du bout de sa crosse un personnage à genoux, les mains jointes, au-dessus duquel s'envole un démon de forme humaine, cornu, aux ailes de chauve-souris. Il est ici question du second abbé de Jumièges, au septième siècle, celui dont le corps fut transporté au prieuré d'Haspres, par crainte des Normands.

S. Adrien. — Le saint debout, couronné, nimbé, dans le costume chevaleresque, figure sur le sceau de Napoléon, cardinal du titre de Saint- Adrien, en 1327.

Sainte Agnès. — La vierge - martyre , debout, nimbée, en chape, coiffée du couvre-chef, tenant une palme et un livre, entre deux anges cérofères, se voit dans un type de l'abbaye de Lourcine, au faubourg Saint-Marcel, à Paris, en 1379.

S. Aignan. — Le sceau du chapitre de ce vocable, à Orléans, représente, en 1286, saint Aignan recevant de saint Euverte, son prédécesseur au siège d'Orléans, le bâton pastoral. Tous deux sont debout; saint Euverte, drapé dans le manteau des philosophes; saint

Aignan, avec la mitre, l'amict, la chasuble, la dalmatique et l'aube.

S. Albin. — Il est représenté sur un sceau du chapitre de Saint- Albin de Namur, en 1421, debout, avec l'habillement sacerdotal, décollé, portant sa tête dans ses deux mains, devant sa poitrine.

Sainte Aldegonde. — La sainte qui donna son nom à l'abbaye de Sainte- Aldegonde de Maubeuge figure sur un sceau de ce monastère, au douzième siècle. Assise, dans le costume d'abbesse, avec la guimpe et la chape posée sur une robe à larges manches, elle tient sa crosse et un livre.

S. Allyre. — L'abbaye de Saint-AUyre de Clermont-Ferrand a fait graver sur un sceau de 1262 le saint évêque de Clermont, debout, en costume monacal, tenant un livre et une palme. Un sceau du chapitre de Saint-Allyre, près Montpeyroux, au quatorzième siècle, le représente au contraire célébrant, devant l'autel.

S. Amand. — Plusieurs sceaux ont reproduit la figure du célèbre évêque. Dans un type de l'abbaye de Saint-Amand, en 1186, il est à mi-corps, de profil, tète nue, crosse de biais, bénissant. Nous avons donné, au chapitre du vêtement sacerdotal, le dessin d'un sceau de 1290 qui le figure assis, revêtu de Thabillement liturgique.

C'est seulement au dix -septième siècle que les sceaux mentionnent la légende du serpent que, tout

jeune encore, il chassa de l'île d'Oye, près La Rochelle. Ainsi le type de l'abbaye de Notre-Dame-de- Paix, à Saint-Amand, en i652, le représente sous l'habit épiscopal, assis, revêtu de la chape, tenant une petite église, sans doute l'abbaye de Saint-Amand, et frappant du fût de sa crosse un dragon ailé qu'il foule aux pieds.

S. Ame. — Dans les types où le saint douaisien se trouve représenté, il est presque toujours accompagné

de son gardien et successeur saint Maurant, et alors tous deux sont en buste; saint Amé, constamment en évêque, saint Maurant en costume civil.

Toutefois le sceau du chapitre de Saint-Amé de Douai, en 1202, offre l'image de saint Amé seul, image d'un beau style archaïque, montrant un buste de profil, tête nue et crosse.

Saint Amé se trouve encore seul, debout, mitre, crosse, bénissant le trésorier du chapitre, à genoux, sur le sceau de Pierre de la Motte, trésorier du chapitre de Saint-Amé, en i3n.

Les bustes de saint Amé et de saint Maurant sont figurés sur un sceau du chapitre de Saint-Amé de Douai, en i337, saint Amé en évêque comme nous l'avons dit, saint Maurant en bonnet à virgule. Sur un sceau de Merville, en 1426, saint Maurant porte

Fig. 476. — D'après le sceau

du chapitre de Saint-Ami

de Douai, 1202.

un bonnet à bords relevés. Et dans un autre type de Merville, au dix-septième siècle, saint Maurant coiffe un chapeau à retroussis.

S. Andoche. — Nous croyons voir sur un sceau de Guillaume, doyen de Saulieu, en 1272, saint Andoche martyrisé à Saulieu, vers la fin du deuxième siècle, en compagnie de Fig.477.

D'après le sceau

saint Thyrse et de saint Félix. Les de Memiie, xw siècle. trois saints debout, tète nue, sous un arbre, ont les pieds et les mains enchaînés. Saint Andoche porte la chasuble, saint Thyrse la dalmatique, saint Félix la tunique recouverte d'un manteau.

S. André. — Dès 1168, l'abbaye du Câteau nous offre l'image de l'apôtre assis, en costume philosophique, tète nue et nimbée, tenant la croix de l'Église triomphante et un livre.

Un saint André debout, dans le manteau des philosophes et montrant la croix qui porte son nom, se voit au sceau d'André d'Épinay, cardinal archevêque de Lyon et de Bordeaux, en 1497.

Il est en évêque, en n 63, sur un sceau du chapitre d'Avranches, debout, tenant une croix processionnelle et un livre.

Le saint, revêtu du costume monacal, debout, tète nue et nimbé, tenant devant lui un livre ouvert et une grande croix de Saint -André, figure au sceau d'André Piérin, abbé de Vaucelles, en 1593.

L'apôtre subit son martyre tantôt sur une croix latine, tantôt sur la croix qui porte son nom; la croix latine, dans la position verticale ou couchée. Chacun de ces types à la croix représente saint André tête nue, nimbé, habillé d'une longue tunique.

Les contre-sceaux de Richard, évêque d'Avranches, en i25g, — de Raoul de Thiéville, évêque du même diocèse, en 1277, représentent saint André sur une croix latine droite.

La croix latine est couchée dans les types d'Alain, doyen de Saint- André d'Avranches, en 1256, — de

l'abbaye de Saint -André -au -Bois, en i3o3. Le premier de ces deux exemples offre le crucifié encensé par un ange ; au second, des tètes de spectateurs contemplent le martyr.

Les extrémités ne sont Fig.478. pas clouées, mais rete- Fig. 479.

D après le sceau r D'après le sceau

d'Alain, doyen de nues paf JeS JJ^g gUf du chapitre de Viviers,

Saint-André « ,3Q5

d'Avranches, 1=56. fe gJbet

Des figures de saint André sur la croix qui porte son nom se voient aux sceaux de Jean, curé de Saint -André de Lille, en 1274, — de Guillaume Bureau, évêque d'Avranches, en I2i3; le contre sceau porte la tête seule du saint, barbue, à longs cheveux.

Devons -nous voir un saint André, revêtu d'une

peau de bête, mis en croix sur un châssis en losange, dans le type du chapitre de Viviers, en i3o5? (fig. 479)

S. Antoine le Grand. — Le patriarche des cénobites est figuré tantôt assis, tantôt debout, toujours nimbé, tête nue, barbu, le plus souvent en costume monacal, quelquefois en chape, tenant un tau, un livre et sa clochette, accompagné d'un pourceau à partir du quinzième siècle, et les pieds dans les flammes dès 1408.

Le saint revêt la chape dans les types de Saint-Antoine de Viennois, en 1406, — du prieur des Célestins d'Amiens, en 1408. Il porte le costume monacal sur les sceaux de Bertrand, de Gérenton, de Hugues, abbés de Saint-Antoine de Viennois, en i388, 1406 et 1412.

Saint Antoine, appuyé sur son tau, tient un livre et la clochette au sceau de Gérenton, abbé de Saint-Antoine de Viennois, en 1406.

Des flammes entourent les pieds du saint sur les sceaux des Célestins d'Amiens, en 1410, et de leur prieur, en 1408, — de Saint-Antoine de Bailleul, en 1484, et Ton remarque ici trois étages de flammes. — Son pourceau l'accompagne dans les types de Saint- Antoine de Bailleul, en 1484, — de la commanderie de Saint-Antoine de Viennois, à Paris, en 1489.

Fig. 480.

D'après le sceau

de St-Antoine de Bailleul.

S. Antonin de Pamiers. — D'après la légende, saint Antonin fut décapité, et ses membres jetés à la rivière; mais sa tête, placée miraculeusement dans une barque, sous la garde de deux aigles, était

recueillie et conservée dans la ville de Pamiers.

Les sceaux de cette ville, en 1267 et i3o3, repré- ^v sentent en effet une tête,

Fig. 481.

