chapitre de Saint-Omer
Técusson chargé d'une croix à double traverse, comme au sceau de la même ville, en 143 5, — soit encore qu'il porte un édifice surmonté de trois tours, dans le type de la ville, en 1399.
Sainte Opportune. — On remarque sur le sceau du chapitre de Sainte-Opportune de Paris, en 1268, une abbesse debout, de profil, nimbée, tenant sa crosse et un livre. C'est la sainte patronne du chapitre.
S. Ouen. — Le saint debout, nimbé, tète nue, en chasuble et même en pallium, crosse et bénissant, se voit sur le sceau de l'abbaye de Saint-Ouen, en 1271. Un type de la même abbaye, en i335, représente saint Ouen mitre, tenant, au lieu du bâton pastoral, une croix processionnelle.
S. Pasteur. — Voy. S. Just.
S. Paul. — Nous dirons d'abord que l'apôtre revêt toujours le costume des philosophes. Il est nimbé ou sans nimbe, constamment barbu. On le rencontre en buste, debout et assis. Son attribut ordinaire est l'épée. Une tète de saint Paul se voit au contre-sceau de l'abbaye de Cormery, en 1271.
Ses bustes forment les contre-sceaux de l'abbaye de Moissac, en 1266, — de Jacques, abbé de Cormery, en 1271. Sur le premier, il tient l'épée et un livre; sur le second, l'épée seule.
Saint Paul debout, tenant des deux mains un rou-
Fig. 53g.
D'après le sceau
du chapitre de
Sainte- Opportune
de Paris, 12OS.
LA VIERGE ET LES SAINTS
leau déplié sur lequel on lit : magnus sanctus paulus, se voit dans le type du chapitre de Saint-Etienne de Metz, en 1379 et i562.
Il s'appuie sur la poignée de son épée au contresceau de la ville de Metz, en 1604; — il tient son épée et un livre sur le sceau du chapitre de Saint-Paul, à Saint- Denis, en 1200. — Au lieu d'un livre, il tient un rouleau déplié dans le type de l'abbaye de Cormery, en 1271.
On le rencontre encore au pied de la croix, debout, tenant son épée, sur le sceau du cardinal Odet de Châtillon, en 1 535.
Le chapitre de Saint- Pierre de Cassel, en 1236, a choisi pour sujet saint Paul assis, de profil, dans une chaière, lisant dans un livre qu'il tient des deux mains. Nous retrouverons bientôt saint Paul en parlant de saint Pierre, qu'il accompagne fréquemment.
Sainte Pharaïlde. — Jean Nilis, prévôt du chapitre de Sainte-Pharaïlde de Gand, a fait graver sur son sceau la vierge du Brabant, debout, nimbée, les cheveux flottants, une palme à la main, accompagnée de deux anges en prière.
S. Piat. — On voit sur le sceau du chapitre de Seclin, en 1282, saint Piat debout, tête nue, nimbé, crosse, revêtu de la dalmatique, de l'aube et du
Fig. 540.
D'après le sceau
du chapitre de St-Paul,
à Saint-Denis. 1200.
Fig. 541.
D'après le sceau
de Gilles.
doyen du chapitre
de Seclin. 1284.
manipule. Il tient une] banderole sur laquelle on lit :
TIMETE DOMINUM.
Le saint figure debout, en vêtement sacerdotal, tenant son test de ses deux mains, dans les types du
chapitre de Seclin, en 1277, — de Gilles, doyen de ce même chapitre, en 1284, — de la nation de Picardie, en i3g8.
S. Pierre. — Nous étudierons saint Pierre, seul ou accompagné d'autres personnages, dans le costume des philosophes ou sous le vêtement liturgique, tète nue, coiffe de la mitre ou de la tiare. Certains sceaux offrent sa tète seule, d'autres son buste. On le rencontre à mi-corps, assis, debout. Quelquefois il est seulement représenté par son principal attribut, les clefs. Saint Pierre porte toujours la barbe- Un type du comtat Venaissin, au quatorzième siècle, reproduit la tète du prince des apôtres, nue et sans nimbe.
Le buste de saint Pierre, tète nue, se voit au sceau du chapitre de Saint- Pierre de Douai, en i2o3; — au contresceau de Pierre IV, évèque de Saintes, en 1245, où il tient une clef. — Il est coiffe de la tiare et accosté d'une clef dans les types de Merville, au seizième et au dix-septième siècle.