D'après le sceau de Pamiers, 1267.

accompagnée toutefois d'un bras, dans une nef défendue par deux aigles perchés sur ses caps.

Dans le type de i3o3, la main divine bénit. — Sur le sceau, plus conforme au récit, d'Etienne, prieur de Saint-Antonin de Pamiers, en i3o3, la nef ne contient que la tète du saint. S. Arnoul. — Le saint évêque, mitre, crosse, bénissant, assis sur un pliant, dans les types du prieuré de Crépy, en 1256 et i3i5, figure debout sur le sceau de Jean, prieur à cette dernière date.

S. Aubert. — Evêque de Cambrai en 633, regardé comme une des principales lumières de l'Église de France, saint Aubert est représenté en costume épiscopal sur les sceaux de l'abbaye et des abbés de Saint- Aubert.

Le plus ancien type de l'abbaye, en u63, le figure

LA VIERGE ET LES SAINTS

à mi-corps, tête nue, nimbé et crosse. En 1180, assis sur un pliant à tête d'animaux, mitre, crosse, il bénit.

En 1282, on le voit debout, et il conservera cette attitude dans la suite. Mais, en 1485, sur le sceau de Philippe Blocquel, abbé de Saint- Aubert, le saint évêque mitre, crosse, tenant un livre ouvert, revêt une chape à fermail en étoile ; à gauche un ange à genoux, à droite l'abbé priant, raccompagnent. L'ange est supprimé, il ne reste plus que l'abbé priant, dans les types des abbés Michel de Francqueville, en i554, — de Jean Pelet, en 1578, — d'Antoine de Pouvillon, en 1600.

Au dix-septième siècle, la chape de l'évêque n'a plus de fermail, elle est retenue par une bride.

Dans le type du prieuré de Saint- Aubert de Boves, en 1442, saint Aubert mitre, crosse, bénissant, en chasuble, tient une croix à double traverse.

S. Aubin. — Le sceau de l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers, en 1232 (fig. 483), figure son patron assis sur un trône d'architecture, la tête dans un nimbe perlé, crosse de biais, bénissant. L'ancien évêque d'Angers, coiffé d'une mitre pointue à fanons, porte la chasuble, la dalmatique et l'aube.

Fig. 482.

de Philippe Blocquel,

abbé de Saint-Aubert,

S. Augustin. — Jusqu'au quinzième siècle, les sceaux représentent le fils de sainte Monique dans le costume épiscopal, en buste, assis ou debout : en buste, tête nue, tenant sa crosse et un livre, sur le sceau de l'abbaye de Saint-Augustin de Thérouanne, en 1206; — en buste de profil, crosse et mitre, dans

le type de l'abbaye de Sainte- Marie de la Roche, en 1249.

Debout, mitre, crosse, bénissant, il est entouré de quatre religieux, tête nue et tenant chacun un livre, sur le sceau du chapitre général des ermites de Saint- Augustin, en 1287; — debout, en évêque, entouré de moines, au sceau des Augustins de Bourges, en i332.

Le saint figure en évêque assis au sceau de Jean, abbé de Saint- Augustin de Thérouanne, en i38i. Il tient sur ses genoux un phylactère, avec l'inscription : sursum corda habemus. Une banderole, sur laquelle on lit : rege gregem tuum, le sépare de " l'abbé priant à ses pieds. — En 1529, on le voit assis et mitre, revêtu d'une chape à fermail et parlant à quatre religieux.

Vers cette époque, l'usage est de le représenter en religieux. Sur le sceau des ermites de Saint -Augustin

Fig. 483.

D'après le sceau de l'abbaye

de Saint-Aubin d'Angers, 12H2.

LA VIERGE ET LES SAINTS

de Brou, en i52i, il figure debout, tête nue, en costume monacal, tenant un livre ouvert et un crucifix.

A partir du dix-septième siècle, saint Augustin, barbu, revêtu du costume religieux, le capuchon sur la tète, porte une église d'une main, et de l'autre un cœur transpercé d'une flèche. A ses pieds se voient une mitre et une crosse. C'est ainsi que le représentent les sceaux du commissaire des Augustins de la province de France, et du provincial des Augustins déchaussés de France, en 1729.

S. Barthélémy. — L'apôtre debout, tête nue, nimbé, en costume philosophique, tient le couteau, l'instrument de son martyre, et une palme, sur le sceau de l'abbaye de Saint -Barthélémy d'Éechout, à Bruges, en 1402. — A micorps, il porte un couteau et un livre, dans le type du chapitre de Saint- Barthélémy de Beauvais, au seizième siècle.

Sur les sceaux de la collégiale de Béthune, en 1257 et i3g6, le saint, assis sur un trône d'architecture, n'a pour attribut que le livre.

Au contre-sceau de l'abbaye de Saint-Thierri-lès- Reims, en i3o3, un bras armé d'un couteau, et sortant d'un nuage, symbolise le saint.

Sainte Bathilde. — Les sceaux de T abbaye de

Fig. 484.

D'après le sceau du chapitre de Saint- Barthélémy de Beauvais, xvis siècle.

4oS

Chelles figurent sainte Bathilde en religieuse ou en reine. Debout, sous l'habit monacal, elle tient un fleuron, dans un type du douzième siècle; tandis qu'en i335, la couronne royale posée sur ses tresses, revêtue de la chape, elle porte un sceptre fleuronné.

Le contre-sceau d'Adélaïde, abbesse de Chelles, en i3oi, nous fait assister à la vision de la femme de Clovis II, lorsque la sainte, expirant dans son lit, aperçoit sur une échelle un ange qui lui montre le chemin du séjour des bienheureux.

S. Bavon. — Saint Bavon, comte, puis solitaire, apparaît debout, tète nue, en costume des philosophes, armé d'une épée et tenant un sceptre fleuronné, sur le sceau de l'abbé de Saint- Bavon de Gand, en 1348. Revêtu du même habillement, il est assis sur un trône d'architecture, dans le type de l'abbaye de Saint-Ba-

von de Gand, en 1448. Ici, le saint n'a plus l'épée, il conserve seulement le sceptre fleuronné et est accosté des lettres A et O.

S. Bénigne. — Le sceau de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, en 1307, représente l'apôtre de la D'après ie sceau de rabbaye Bourgogne en évêque, à mi-corps,

de Saint-Bénigne de Dijon, ,

1307. la tête nue et nimbée, tenant une

palme et un livre. A droite et à gauche, la main d'un bourreau perce d'une broche l'épaule du martyr.

S. Benoit. — En 1248, sur un sceau de Saint-

LA VIERGE ET LES SAINTS 409

Benoît-sur-Loire, le patriarche des moines d'Occident paraît tête nue, crosse, sous l'habillement épiscopal, tenant un livre ouvert. Dans tous les types suivants, le saint fondateur du Mont-Cassin revêt le costume monacal.

Assis sur un siège d'architecture, tête nue, nimbé, crosse, il tient un livre, sur le sceau de la mairie de l'église de Saint-Benoît, à Paris, en 1341. — Six religieux à genoux l'entourent, sur le sceau du chapitre de Saint -Benoît, à Paris, en 1379. — Un type de la congrégation de Saint-Maur, au dix-septième siècle, le représente debout, la tète couverte d'un capuchon, nimbé, bénissant saint Maur à genoux.

Sainte Benoîte. — Le sceau de l'abbaye de Sainte- Benoîte d'Origny, au douzième siècle, représente la vierge-martyre debout, tête nue, en chape, tenant une palme et un livre.

S. Bernard. — Le fondateur de Clairvaux, nimbé, mitre, crosse et bénissant, se voit à mi-corps, au sceau d'Etienne, abbé de Clairvaux, en 1395. — Il est debout dans le même vêtement sacerdotal, et tient un livre, sur les sceaux de Guillaume et de Pierre, abbés de ce monastère, en 1432 et 1476.

Saint Bernard se voit encore debout, en costume monacal, tête nue, nimbé, tenant sa crosse et un livre, dans le type de Gilles de Roye, proviseur du collège de Saint-Bernard, à Paris, en 1449.

S. Bertin. — Pendant le quatorzième siècle, les

4io LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

types de l'abbaye de Saint - Bertin représentent le saint assis, tête nue, la crosse à la main, bénissant ou

tenant un livre. Sur le sceau de la confrérie de l'abbaye de Saint-Bertin, en 1454, le saint abbé, revêtu du costume monacal, tète nue, crosse, porte un petit navire. ^.^.~ S. Calixte. — De ii2Q à i63o, les

\^ ^ sceaux de l'abbaye de Cysoing figurent le DapKs le sceau pape saint Calixte en costume épiscopal,

de la confrérie .

de rabbaye bénissant, tantôt debout, tantôt assis, tête

de Saint-Bertin.

1454. nue ou mitre.

Au lieu de la crosse, il tient quelquefois un calice, comme dans les types de ladite abbaye en I2i5, i25o, 1286. — Sur le sceau de i36i, le saint, un livre ouvert à la main, porte une petite église de l'autre. — En 1442 et i63o, ses attributs sont la croix de triomphe et un livre, sa tète est couverte d'une tiare conique.

Chez certains abbés de Cysoing, tels que Jean, en 1441, et Denis de Lannais, en 1458, saint Calixte, revêtu du costume pontifical, coiffé de la tiare, tient la croix de triomphe et bénit.

Sainte Catherine. — La plupart des sceaux qui représentent sainte Catherine ont trait à la sainte qui fut vierge et martyre à Alexandrie. Ils la figurent presque toujours debout, les cheveux flottants, couronnée et nimbée. Elle porte une roue et une palme, dans le type de Raoul de Coucy, chantre de

LA VIERGE ET LES SAINTS

Cambrai, en i336, — tient une épée au lieu d'une palme, sur le sceau de Gui de Colmieu, doyen du chapitre de Thérouanne, en i35i, — foule aux pieds Maxime, son persécuteur, sur le sceau de Sohier Boulet, abbé d'Honnecourt, en 1492.

Debout, elle paraît toutefois en couvre-chef et cotardie, nimbée, tenant une palme et un livre, sur le sceau de l'Université de Paris, au quatorzième siècle. Elle est encore figurée debout entre deux démoniaques qui ont la tête en bas et les pieds en l'air, dans un type du prieuré du Val-des-Ecoliers, en i385.

Sur le sceau de ce prieuré, en 1375, la sainte, assise et dans le même costume, tenant un livre, discute avec deux docteurs debout, inspirés par un diable qui gesticule au-dessus de leur tête. Sainte Catherine dispute encore avec quatre docteurs, sur le sceau de Rohard, prieur du Val-des-Écoliers, à Paris, en i382.

Sainte Catherine de Sienne. — La religieuse de Saint -Dominique figure à mi-corps, en voile et couronnée d'épines, la tête entourée d'un nimbe rayonnant, sur le sceau des Dominicaines de Douai, au dix-septième siècle. Elle tient de ses deux mains une croix ; au bas, on voit une tête de mort.

Sainte Cécile. — Les sceaux de deux cardinaux du titre de Sainte-Cécile, Simon de Brie, en 1270,

Fig. 487.

D'après le sceau

du prieuré

du Val-des-Ecoliers,

Jean Cholet, en 1285, offrent l'image à mi-corps de cette martyre, couronnée et nimbée, tenant une palme. — La sainte figure en abbesse, debout, couronnée, une croix processionnelle à la main, dans un type du chapitre de Sainte-Cécile d'Albi, en i3o3.

S. Célestin. — Assis, en vêtement sacerdotal,, et tenant sa tiare par le sommet, comme s'il voulait la

déposer, tel est le pape Célestin V, sur un sceau des Célestins de Paris, en i638.

S. Celse. — Voy. S. Nazaire.

S. Chéron. — D'après la légende, des voleurs ayant rencontré saint Chéron dans un bois, lui coupèrent la tête. Le sceau de l'abbaye de „ Saint-Chéron de Chartres, en 1235, reproduit l'image de son patron, debout, en diacre, décollé, tenant sa tête dans ses mains, au-dessus d'une fontaine. Deux arbres simulent la forêt où le crime fut commis.

S. Christophe. — Le saint est représenté en martyr glorieux, debout, tête nue, nimbé, revêtu du manteau des philosophes, tenant une palme et un livre, sur le sceau du prieuré de Saint-Christophe de Halate, en 1240.

D'autres types, tels que les sceaux de Pierre, prieur du même prieuré, en 1270, — d'André, abbé

Fig. 488.

D'après le sceau

de l'abbaye de Saint-Chéron

de Chartres, 1235.

LA VIERGE ET LES SAINTS

de Phalampin, en i5i5, nous offrent saint Christophe debout, nimbé, en costume philosophique, appuyé sur un bâton ou plutôt sur un arbre, traversant un torrent, portant le Christ sur son bras ou sur son épaule.

Sainte Claire d'Assise. — La mère des religieuses de Saint-François, debout, en costume monacal, entre deux chandeliers, tenant une palme, se voit au sceau de l'abbaye de Sainte-Claire de Clermont- Ferrand, en 1403 ; — ou bien, tenant un livre des deux mains, elle s'adresse à une religieuse agenouillée, comme au sceau de l'abbaye de Notre-Dame de Longchamps, en 1423.

Le type des Clarisses de Gand, au D'après ie sceau des

Oarisses de Gand,

quatorzième siècle, représente la sainte, «v siècle.

nimbée, en abbesse, entre deux religieuses, bénissant la table où les pains se trouvèrent marqués d'une croix.

S. Clément, pape. — On remarque sur

le sceau de Pierre Bertrand, cardinal du

1^ titre de Saint -Clément, en 1341, un per-

F«g. 490. sonnage coiffé d'une tiare conique, revêtu

D'après le sceau °

de du costume sacerdotal, tenant une ancre,

Pierre Bertrand,

cardinal du titre bénissant , accosté de huit petits person-

de St-Cleraent, 7 r r

1341. nages. C'est saint Clément, pape et martyr, qui fut jeté à la mer avec une ancre au cou.

Saint Clément, évèque de Metz. — Il figure en compagnie de saint Etienne sur un sceau de la ville

de Metz, au quatorzième siècle. Mitre, nimbé, crosse, vêtu de la chasuble et de la dalmatique, il tient un dragon enchaîné.

Sainte Clotilde. — Le chambrier de l'abbaye de Sainte-Geneviève, en 126g, a pris pour sujet de sceau sainte Clotilde dans l'habillement royal, assise sur un

sa

Fig. 491. — D'après le sceau de Metz, xiv« siècle.

Fig. 493. — D'après le sceau du chapitre de Saint-Cloud, 1224.

trône d'architecture à dossier, couronnée, nimbée, en chape, tenant un sceptre fleuronné. Derrière le siège se trouve l'inscription : sancta clothildis.

S. Cloud. — Debout, tête nue, en costume sacerdotal, élevant les mains, le saint figure officiant à l'autel, sur le sceau du chapitre de Saint-Cloud, en 1224.

S. Corneille. — Un contre-sceau de l'abbaye de Saint-Corneille de Compiègne, en 1284, représente ce

LA VIERGE ET LES SAINTS

pape coiffé d'une tiare pointue, couvert de la chasuble, élevant la croix du triomphe, accompagné de saint Cyprien; celuici, mitre et crosse.

S. Crépin et S. Crépinien. — Saint Crépin se voit seul, en buste, de profil, tête nue, au sceau d'Alboin, abbé de Saint -Crépin -le - Grand de Soissons, en 1235. Saint Crépin et saint Crépinien, debout, tètes nues, se faisant vis-à-vis, dans le costume philosophique, tenant chacun une palme, sont représentés sur le sceau de l'abbaye de Saint-Crépin-le-Grand de Soissons, en 1202. Dans un autre type de la même abbaye, en 1235, une unique palme,

sur laquelle ils portent chacun la main, sépare les deux saints.

S. Cyprien. — Voy. S. Corneille.

S. Cyr. — Le saint martyr, que le chapitre de Nevers reconnaissait pour son patron, était fils de sainte Julitte, issue de race royale. Ils furent plongés ensemble dans une chaudière entourée de flammes.

Le contre-sceau d'Ameline, abbesse de Saint-Cyr de Berchères, en 1268, rappelle cet événement.

Le sceau de Guillaume Cornut, évèque de Nevers,

Fig. 493.

D'après le sceau de l'abbaye

de Saint-Crépin-le-Grand

de Soissons, 1235.

Fig. 494.

D'après

le contre-sceau

d'Ameline,

abbesse

de Saint- Cyr

de Berchères,

4i6 LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

en 1240, représente saint Cyr debout, tête nue, nimbé, tenant une palme.