Saint Pierre à mi -corps, dans le costume des philosophes, est accosté d'une clef sur le sceau du
Fig. 542.
D'après le sceau
du
comtal Venaiss.'n,
xiv* siècle.
LA VIERGE ET LES SAINTS
prieuré de Coincy, en i2o5, — tient les clefs et bénit dans le type du chapitre d'Angoulême, en i3i2, — tient les clefs et un livre au sceau de l'abbaye de Cluni, en 1209. — Au lieu du livre, il porte une croix dans le type du chapitre de Saint-Pierre de Liège, en 1399.
On le voit à mi-corps, en habit sacerdotal, tête nue, crosse, un livre à la main, sur le sceau de l'abbaye de Hasnon, au douzième siècle; — mitre, portant ses clefs et bénissant sur le sceau de l'abbaye de Ferrières, en 11 89; — paraissant sortir des flots dans le type du prieuré de Saint-Pierre de Mâcon, en 1307.
Le sceau de la ville de Crépy-en-Laonnois, en 1260, porte pour emblème le saint à mi-jambes, en costume philosophique, tête nue, nimbé, tenant ses clefs et relevant un pan de son manteau.
Nous citerons comme exemple de saint Pierre assis, en costume philosophique, le sceau de la ville de Bergues, en 1 199. L'apôtre tient d'une main des clefs et un livre ouvert avec les mots s. petrus, et de l'autre main un fleuron. — Mentionnons encore le chapitre de Saint-Pierre de Gand, en 1254, qui le représente avec les clefs et un livre. — La croix rem-
Fig. 543.
D'après le sceau de la ville
de Bergues, 1199.
place le livre sur le sceau de Guillaume, prévôt du chapitre de Lille, en 121 8. — L'apôtre tient ses clefs et bénit dans le type de l'abbaye de Lagny, en i336. Le saint assis, en vêtement liturgique, tète nue et bénissant, se voit au sceau du chapitre de Lisieux,
au douzième siècle ; — il tient un livre dans le type de la collégiale de Saint -Pierre -au -Marché de Laon, en 1371, — une crosse, dans celui de l'abbaye de Hasnon, en 1265, — une croix, sur le sceau du chapitre de Saint-Pierre de Rome, en 1304.
— Coiffé de la mitre, il tient une banderole sur laquelle on lit : sanctus petrus, au sceau du chapitre de Cassel, en 1236. — Portant le bonnet pointu, il bénit sur le sceau du chapitre de Rennes, en 1314. — Les types de Jean, abbé de Saint-Étienne de Gand, en 1414, — de Guillaume, abbé de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, en 1448, offrent l'apôtre revêtu de l'habillement papal.
Dans les images de saint Pierre debout, on retrouve les vêtements, les attributs, les gestes du saint assis. Nous nous contenterons de citer les spécimens les plus remarquables.
Le sceau de l'abbaye de Saint -Pierre de Melun, en 1180, le représente dans le costume philosophique, tenant ses clefs et bénissant. — Sous le même habille-
Fig. 544.
D'après le sceau
du chapitre de Rennes,
LA VIERGE ET LES SAINTS
ment, il porte ses clefs et un livre, au sceau de l'abbaye de Corbie, en 1293 ; — ayant à ses pieds un coq, il
tient une banderole, dans le type du chapitre d'Anderlecht, en 1195.
L'anneau papal , qu'on désigne sous le nom d'anneau du pêcheur , représente saint Pierre nimbé, les vêtements flottants, dans une barque, jetant ses filets.
Dans le costume liturgique, il est tête nue et bénit, sur le sceau du chapitre de Lisieux, en 1 202 ; — il porte la crosse dans le type du chapitre de Saint- Pierre de Douai, en i2o3; — il tient un livre dans celui du chapitre de Saintes, en 1245. — On le voit mitre et bénissant au sceau du chapitre de Saint-Pierre de Beauvais, en 1222. — Le contre-sceau de Jean, abbé de Saint-Pierre de Gand, en 1254, représente le saint revêtu de la dalmatique du diacre.
Saint Pierre debout, en costume philosophique et tenant un livre, reçoit les clefs que lui remet le Christ, sur le sceau du prieuré de Saint- Pierre de Ruel, en 1240 (fig. 547).