Le type du chapitre de Saint-Cyr de Nevers, en 1317, figure le saint à mi-corps, dans les flots, couronné, nimbé, revêtu du costume philosophique et tenant une palme.

S. Denis. — On doit s'attendre à rencontrer sur beaucoup de sceaux l'image de saint Denis l'Aréopagite. Ils le représentent en buste, debout, assis, en martyr décollé, portant sa tête ou son test dans les mains, visité par le Christ dans sa prison.

Les abbés de Saint-Denis, de 12 10 à 1460, ont pris pour contre-sceau le buste du saint patron, buste de face ou de profil, nimbé ou sans nimbe, mitre. Toutefois le contre-sceau de l'abbé Henri Ier le figure barbu et tète nue. Dans les types de la prévôté de Saint-Denis, en i3g8 et i5o3, la tête du saint, mitrée et nimbée, est élevée par deux anges à genoux.

Le saint, assis, tète nue, en chasuble et pallium, crosse, tenant un livre, figure au sceau de l'abbaye de Saint -Denis, au douzième siècle. On le rencontre encore assis, en costume épiscopal, mitre, crosse, bénissant, sur le sceau du chapitre de Saint-Denis d'Issoudun, en i355.

Plusieurs sceaux représentent saint Denis debout, en costume épiscopal, tenant sa tête mitrée dans ses mains, le cou nimbé d'ordinaire. Nous citerons comme exemple les types suivants : les frères Mineurs de

LA VIERGE ET LES SAINTS 417

Saint-Denis, en 1233; — les chambreries des évêques de Paris, Guillaume, Louis de Beaumont, Jean V, en 1453, 1478, 1496; — le chapitre d'Amiens, en t3o4 et 1408; — la prévôté de l'abbaye de Saint-Denis, en 1287 et 1398, où le saint est accosté d'un clou de la Passion et d'une couronne; — Arras, en 1482, sous le nom de Franchise que lui imposa Louis XI.

En 1263, dans le type du provincial des Récollets de Saint-Denis en France, le saint, décapité, tient sa tête mitrée d'une seule main, et sa crosse de la droite ; il est soutenu par deux anges.

Le saint, en costume sacerdotal et nimbé, tient seulement dans ses mains la partie du crâne que l'on appelle le test, sur les sceaux de l'abbaye de Montmartre, en 1216, 1239, 1280, — de Hugues, curé de Saint-Denis

Fig. 495.

de Saint-Omer, en i322. D'après ie sceau

, ^ d'Eudes, doyen

Nous donnons ici le type d'Eudes, doyen de chrétienté

, . , . de Saint-Denis,

de chrétienté de Saint-Denis, en 1233, dans 1333. lequel le saint évêque, décollé, élève sa tète, le crâne appuyé dans ses mains, le menton en l'air.

Un autre sceau du prieuré de Saint-Denis de la Châtre, en 1379, représente le saint dans sa prison, à genoux, mitre, les mains jointes, visité par le Christ.

S. Dominique. — Saint Dominique est toujours représenté tête nue, nimbé, en costume monacal. Il tient souvent le livre de la règle, ou bien le livre que lui donna saint Paul dans une vision. Quelque-

4iS- LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

fois il bénit, comme dans le type du sous-prieur des religieux dominicains de Bourges, en 1228. Ailleurs il paraît s'adresser à la Vierge, debout à côté de lui, comme sur les sceaux des frères prêcheurs de Douai, en 1275, et au dix-septième siècle. Serait-ce une allusion à l'apparition de la Vierge qui lui donna, dit-on, un chapelet?

On le représente aussi debout, en scapulaire, tenant une croix processionnelle, un livre et une tige de lis. Le lis indique ici que le saint conserva sa virginité jusqu'à sa mort. C'est ainsi qu'il est figuré dans le type des frères prêcheurs de Saintes, au dix-septième siècle.

Les sceaux n'omettent pas de mentionner sa dispute avec les Albigeois, alors que leur livre est consumé par les flammes, tandis qu'elles respectent le livre du saint. En haut, la main divine bénit cette scène, que l'on peut étudier sur les sceaux des prieurs des Dominicains de Douai, en 1273, 1372 et 1399, — et des Dominicains de Montargis, en i38i.

Certains types représentent saint Dominique tenant une croix et un livre, ayant à ses pieds une prieure à genoux. Tels sont les sceaux des prieures de l'Abbiette de Lille, en 1276, 1384 et 1403. Sur le sceau du prieuré de Prouillan, en 1274, saint Dominique soutient la prieure, à genoux devant la Vierge assise et tenant l'enfant Jésus qui bénit.

Nous citerons encore le sceau des Dominicains de

LA VIERGE ET LES SAINTS

Saint-Omer, en 1453, sur lequel le saint, assis, de profil, dans une chaière, devant un pupitre chargé d'un livre, lit ou commente devant une assemblée de moines. Enfin on le voit debout, en costume monacal, tenant un livre et appuyé sur un bâton, dans le type du recteur des Dominicains de Saint-Omer, au quatorzième siècle.

S. Donatien. — Le sceau du chapitre de Saint- Donatien de Bruges, au douzième siècle, représente le saint assis, sur un siège d'architecture, tête nue, en costume épiscopal, tenant sa crosse et bénissant.

S. Éleuthère. — Voy. S. Rustique.

Sainte Elisabeth. — Debout, nimbée, en couvrechef et en chape, la sainte fait l'aumône à deux pauvres, sur le sceau de l'abbaye de Sainte - Elisabeth du Quesnoy, en 1456.

Sur le sceau de l'hôpital de Sainte -Elisabeth de Valenciennes, en 1263, la sainte, nimbée, les jambes fléchies, le corps penché, coiffée d'un couvre-chef, tient au-dessus d'un vase le pied d'un pauvre, assis vis-à-vis d'elle. Le pauvre porte la main à sa tête, par le geste convenu d'affliction. En haut, la main divine bénit sainte Elisabeth.

Au sceau de l'hôpital de Lille, en 1428, un second pauvre attend, debout, derrière celui dont la sainte

Fi g. 496. — D'après le sceau

de l'hôpital de Sainte -Elisabeth

de Valenciennes, is63.

42o LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

lave les pieds. Le type du même hôpital, en i385, offre au second plan trois assistants.

S. Éloi. — D'ordinaire, les sceaux représentent saint Éloi avec ses attributs réunis d'évèque et d'orfèvre, quelquefois en orfèvre seulement ou en évêque, ou encore exerçant le métier de maréchal.

11 figure revêtu seulement du costume épiscopal, dans le type de Nicolas de la Boissière, archidiacre de Noyon, en 1260. Debout, nimbé, mitre et crosse, il bénit saint Quentin, à genoux, qu'un bourreau va décapiter. — Des représentations de saint Éloi, avec ses doubles attributs, se remarquent au sceau du prieuré de Saint-Éloi de Paris, en 1390; il est à mi-corps, en évêque, et accosté de deux clous. — Au sceau de la ville de Dunkerque, eh i328 et 1407, le saint, assis sur un pliant, mitre, dans le costume épiscopal, tient un livre et un marteau. — Dans le type de la nation de Picardie, en 1398, il est debout, nimbé, tête nue, et tenant d'une main des tenailles, de l'autre un marteau, il frappe sur une enclume, devant un personnage mitre, debout devant lui.

Saint Éloi, assis dans une chaière, nimbé, mitre et crosse, bénit un personnage à genoux, accompagné d'un cheval, dans les types de Pierre de Chevry, prieur de Saint-Éloi de Paris, en 1253, — des frères Mineurs de Noyon, en i3o3.

Le sceau du prieuré de Saint-Éloi de Paris, en 141 4, nous transporte dans le domaine de la légende. Saint

LA VIERGE ET LES SAINTS 42î

Éloi, assis de profil dans une chaière, coiffé d'un bonnet à virgule, tenant un marteau, ferre sur une enclume le pied qu'il vient de couper à un cheval ; celui-ci, placé vis-à-vis, attend qu'on rajuste sa jambe.

S. Emilion. — Un évèque debout, tète nue, crosse, sur champ fleurdelisé, repré- Fig 497~ sente le saint du Bordelais dans le type T^pricurt™

i i >ii • , « de Saint-Eloi, 1414.

de la ville qui porte son nom, en i3o2.

S. Etienne. — Le disciple du Christ doit à ses titres glorieux de premier diacre et de premier martyr d'avoir été choisi fréquemment pour patron, et d'avoir donné lieu, par conséquent, à une iconographie des plus variées. Les sceaux le représentent dans son triomphe, en buste, à mi-corps, assis, debout; dans son martyre, à genoux, seul sous une pluie de pierres, ou lapidé par un ou plusieurs bourreaux.