• Fig. 545.
D'après le sceau de l'abbaye de Corbic,
Fig. 546.
D'après le sceau
du chapitre de Lisieux,
Fig. 547.
D'après le sceau
de Saint-Pierre de Ruel,
Lorsque saint Pierre est accompagné d'un priant, le saint, toujours dans le costume philosophique, bénit
d'ordinaire, ou quelquefois prend le priant par la main, comme au sceau du chapitre de Saint-Pierre de Douai, en 1399.
La ville d'Ostende, en 1309, avait pris pour emblème saint Pierre tenant ses clefs et portant une petite église. Le saint, debout, tête nue, est revêtu d'une chape.
Les sceaux du chapitre de Lille, en 1426 et 1509, nous font assister à la scène du Lavement des pieds. Le saint n'a gardé que sa tunique. Nous lavons reproduit (fig. 496) en parlant de Jésus dans sa vie terrestre.
Etienne, doyen du chapitre de Lille, en 1290, a choisi pour sujet saint Pierre visité par l'ange dans sa prison. L'apôtre, Fi«- 5*8-
s r r * D'après le sceau
en costume philosophique, est assis, tète Etienne, doyen du
* ' chapitre de Lille.
nue, tenant ses clefs. En haut, un ange I29°*
à mi-corps fait tomber ses chaînes et le prend par la
main.
Saint Pierre crucifié la tète en bas, en longue tunique, accosté de deux clefs renversées, se voit au sceau de l'abbaye de Saint-Pierre d'Auxerre, en 1469 (fig. 549).
S. Pierre et S. Paul. — Tout le monde connaît
LA VIERGE ET LES SAINTS
1ÏI0
les bulles papales, et chacun a pu saisir, dans celles qui reflètent quelque sentiment artistique, les caractères particuliers aux tètes représentées : saint Pierre, avec la tête ronde, les cheveux et la barbe crépus; saint Paul, la figure allongée, le front un peu dénudé, le ^Xjfenn regard moins sévère, le poil plus
soyeux.
Les deux saints réunis gardent toujours la tunique ou le manteau des philosophes. Ils tiennent l'un les clefs, l'autre l'épée, et d'ordinaire chacun porte un livre, comme au sceau de l'abbaye
Fig. 549. — D'après le sceau
de l'abbaye de Saint-Pierre
d'Auxerre, 1469.
de Saint-Symphorien de Beauvais, en 1267. — Dans le type de Roger, archidiacre d'Exeter, en 1200, un autel, surmonté de la main divine bénissant le calice, sépare les deux personnages.
Les exemples ci-dessus s'appliquent à saint Pierre et à saint Paul debout.
A mi-corps, les deux apôtres sortent d'un nuage, dans le type du chapitre de Saint-Pierre de Chartres,
Fig. 55o.
D'après le sceau du chapitre de Nantes,
xiu* siècle.
au douzième siècle. Saint Pierre tient les clefs et un livre; saint Paul, appuyé sur son épée, présente une banderole sur laquelle on lit : pavlvs. En haut plane la colombe divine.
Nous les rencontrons assis sur un bisellium, conversant ensemble, dans le type du chapitre de Saint-Pierre de Nantes, au treizième siècle (fig. 55o).
Au contre-sceau de ce même chapitre se trouvent leurs tètes nimbées. Sous la tête de gauche on remarque une hache; sous celle de droite une épée.
Les sceaux figurent encore saint Pierre et saint Paul accompagnant un "X^t™^ personnage principal, ou paraissant le xiii* siecie. soutenir de leur présence. Ainsi les
deux apôtres escortent la Vierge dans le type de Jean, abbé de Corbie, en 1420, — sainte Geneviève, sur le sceau de Jean, abbé de Sainte-Geneviève, en 1469. — Ils accompagnent Amédée de Talaru, archevêque de Lyon, dans son type de 1436
Il nous reste à parler des clefs, symboles de saint Pierre, que Ton rencontre seules sur certains sceaux.