Dans ses bustes, saint Etienne, de face ou de profil, nimbé ou sans nimbe, est représenté tête nue, en costume de diacre. Ces deux caractères, la tête nue et la dalmatique, le suivront, au reste, dans toutes les reproductions.

Par une exception bien rare, le contre-sceau du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1446, le reproduit coiffé d'un bonnet à virgule, le bonnet du moyen âge, et le menton garni d'une barbe pointue.

Nous citerons, parmi les bustes, les contre-sceaux de Geoffroi, prieur de Saint-Nicolas, près Senlis,

en 122g, — du chapitre de Châlons- sur -Marne, en 1446.

Le buste est entouré de pierres dans le type de Jean de Menterolles, évêque de Meaux, en 1299.

Le sceau du chapitre de Meaux, en 12 17, offre un remarquable spécimen d'un saint Etienne de face, à mi-corps.

On voit le saint diacre assis sur un siège à têtes de dragon, et la tête nue, nimbé, une tige fleuronnée à la main, sur le sceau du chapitre de Bourges, en 1195.

Debout, nimbé et sans nimbe, dans son costume habituel, il tient un livre des deux mains, sur un sceau du chapitre d'Agde, en 1234.

— Le saint tient une palmç et un livre dans les types du chapitre d'Auxerre, en n 94 et 1277; — du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1317. — Il porte un livre et bénit, au sceau du chapitre de Saint-Etienne d'Agen, en 1217.

Un sceau de la ville de Metz, en 1604, représente le saint nimbé, tenant une palme et un vase rempli de pierres; il est accompagné de saint Clément. — L'attribut des pierres trouve d'ordinaire sa place dans l'intérieur du nimbe, comme sur le sceau de Laurent, évêque élu de Metz, en 1270. Dans le type d'Aleaune

Fig. Vi*.

D'après le sceau

du chapitre de Meaux,

LA VIERGE ET LES SAINTS 423

de Guissy, évèque de Meaux, en 1264, la main divine tient une couronne au-dessus de la tète du martyr, que saint Paul accompagne.

Sur le sceau du chapitre de Saint -Etienne de Troyes, en 1470, le saint debout, de profil, reçoit une petite église des mains d'un personnage agenouillé.

A genoux, priant, accablé sous une pluie de pierres, saint Etienne porte d'ordinaire ses regards vers le ciel, qu'il voit entrouvert : Ecce video cœlos apertos.

On peut consulter, à ce sujet, les contre-sceaux de Gui, archevêque de Bourges, en 1177, — de Raymond d'Auberoche, évèque de Périgueux, en 1285.

Quelquefois saint Etienne courbe la tète comme sur le contre-sceau de Pierre de Guissy, évèque de Meaux, en 1225. — Ailleurs, on voit seulement dans le champ deux mains armées de pierres, frappant le martyr, comme au sceau de Jean, archidiacre de Melun, en i25o.

Si nous passons aux scènes complètes de lapidation, nous rencontrons le saint martyrisé par un, deux et trois bourreaux; dans ces compositions, presque toujours, la main d'en haut répand sur lui ses bénédictions.

Lorsqu'il n'y a qu'un seul bourreau, c'est ordinairement par derrière qu'il lapide le saint, comme au contre -sceau de Geoffroi, évèque de Châlons-sur- Marne, en 1246.

Le type de la ville de Toul, en i3oo, nous offre

un saint Etienne lapidé par devant; le martyr est coiffé d'un bonnet à virgule, comme dans l'exemple déjà cité du chapitre de Châlons-sur-Marne, en 1446. Parmi les nombreuses images du saint entre deux bourreaux, on remarque celles qui se trouvent dans les types de Jacques de Clermont, doyen de Toul,

en 1291, — de la ville

de Metz, en 1297, —

du chapitre de Saint-

\}$y \^ Etienne de Caen, en

^79» où l'action est très mouvementée.

Sur le sceau de Vital Vaquier, prévôt de Téglise de Toulouse, en 1280, les bourreaux frappent le martyr par derrière, tandis que devant saint Etienne apparaît en haut le Christ à mi-corps, nimbé d'un nimbe crucifère et bénissant.

Une scène de lapidation plus complexe se voit au sceau de Bertrand de Tlsle, prévôt de Téglise de Toulouse, en 1270. Trois bourreaux frappent saint Etienne par derrière, tandis qu'un personnage nimbé, en costume philosophique, debout devant lui, le bénit et l'encourage. En haut parait le Seigneur, à mi-corps, dans une gloire, sous laquelle deux anges agitent des encensoirs. Le sceau du chapitre de Saint-Etienne de Toulouse, en 1280, reproduit une composition analogue. Quatre

Fig. 199. — D'après le sceau de Meîz, 1297.

LA VIERGE ET LES SAINTS 425

bourreaux frappent le martyr par derrière ; en haut sort d'un nuage une tête nimbée, accompagnée d'un bras qui bénit.

S. Eustache. — Une légende fort contestée raconte que saint Eustache, chef de la milice sous Trajan, fut converti par l'apparition du Christ dans la ramure d'un cerf qu'il chassait. Les sceaux de deux cardinaux du titre de Saint-Eustache, Uberto de Sienne, en 1270, et Pierre de Colonna, en 1297, reproduisent ce récit. Le saint, nimbé, tète nue, en chape, ayant derrière lui son cheval, s'agenouille devant le buste du Christ, qui lui apparaît entre les bois d'un cerf.

S. Eutrope. — On voit sur un sceau du prieur de Saint-Eutrope de Saintes, en i3oi, un personnage à genoux, mitre, en chasuble, les mains croisées sur la poitrine, frappé d'un coup de hache à la tête par un bourreau debout devant lui. C'est saint Eutrope, évêque de Saintes, apôtre de la Saintonge et martyr.

S. Euverte. — La volonté de Dieu se manifesta, pendant l'élection de saint Euverte à l'évêché d'Orléans, par l'apparition d'une colombe qui descendit sur la tête du saint, le désignant ainsi au choix des assistants. Assis sur un siège à coussin, coiffé d'une mitre cornue, en vêtement épiscopal, crosse, tenant un livre et surmonté d'une colombe qui descend sur sa tête, tel est représenté le saint patron sur le sceau de l'abbaye de Saint -Euverte d'Orléans, au douzième

siècle (fig. 448).

42^ LE COSTl'ME DAPRKS LES SCEAUX

S. Evrard. — Les sceaux des abbés de Cysoing, Alard de Cuvillon, en 1578, — Jean des Rumaux,

en 16 18, représentent saint Evrard debout, armé de toutes pièces, le bas de la cuirasse garni d'une jupe. 11 tient une épée et porte une petite église.

Sur les sceaux de la même abbaye, en i25o, 1286, c'est un chevalier du treizième siècle, le duc de Frioul, galopant, le grand heaume en tète, l'épée à la main.

S. Evroult. — Le saint figure, en 1274, sur le sceau de l'abbaye d'Ouche, dont il fut le fondateur. Assis dans une chaière, tète nue, nimbé, en vêtement sacerdotal et crosse, il tient une banderole avec ces mots : audite FiLii precepta mea. Au contre-sceau, le saint, debout, tète nue, en chasuble et crosse, parle à trois religieux, debout devant lui.

S. Faron. — Evèque de Meaux, au septième siècle, le saint figure à mi-corps, en chasuble, mitre, crosse, bénissant, sur le sceau de l'abbaye de Saint- Faron de Meaux, en i320.

S. Félix. — Voy. S. Andoche.

S. Firmin. — Les sceaux du chapitre d'Amiens, en i328, i334 et 1430, représentent le premier évèque d'Amiens debout, décollé, en costume sacerdotal, tenant dans ses deux mains sa tète mitrée; le tronçon du cou nimbé, dans le type le plus moderne. Sur le sceau de la nation de Picardie, en 1398, le saint, debout, de profil, décollé, tient des deux mains sa

LA VIERGE ET LES SAINTS 427

tête mitrée, au-dessus d'un autel recouvert d'une draperie. Dans un autre type du chapitre d'Amiens, en 1269, saint Firmin est représenté assis, sur un pliant recouvert d'un paile, mitre, crosse, bénissant.