Une clef, symbolisant le saint, se voit au contresceau de l'abbaye de Montiérender, en 1295. — La clef est tenue par un bras, dans le type de Jean, abbé de Hasnon, en i3ii. — Ailleurs, ce sont deux clefs en pal, attachées ensemble, comme au contresceau du chapitre de Gand, en 1254, — ou tenues par
LA VIERGE ET LES SAINTS 471
un bras, au contre-sceau d'Ostende, en 1309; — ou bien, disposées en sautoir, elles sont unies par une chaîne, comme au type du concile de Constance, en 141 5. — Enfin, le sceau de Tofficialité de Beauvais, en i23o, nous offre un bras tenant les deux clefs de saint Pierre, en sautoir.
S. Protais. — Voy. S. Gervais.
S. Quentin. — Le martyr du Vermandois figure en buste, revêtu de l'habit sacerdotal, deux clous fichés dans les épaules, au contre-sceau de la ville de Saint-Quentin, en i3o8.
On le voit assis sur une chaise de torture, le corps nu jusqu'à la ceinture, en tunique très courte, entre deux bourreaux qui lui enfoncent, avec un marteau, les clous dans les épaules ; — les mains jointes , comme au sceau de Jean Bochet, doyen du chapitre de Saint-Quentin, en i33y; — les mains attachées à la chaise, comme dans le type de Pierre, abbé de Saint-Quentin de Beauvais, en i5o3. — Sur un sceau du chapitre de Saint-Quentin de Maubeuge, en 1661, le martyr est seul, sur la chaise, le corps percé de quatre clous.
Le sceau de l'abbaye de Saint-Quentin de Beauvais, en i5o3, figure le saint à genoux, décollé, étendant la main, que surmonte sa tète. Sur le tronçon du cou, une colombe nimbée agite ses ailes. — La décollation du saint par une main armée d'une épée nous est offerte dans le type de l'abbaye de Joyenval, en 1244;
par derrière, la colombe divine approche son bec de la tète du martyr.
Saint Quentin triomphant, debout, tête nue, nimbé, en tunique courte, ceinte à la taille et recouverte d'un
manteau attaché devant la poitrine, tient une palme et une couronne, sur le sceau du chapitre de Saint- Quentin en Vermandois, en 121 3. — Le type du chapitre de Maubeuge, en 1427, reproduit un sujet analogue.
Le saint, les deux clous enfoncés dans les épaules, porte un manteau doublé de fourrure ; il tient une palme et un livre.
Une autre figure du saint, debout, tète nue, nimbé, en costume philosophique, foulant aux pieds le dragon et lui enfonçant dans la gueule un bâton fleuronné à banderole, se trouve au sceau de l'abbaye du Mont- Saint-Quentin, en 1180.
S. Rémi. — Un type de l'abbaye de Saint- Rémi de Reims, en 1 363- 1394, représente saint Rémi assis, mitre, crosse, en pallium, bénissant. A gauche, près de la tête, la colombe apporte l'ampoule du baptême., et plus bas, du même côté, une tête de roi, la tête de Clovis, émerge d'une cuve baptismale. — La composition du contre-
Fig. 552.
D'après le sceau du chapitre
de Maubeuge, 1427.
Fig. 553.
D'après le contre-sceau
de l'abbaye de St-Remi de Reims,
LA VIERGE ET LES SAINTS
sceau de la même abbaye (fig. 553) nous fait assister à la cérémonie du baptême royal. On voit au milieu, dans la cuve, Clovis à mi-corps, nu, couronné, les mains jointes. A droite, l'évêque, debout, mitre, en chasuble, élève le bras vers la colombe apportant l'ampoule; à droite et à gauche sont des assistants, dont l'un tient une croix processionnelle.
Sainte Rictrude. — La sainte, assise, tient un livre et sa crosse sur les sceaux de l'abbaye de Marchiennes, en 1 167 et 1187. — Un type de la même abbaye, en 1224, ^a représente assise sur un édifice, l'abbaye qu'elle avait fondée, tenant un livre et un sceptre fleuronné.
Sainte Rictrude figure debout, en abbesse, nimbée, portant une petite église et tenant un livre, sur les sceaux des abbés de Marchiennes, depuis Adam, en 1443, jusqu'à Pierre Piérart, en 1601.
S. Rombaud. — D'après la légende, le saint, faisant bâtir un monastère, fut tué à coups de pioche par ses ouvriers, auxquels il reprochait leur vie dissolue. Le sceau de Jean Robbyns, doyen du chapitre de Saint- Rombaud de Malines, en 1 5 17 (fig. 555), rappelle ce tragique événement. Saint Rombaud debout, mitre,
dans l'habit épiscopal, tenant une croix processionnelle
Fig. 554.
D'après le sceau de l'abbaye
de Marchiennes, 1224.
à édicule, foule aux pieds un de ses assassins ; celui-ci tient encore l'instrument meurtrier.
S. Satur. — Au douzième siècle, l'abbaye de Saint-Satur avait pris pour emblème le saint martyr,
assis sur un banc, tète nue, nimbé, dans le costume des philosophes, tenant une palme. A droite, près de la tête du saint, on distingue une couronne.
Dans un type de la même abbaye, en i3o8, saint Satur, tête nue, en manteau à capuchon, tient une palme et un livre.
S. Sauve. — Sur le sceau du prieuré
Fig. 555.
D'après le sceau
de Jean Robbyns, j o • j. c J \7 1 zro
doyen de st-Rombaud de Saint-Sauve de Valenciennes, en n63,
de Malines. 1 5i7. - . . *
le saint assis, tête nue, en costume épiscopal, tient sa crosse et un livre. — Il est assis, coiffé d'une mitre cornue, avec les mêmes attributs, dans le type de l'abbaye de Saint-Sauve de Montreuil, en 1224; — '1 bénit, dans celui du prieuré de Valenciennes, en 1289.
Il est représenté debout, mitre, crosse, bénissant, sur les sceaux du prévôt de l'abbaye de Saint-Sauve d'Albi, en i3o3, — d'André de Chisy, prieur de Saint-Sauve de Valenciennes, en 1367. — Le type de ce même prieuré le figure, en i685, tenant sa crosse et une hache.
S. Sébastien. — Un buste du saint, de profil, tète nue, en chlamyde attachée sur l'épaule par une fibule,
LA VIERGE ET LES SAINTS
Fig. 556. — D'après le sceau de l'abbaye de Saint-Sernin, i3S5.
se voit au sceau de l'abbaye de Manlieu, en 1264. La confrérie de Saint-Sébastien de Valenciennes, en 1614, offre dans son type le saint debout, nu, les hanches ceintes d'une étroite draperie, attaché à un arbre et percé de quatre flèches.
S. Sernin. — Dans le type de l'abbaye de Saint-Sernin de Toulouse, en i385, le martyr, nimbé, tête nue, est attaché par les pieds au cou d'un taureau.
S. Servais. — La tradition veut que l'on représente saint Servais tenant une grosse clef. On le voit, en effet, pourvu de cet attribut, à mi -corps, nimbé, mitre et crosse, sur le sceau du chapitre de Saint-Servais d'Utrecht, au quinzième siècle.
S. Sever ou S. Séverin. — Saint Sever figure dans le type de l'abbaye de Château-Landon, en 1282. C'est un évêque debout, tête nue, crosse, tenant un livre ouvert.
Le sceau de Guillaume, abbé de Saint-Séverin, dans les Deux-Siciles, au quinzième siècle, représente le saint debout, tête nue, nimbé, en dalmatique, tenant sa crosse et un livre.
S. Simplicien. — En i3o3, le sceau du chapitre
Fig. 557.
D'après le sceau
du chapitre
de Saint-Servais
dTtrecht, xv« siècle.
de Martigné-Brillant représente saint Simplicien à genoux, les mains jointes, tête nue, nimbé, en chasuble. La main d'un bourreau lui tranche le chef,
S. Sulpice le débonnaire. — Les sceaux de Tabbaye de Saint-Sulpice de Bourges, en 1235 et 1450,
reproduisent la figure du saint évêque. Il est assis, tête nue, nimbé, tenant sa crosse et un livre. Un objet indistinct, posé sur la tête du saint le plus moderne, pourrait bien être la colombe inspiratrice.
Sainte Suzanne. — Debout, en pallium , couronnée , sainte Suzanne tient une palme et un livre dans le type d'Antoine, cardinal du titre de Sainte - Suzanne, en 1417.
S. Symphorien. — On voit sur le contre-sceau de l'abbaye de Saint- Symphorien de Beauvais, en 1267 (fig. 559), le martyr debout, de profil, courbé en deux, les mains jointes ; une main armée d'une épée lui coupe la tête.