S. Florentin. — Le saint, debout, en dalmatique, tête nue, nimbé, tient une palme et un livre sur le sceau de l'abbaye de Saint-Florentin de Bonneval, en 1265 ; le contre-sceau le représente à mi -corps, émergeant des flots, et tenant son livre des deux mains.

S. François d'Assise. — Le fondateur de l'ordre des frères Mineurs est en orant, les mains élevées, debout, de face, tête nue, nimbé, revêtu du costume monacal, dans les types des vicaires généraux des frères Mineurs, Jean Guiesdebier, en 1455, — Olivier Maillart, en 148g.

Assis et tenant un livre, il semble frappé d'étonnement en apercevant au-dessus de sa tête un séraphin crucifié, sur le sceau des religieux franciscains de Gand, en 1275.

Debout, nimbé, tête nue, en costume monacal, il coupe les cheveux d'un personnage agenouillé., sous la main divine qui bénit, dans le type de l'abbaye de Sainte-Claire, près Saint-Omer, en i322.

Le saint, nimbé, en habit de religieux et tenant un livre, s'agenouille devant la Vierge, qui foule aux pieds le dragon, dans le type du couvent du tiersordre d'Ypres, en 1504; — il parle à sainte Claire

sur le sceau des Clarisses d'Aix, au quatorzième

siècle.

Mais les représentations les plus fréquentes du

saint fondateur sont celles qui nous le montrent

parlant aux oiseaux, tantôt seul, tantôt accompagné,

tenant presque toujours son livre.

Saint François, seul, est entouré d'oiseaux, dans

les types du ministre des frères Mineurs d'Aquitaine,

en 1274, — des frères Mineurs de Beauvais, en i3o3. — Sur le sceau du gardien des Franciscains de Troyes, en i3o3, le saint, debout, de profil, paraissant sortir d'une église, s'adresse à un seul oiseau, voletant près de lui.

Au dix-huitième siècle, les sœurs grises d'Orchies, — le tiers-ordre d'Amiens, — le ministre général des Capucins, ont choisi pour emblème saint François recevant les stigmates. Un crucifix envoie de

ses blessures des rayons aux mains, aux pieds et au

flanc du saint agenouillé.

Certains provinciaux du tiers -ordre, en France et

en Lorraine, en i636, 1662, ont fait graver sur leur

sceau saint François à genoux au pied de la croix,

la tenant pieusement dans ses bras.

Les Capucins de Bourbourg, au dix-septième siècle,

nous montrent dans leur type saint François debout,

tenant un livre ouvert, ayant à ses pieds un Agnus.

Fig. 5oo.

D'après le sceau

du ministre

des frères Mineurs

d'Aquitaine,

LA VIERGE ET LES SAINTS 429

Chez les Récollets du Quesnoy, au dix-huitième siècle, saint François, debout, nimbé, porte le monogramme du Christ ihs dans une auréole radiée; on voit à ses pieds trois mitres.

S. Front. — Le premier évêque de Périgueux figure assis sur un siège d'architecture, nimbé, mitre, crosse et bénissant, accosté de deux anges thuriféraires, dans le type de Périgueux- Puy- Saint- Front, en 1223; — il frappe un dragon qu'il foule aux pieds, dans le type de la ville de Périgueux, en i3o8.

Saint Front, debout, mitre, crosse, bénissant, figure au contre -sceau de Périgueux- Puy- Saint- Front, en 1223, et dans les types du chapitre de Périgueux, au treizième siècle.

S. Fuscien. — Sur un sceau de l'abbaye de Saint- Fuscien-au-Bois, en i336, on voit le martyr amiennois à genoux, tête nue; derrière le saint, un bourreau s'apprête à le décapiter.

S. Gall. — Le type de l'abbaye de Saint-Gall, en Suisse, de 16 10, représente son fondateur assis sur un banc, nimbé, tête nue, en costume religieux, tenant un baculum. A gauche, un ours, debout, reçoit le pain que lui donne d'habitude le saint abbé.

Sainte Geneviève. — Assise sur un pliant à têtes de lion, dans l'habit monacal, la patronne de Paris, le front ceint d'une couronne, tient d'une main le sceptre fleuronné, l'autre main ouverte comme celle des orants, sur le sceau de l'abbaye de Sainte-Geneviève, au dou-

43o LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

zième siècle. Le contre-sceau de ce même type nous offre son buste de face, en couvre-chef, nimbé.

Debout, sainte Geneviève nimbée, en couvre-chef et cotardie traînante et relevée, porte un livre et un cierge allumé. Mais le diable qui, d'après la légende, s'efforçait d'éteindre le cierge, n'est pas représenté; elle est, au contraire, accompagnée de saint Pierre et de saint Paul. C'est ainsi qu'elle est figurée dans les types des abbés de Sainte-Geneviève, Jean VI, en i35i, — Jean VIII, en i386, — Etienne, en i3q3, — Pierre, en 1440.

S. Gengoul. — Le sceau du chapitre de Saint- Gengoul de Toul, en 1291 (fig. 336), nous offre le saint debout, revêtu d'une riche dalmatique frettée, tenant une palme et un livre.

Le chapitre de Saint-Gengoul de Heinsberg, en 1384, un peu plus fidèle à la tradition, l'a fait graver en guerrier, debout, armé d'une lance, la main sur un bouclier armorié.

S. Georges. — Les sceaux reproduisent saint Georges seul, ou combattant le dragon.

Seul, en chevalier du moyen âge, armé suivant les époques : avec la lance ou l'épée; son bouclier vu en dedans, puis marqué d'une croix; en heaume conique, ensuite carré, plus tard ovoïde; sur un cheval nu ou couvert d'une housse à la croix.

Nous citerons comme exemples les sceaux du prieuré de Saint-Georges d'Hesdin, en 1164, — de l'abbaye

LA VIERGE ET LES SAINTS 43i

de Saint-Georges-des-Bois, en 1293, — du prieur de Saint-Georges de Grancey, en i343.

Saint Georges combattant le dragon, qui rampe sous son cheval, et le frappant de sa lance dans la gueule, est représenté en homme d'armes sur les sceaux de l'abbaye de Saint-Georges-sur-Loire, en 1232, — du chapitre de Saint-Georges de Pithiviers, en 141 5. Dans ce dernier type, on remarque à droite la jeune fille que le saint délivre.

Nous avons encore à mentionner les sceaux sur lesquels saint Georges combat le dragon dans le costume philosophique traditionnel, nimbé, tète nue, sans écu, le pallium flottant derrière lui. C'est ainsi qu'il est figuré dans les types de Pierre, cardinal du titre de Saint-Georges au Voile d'or, en 1255, — de l'official de Cambrai, en i362, et ce signet est remarquable ; il provient de l'empreinte d'une pierre gravée. — Sur le sceau de Raphaël, évèque d'Ostie, en i5i4, saint Georges frappe le dragon en face, comme un adversaire dans un champ clos.

S. Germain, évèque d'Auxerre. — Le saint, assis, tète nue, en costume épiscopal, tenant un livre et bénissant, se voit au sceau de l'abbaye de Saint- Germain d'Auxerre, en n33.

Il est debout, mitre, crosse, avec son livre, dans un type de la même abbaye, plus avancé dans le douzième siècle; — mitre, crosse, bénissant, sur le sceau du chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, en 1266.

43i LE COSTUME D'APRES LES SCEAUX

Le contre-sceau du même chapitre, en 1266, offre un buste, de profil, du saint nimbé et mitre, d'un beau caractère.

S. Germain, évèque de Paris. — Sur les sceaux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, en 1216 et 1695, Tévèque de Paris, à mi -corps, coiffé d'une mitre cornue, revêtu de l'habit sacerdotal, tient sa crosse et bénit. — Au contre-sceau de Pierre, abbé du même monastère, en i3i5, il tient sa crosse et un livre.

On le rencontre en évèque, debout, mitre, crosse et bénissant, accompagné de saint Vincent, sur deux sceaux de Simon, prieur de Saint-Germain-des-Prés, en 1278 et 1283.

Sainte Gertrude. — L'abbesse de Nivelles est représentée debout, en guimpe, sous le vêtement monacal, tenant un livre et un bâton fleuronné ou une crosse, sur le sceau de Geertruidenberg, en i35y. Mais nous n'avons pas ici les rats qui, d'ordinaire, accompagnent la sainte.