Le saint debout, en dalmatique, décollé, tient sa
tête dans les deux mains, au sceau de Jean Lucas,
abbé de Saint-Symphorien de Beauvais, en i5o5-i522.
Le type d'un autre abbé, Robert, en i38o, nous
offre le saint triomphant. Debout, tête nue, les che-
Fig. 55S.
D'après le sceau d'Antoine,
cardinal du titre de Stc-Suzannc,
LA VIERGE ET LES SAINTS
Fig. 559.
sceau
veux bouclés, en costume philosophique, saint Symphorien tient une palme et un livre.
S. Taurin. — A mi-corps, en chasuble, tenant une croix et bénissant, tel est le saint évèque figuré sur le sceau de l'abbaye de Saint- Taurin d'Evreux, en 1207.
S. Thomas de Cantorbéry. — Sur le sceau du chapitre de Crépy, en 1240, on voit le saint debout, nimbé, mitre, crosse, . D,"Prè*
1 ' 7 'le contre-sc
bénissant. — Le type du chapitre de Saint- ^fs^ Thomas-du-Louvre, en i37q, le figure tenant . Phorien.
7 ' -77 o de Beau vais,
une croix processionnelle au lieu de la crosse. I2'>7* Le contre-sceau du même chapitre représente sa
mort. Saint Thomas à genoux, mitre, tournant le dos
à l'autel, est frappé d'une épée à la tête par un homme d'armes.
Plusieurs sceaux répètent ce tragique événement. Le chapitre de Cantorbéry, en 1232 et 1263, Ta pris pour emblème. Deux hommes d'armes, dans le costume de l'époque, frappent le saint accompagné d'un acolyte portant une croix processionnelle. La main divine bénit le martyr.
Le type de Boniface, archevêque de Cantorbéry,
en 1259, reproduit le même sujet. On aperçoit en
haut le saint à mi-corps dans la gloire; au-dessus, le
Christ bénissant.
Fig. 56o.
D'après le sceau
de Boniface, archevêque
de Cantorbéry, 1259.
Sur le sceau de la ville de Cantorbéry, au treizième siècle, la composition comprend quatre hommes de guerre armés d'épées; deux sont coiffés du heaume ovoïde. Saint Thomas à genoux, tète nue, les mains jointes, tourne le dos à l'autel; les deux premiers assassins le frappent à la tête. Nous retrouvons derrière l'autel l'acolyte tenant la croix et un livre. S. Thyrse. — Voy. S. Andoche.
S. Tugdual. — Un évêque debout, mitre, nimbé, tenant avec son manipule un dragon qu'il frappe dans
la gueule du bout de sa crosse, figure saint Tugdual dans le type du chapitre de Tréguier, en i38i.
Au contre-sceau, l'évêque, bénissant, foule aux pieds le dragon.
S. Tibère ou S. Tibéry.
— Le saint, qu'on appelle aussi Tiberge, tête nue, nimbé, les mains jointes, en dalmatique, agenouillé sur un rocher, exorcise un possédé dans le type de l'abbaye de son nom, au diocèse d'Agde, en i3o3. De la bouche du possédé sort un démon ailé, de forme humaine. En haut paraît le Christ, dans une gloire soutenue par deux anges.
S. Urbain. — Le sceau de la vicomte de l'abbaye de ce nom, au diocèse de Châlons, reproduit l'image
Fig. 56 1. — D'après le sceau de l'abbaye de Saint-Tibérv. i3o3.
LA VIERGE ET LES SAINTS
de saint Urbain assis sur un siège d'architecture à dossier. Le saint, nimbé, coiffé de la tiare, revêtu de la chape, tient la croix patriarcale et bénit.
S. Vaast. — Signalons d'abord un saint assis sur un arc-en-ciel, mitre, crosse, bénissant, au sceau de l'abbaye de Saint- Vaast, en i ig5 et i3oi.
Les types des abbés de Saint- Vaast, Jacques, en i53o,
— Martin Asset, en i532, représentent le saint patron debout, mitre, tenant d'une main une crosse à édicule avec le sudarium, de l'autre un livre ouvert. Un ours est assis à ses pieds. Sur deux supports latéraux, deux anges à genoux l'encensent.
Sainte Valérie. — Debout, couronnée et nimbée, sainte Valérie tient un sceptre fleuronné et un globe, sur le sceau de l'abbaye de Chambon, en 1490. — Le contre-sceau représente son martyre : un bourreau tranche la tête de la vierge agenouillée.