S. Gervais et S. Protais. — Une représentation barbare de saint Gervais et saint Protais, debout, nimbés et tenant chacun une palme, se voit au sceau du chapitre de Séez, en 1278. — Dans le type du chapitre de Notre-Dame de Soissons, en i23i, les deux martyrs figurent agenouillés de chaque côté de la Vierge; Jésus les couronne (fig. 468).

S. Géry. — Le saint évèque de Cambrai est

LA VIERGE ET LES SAINTS

représenté dans le vêtement sacerdotal, en buste, assis, debout ou agenouillé.

Assis, tête nue, crosse, il tient un livre ouvert, sur le sceau de la collégiale de Saint-Géry de Cambrai, en 1167. — Nimbé, mitre, crosse, il bénit, dans les types de cette collégiale, en i290*et i368.

Les contre-sceaux de ces deux types offrent son buste mitre.

Sur les sceaux de la même collégiale, en 1191, et de son prévôt Jean de Rœulx, en 1270, saint Géry, debout, mitre, crosse, bénit, ou frappe un dragon de sa crosse, quelquefois le foule aux pieds.

Le type de Pierre de Mailly, doyen de Saint-Géry de Cambrai, en i3i2, nous offre le saint à genoux devant un autel, nimbé, mitre, les mains jointes; une main tient sa crosse derrière lui.

S. Ghislain. — En 121 7, le sceau de l'abbaye de Saint-Ghislain représente le saint patron à micorps, nimbé, tête nue, en chasuble, D,aprè8 J^; rabbayc crosse, tenant un livre. dc Saint-Ghislain> ua*-

Saint Ghislain à mi-corps, mitre et nimbé, tenant une croix processionnelle et bénissant, se voit au sceau de la même abbaye, en 1476. Près de la main qui porte la croix, on remarque un petit ours, allusion au surnom d'Ursidongus, et de l'autre côté du saint, une aigle.

L'ours et l'aigle accompagnent encore un saint Ghislain debout, mitre, en chape, crosse et portant une petite église, dans le type de Jean, abbé de Saint- Ghislain, en 1476.

S. Gilles. — La ville d'Edimbourg, en i557, avait pris pour emblème saint Gilles, debout, nimbé,

tête nue, en costume monacal, caressant une petite biche dressée sur ses pieds de derrière, réfugiée près de lui.

Sainte Gudule. — Nimbée, tète nue, les cheveux flottants, la vierge, patronne de Bruxelles, debout, tient une palme et porte une lanterne, dans les types de Plebannus, curé de Sainte -Gudule de

Fig. 5o2.

Daprcs le sceau Bruxelles, en 1427, et de Jean de Wemell557- dinge, curé de la même église en i525.

S. Guillaume. — Un sceau de Jacques d'Orcamps, prieur des Blancs-Manteaux, en \320, représente le fondateur de Tordre des Guillemites debout, nimbé, en costume monacal, tenant un livre et appuyé sur un tau à poignée recourbée vers le bout.

Saint Guillaume, dans la même attitude et dans le même costume, porte un étendard, allusion à sa profession guerrière, sur le sceau du provincial des Guillemites de France, en i554- Le saint passe pour avoir combattu les Sarrasins avec Charles-Martel.

Sainte Hélène. — La mère du grand Constantin, la sainte qui retrouva le bois de la croix, figure sur

LA VIKRGE KT LKS SAINTS 435

un sceau de Pierre, sous-doyen d'Orléans, en 1274. Agenouillée au pied d'un calvaire surmonté de trois croix, la tête ceinte d'une couronne, la sainte prie, tandis que de l'autre côté ^ un ouvrier fouille le sol avec sa pioche. Dans un compartiment supérieur, Cons- ]/j& tantin, à cheval, portant la précieuse trouvaille, entre dans un monument surmonté d'un personnage céleste. Fig 5o3

S. Hilaire. - Le sceau de Guil- *^J^ laume de Bar, doyen de Saint-Hilaire d'0rléan*> ,374' de Poitiers, en 1387, représente le patron de ce chapitre, entre saint Pierre et saint Paul; debout, nimbé, il porte la mitre et la crosse, et il bénit.

S. Honoré. — On voit au sceau du chapitre de Saint -Honoré, à Paris, en i3o8, le saint évêque debout, mitre, crosse, bénissant.

Sainte Honorine. — Debout, tête nue, en bliaud très ajusté, sans ceinture et dont les longues manches tombent jusqu'aux genoux, sainte Honorine tient un fleuron et un livre ouvert, dans les types du prieuré de Conflans, au douzième siècle et vers i2o5.

S. Hubert. — Un sceau de l'abbaye de Saint- Hubert-en-Ardennes, en 11 34, représente le buste du saint, de face, tête nue, les cheveux bouclés, nimbé, en chasuble et crosse. Il n'est pas accompagné de ses attributs de chasse, ni du cerf miraculeux.

S. Humbert de Maroilles. — Trois représenta-

tions du saint abbé nous sont offertes par les sceaux de l'abbaye de Maroilles, en 1162, en 1288 et en 1304. Saint Humbert, debout, revêtu du costume sacerdotal, mitre, crosse, bénit ou tient un livre. Dans le type de 1288, un cerf, marchant, rappelle la légende du cerf poursuivi par les chasseurs et qui se réfugia sous le manteau du saint.

S. Irénée. — Le martyr lyonnais, debout, dans le vêtement épiscopal, mitre, crosse, bénissant, se voit au sceau de Guillaume, prieur de Saint-Irénée de Lyon, en 1307.

S. Jacques le Majeur. — L'apôtre est figuré sur les sceaux revêtu de l'habit liturgique, en costume philosophique, en pèlerin.

A mi-corps, tète nue, nimbé, en chasuble, il tient un livre et bénit sur le sceau de l'abbaye de Saint- Jacques de Provins, en i23i; — en diacre, debout, tète nue,

Ôj^j^fi ^. \çSZ* revêtu de la dalmatique, il P/t ïl *< 7 Jc^lW tient un livre des deux mains,

dans le type du prieuré de Saint- Jacques-de-r Aumône de Blois, au quatorzième siècle.

Le saint, en costume philosophique, assis sur un rocher au milieu des flots, la tète nue et nimbée, tenant une banderole portant les mots : sanctus jacobus, saisit un bâton que lui présente le

Fig. 504. — D'après le sceau de l'abbaye de Saint-Jacques de Provins.

LA VIERGE ET LES SAINTS 437

Christ, sur le sceau de l'abbaye de Saint-Jacques de Provins, en i352.

Saint Jacques, en pèlerin, est d'ordinaire revêtu de deux tuniques et coiffé d'un chapeau. Il tient un livre et un bourdon, et porte en sautoir une gibecière. Quelquefois la tête est nue et, dans ce cas, nimbée.

Les sceaux reproduisent le type de pèlerin en buste, assis et debout.

Un buste de saint Jacques pèlerin, avec une coquille au chapeau et des coquilles attachées autour des épaules, se voit au sceau de l'hôpital Saint- Jacques d'Arras, en 1384.

Dans le type des proviseurs des pauvres de la paroisse de Saint-Jacques-de-Froidmont, à Bruxelles, en i559, le saint est figuré revêtu de la chape, assis, le bourdon à la main.

Pour les pèlerins debout, nous citerons les sceaux de Saint-Goes-Hoek, en 1275 et 1309. — Dans le type de la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques, à Paris, au quinzième siècle, sept pèlerins entourent le saint, tandis que deux anges volent audessus de sa tête.

S. Jean -Baptiste. — Les sceaux représentent l'image du Précurseur sous ^tuLm différents aspects : tantôt seul, avec Saint Godecs.Hoek. l'ancien attribut des apôtres, le rouleau, I27:)•

la banderole, ou le livre; tantôt montrant YAgnus;

— d'autres fois baptisant le Christ. — Ils offrent aussi sa décollation, et représentent ensuite sa tête dans un plat.

Nous dirons tout d'abord, afin d'éviter les répétitions, que le vêtement extérieur de saint Jean-Baptiste est toujours fait de peau de bête. Que ce vêtement soit une pénule, le manteau des philosophes grecs ou une tunique, il est de peau de chameau. La tète nue et la barbe doivent également être considérées comme un caractère persistant.

Un buste du saint, de face et nimbé, le manteau attaché sur l'épaule, se voit au sceau du chapitre de Saint- Jean-au-Bourg de Laon, en 1285.

Il est debout, en manteau des philosophes, tenant un phylactère avec l'inscription : johannes baptista, dans le type de l'abbaye de Saint -Jean de Valenciennes, en 1180; — debout, en pénule, tenant une banderole, dans le type de Guillaume, prieur de l'abbaye de Marcheroux, en 12 19; — debout, en tunique, tenant un rouleau ouvert, sur lequel on lit : ecce agnus dei, au sceau de Tofficialité de Florence, en 1280.

Plusieurs sceaux représentent le Précurseur debout, tenant un Agnus qu'il indique de la main droite. Sur les uns, il porte le manteau des philosophes, comme au sceau de la ville de Bourbourg, en i326. — Sur d'autres, il revêt une tunique, qui tantôt s'arrête au genou, tantôt descend jusqu'aux pieds, souvent déceinte,

LA VIERGE ET LES SAINTS

quelquefois retenue par une ceinture. Nous citerons à ce sujet le type de Jean d'Aubusson, curé de Saint- Jean-en-Grève, en 1285.

Les beaux sceaux de la ville de Gand, en 1275, 1276, i3oo et i3o3, reproduisent encore l'image de

Fig. 5 06. — D'après le sceau de la ville de Gand, 1375.

saint Jean, debout, en costume philosophique, montrant YAgnuSj et accosté de deux anges un encensoir à la main.

Lorsque nous avons parlé du Christ dans sa vie terrestre, nous avons montré saint Jean, debout, de profil, près du divin maître, couvert d'une pénule de peau, une main appuyée sur l'épaule de Jésus, et l'autre tantôt tenant une aiguière, tantôt élevée vers la colombe qui apporte du ciel l'ampoule du baptême.

Jean de la Houssaye, doyen du chapitre de Lille, en 1283, a fait graver sur son sceau la décollation de saint Jean-Baptiste. Le saint est à genoux, tête nue, deyant la porte de sa prison; près de lui, le bourreau brandit Tépée. — Dans un type de la ville de Perth, au quatorzième siècle, Hérodiade, debout, en couvrechef et surcot déceint, attend que le bourreau accomplisse son œuvre.

Aux contre-sceaux des abbés de Saint -Jean de Valenciennes, Amauri, Simon et Jacques, en i322, 1328, 1340 et 1348, le saint passe son buste par une fenêtre au haut d'une tour, tandis que dehors le bourreau saisit la tète et lève son épée.

Dans le type de la ville de Mezin, en 1243, la scène de la décollation, d'une simplicité presque symbolique, est exprimée par une tête que vient de couper un bras armé d'une épée.

Nous sommes ainsi conduit à mentionner les types qui figurent la tête de saint Jean dans un plat. Le chef du Précurseur se présente posé de profil, quelquefois de trois quarts, ou debout, émergeant du vase ; on le rencontre encore, mais rarement, couché de face, et comme vu par-dessus. Nimbé d'ordinaire, il est parfois accompagné de la main divine qui bénit.

La tète de profil se voit au contre-sceau de l'abbaye de Saint- Jean de Laon, en 1282. — Le sceau de l'hôpital du Temple, près Mondoubleau, en 1406, offre un exemple d'une tête couchée de trois quarts. —

Elle est posée debout au contre-sceau du chapitre de Saint- Jean-au-Bourg de Laon, en 1285. — Entourée d'un nimbe perlé, elle repose dans le plat, de face et comme vue pardessus, au contre-sceau de l'abbé d'Eau- Fig# 5o7#

COUrt, en I 3 I 5. le contre-sceau

Sf ,r% , t !• • 1 du chapitre

. JEAN L EVANGELISTE. Le dlSCiple dc Saint-Jean*

' j /-11 • , . * . * 1 au-Bourg de

aime du Christ est représente sur les sceaux, La0n, 1285. tète nue, nimbé, revêtu du costume philosophique qu'on donnait aux apôtres. Tantôt il écrit l'Évangile, tantôt il tient le calice d'où sort le dragon. En parlant du Christ, nous avons montré saint Jean au pied de la croix, partageant la douleur de Marie. Sous le nom de saint Jean -Porte- Latine, plongé dans une cuve, il reçoit en priant l'huile bouillante que deux mains, tenant chacune une buire, répandent sur ses épaules. Les sceaux le représentent encore sous la figure symbolique de l'aigle.

Dans le type de l'abbaye de Saint- Jean de Sens, en 1207, saint Jean écrit son Évangile, assis devant un pupitre.

Debout, il tient le calice d'où sort un dragon ailé, sur le sceau d'Angelo Capra- Fig. 5©8. nica, cardinal du titre de la Sainte-Croix ie contre-sceau

- T , - de Jean, abbé

de Jérusalem, en 1470. de cantimpr*,

Un contre-sceau de Jean, abbé de Cantimpré, en i3i3, offre Tévangéliste nu, à mi-corps, dans une cuve, recevant l'huile bouillante sur ses épaules.

Fi g. 509.

D'après le sceau

de Hugues, doyen

du chapitre de Pérou ne,

L'aigle qui symbolise saint Jean a pour attributs ordinaires le nimbe, un livre, une banderole.

Sur le sceau de Hugues, doyen du chapitre de Péronne, en iig5, l'aigle tient dans ses serres un

livre ouvert. — Elle tient un livre fermé dans le type de l'hôpital Saint- Jean-en-1'Estrée d'Arras, en 1314. — Le sceau de Baudouin, ministre des Trinitaires d'Arras, en 1260, figure l'aigle avec la banderole portant le

mot JOHANNES.

S. Josse. — L'abbaye de Dompmartin, nommée aussi Saint- Josse-au- Bois, présente, en 1281, son patron debout, nimbé, les mains jointes, officiant devant un autel. La main divine bénit le calice. Au pied de l'autel, trois religieux à genoux semblent invoquer le saint.

Un autre type de la même abbaye, en i3o3, nous offre saint Josse debout, de profil, revêtu de la dalma- IV Fi* 5l°-

' r 7 D après Je sceau

tique, s'appuyant sur un long bâton de s^J^-^ à pomme. I28ï-

S. Julien. — Les sceaux de l'abbaye de Saint- Julien de Tours, en i23o, — du chapitre de Saint- Julien de Brioude, en 1317 et 1376, représentent la tète du martyr, qu'un bras armé d'une épée vient de

LA VIERGE KT LES SAINTS 443

décapiter. Dans le premier de ces trois types, le graveur a figuré les gouttes de sang qui ruissellent.

Le prieur de Saint-Julien de Versailles, en 145 1, a préféré l'image du saint dans son triomphe. Debout, la tête nue, entourée d'un nimbe, armé de toutes pièces, saint Julien tient un pennon et un écu chargé d'une croix. — On voit le même saint triomphant, mais en costume philosophique, sur le sceau de l'abbaye de Saint- Julien d'Auxerre, en 1 538. Debout, tête nue et nimbé, il porte sur sa main la colombe inspiratrice.

Au dix -huitième siècle, le sceau de l'hôpital de Saint -Julien de Cambrai offre un écu représentant saint Julien debout, les pieds dans les flots, tenant un bâton et une petite barque qui contient le Christ à mi-corps.

A la même date, les Augustins d'Amiens ont fait graver sur leur sceau la décollation de saint Julien. On voit, à gauche, une prison, et devant la prison, le saint en costume de guerre, décapité et tombé, avec cette inscription : saint julien. Derrière le martyr, le bourreau tenant encore son épée est accompagné des lettres s. p. q. r. {Senatus populusque Romanus). En haut, des nuages, des éclairs, la foudre qui détruit la prison, et plus à droite, un ange descendant du ciel, tenant une couronne et une palme.

Sainte Julitte. — Voy. S. Cyr.

S. Just. — Sur le sceau du chapitre de Saint-

Just de Lyon, en i3oj, le saint patron est représenté

assis, tète nue, en costume sacerdotal, tenant sa crosse

et un livre ouvert.

Saint Just et saint Pasteur se voient à mi-corps

au contre-sceau de Gilles Aycelin, archevêque de Nar-

bonne, en i3o6; ils sont nimbés, tête nue, revêtus du manteau des philosophes. Un ange, descendant du ciel, dépose une couronne sur la tète de chacun d'eux.

Fi L'abbaye de Saint-Just, au diocèse de

ie cmure-Kcau Beauvais, a pris pour emblème, au qua-

de Giiics Aycciin. torzième siècle, le martyre de son patron.

de xa. bonne, i:io6. Un bras arm(£ d<une épée tranche la tête

du saint à genoux, nimbé, les mains jointes. Sur une banderole qui entoure la tète de la victime, on lit :

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