S. Victor. — En 1235, le contre-sceau de Raoul, abbé de Saint-Victor, reproduit la tête du saint, de profil, nue et nimbée. — Elle est coiffée du grand heaume au contre-sceau de l'abbé Robert II, en 1254,
— du heaume ovoïde , au contre-sceau de Guillaume Ier, abbé, en i3o3.
Fig. 562. — D'après le sceau de Martin Asset, abbé de Saint' Vaast,
4Sd
Un buste de saint Victor de face, tète nue, en chasuble, tenant une palme et un livre, se voit au contre-sceau de l'abbaye de Montiéramey, en 1287.
Le sceau de l'abbaye de Saint- Victor de Marseille, en 1272, reproduit l'image du glorieux patron à micorps, tète nue, en chasuble, tenant une palme, la main gauche posée sur la poitrine.
Le saint en homme de guerre, debout, de profil, coiffé du heaume conique, l'épée à la main, armé du
grand bouclier de l'époque, figure sur le sceau de l'abbaye de Saint- Victor, au douzième siècle. — Debout, tète nue, l'épée au fourreau, la main sur son écu, il remet deux clefs à un religieux à genoux, dans le type d'Ancel, chambrier de l'abbaye de Saint -Victor, en 1282. — Coiffé du heaume ovoïde et nimbé, il tient son écu et porte une petite église au sceau du sous-chancelier de l'abbaye, en 1404. — Nimbé, revêtu de l'armure de plates, la main à la poignée de son épée, il tient une lance dans le type du canton de Soleure, en 1602.
Il figure encore debout, mais en guerrier de la Renaissance, portant le costume romain traditionnel, dans le type d'Antoine de Melphe, abbé de Saint- Victor, en 1545.
Le sceau de la prévôté de l'abbaye de Saint-
Fig. 563.
D'après le sceau de l'abbaye de Saint-Victor, xu# siècle.
LA VIERGE ET LES SAINTS
Victor, à Puiseaulx, en 1282, nous offre saint Victor à cheval, couvert d'une armure de plates, le bouclier et la housse portant les armes de l'abbaye : le rais d'escarboucle fleuronné.
Le saint à cheval, tête nue, nimbé, en costume de guerre de l'époque, l'épée à la main, armé d'un bouclier à la croix, écrase le dragon, dans le type de la ville de Marseille, en 1237.
On rencontre enfin un saint Victor, accompagné de sainte Couronne, sur le sceau du chapitre d'Ennezat, en 1317. Tous deux debout, tête nue, nimbés, dans le costume traditionnel, sont penchés l'un vers l'autre. Le saint tient une palme, la sainte un fleuron.
S. Vigor. — Le saint évêque de Bayeux, debout et penché, tient un dragon attaché avec son étole, et le frappe du fût de sa crosse, dans le type de l'abbaye de Cerisy, en 1222.
S. Vincent. — Les sceaux de l'abbaye de Saint- Vincent de Laon, en 1121 et au treizième siècle, représentent le saint à mi-corps, tête nue, nimbé, en chasuble, bénissant, tenant une palme ou un livre.
Une autre figure de saint Vincent à mi-corps, bien
différente des précédentes, se voit au contre-sceau de
la ville de Castres, en i3o3 (fig. 565). Coiffé d'un
Fig. 564.
D'après le sceau de l'abbaye
de Cerisy, 1222.
Fig. 565.
D'après le sceau de la ville
de Castres, i3o3.
chapeau, vêtu d'un surcot ajusté, tenant une croix processionnelle, élevant l'autre main, il semble sortir d'une châsse.
Saint Vincent assis, tête nue, nimbé, en chasuble,
tient une croix et bénit, au contre-sceau de la même ville, au treizième siècle.
Il est debout, de profil, tète nue, nimbé, en dalmatique, tenant une palme et une couronne sur le sceau du chapitre de Saint -Vincent de Màcon, en 1228; — il tient une palme et un livre sur le sceau de l'abbaye de Saint- Vincent de Senlis, en 1384. — Revêtu de l'habit du diacre, comme dans ces derniers exemples, il porte un livre des deux mains et accompagne saint Germain, dans le type de Simon, prieur de l'abbaye de Saint-Germaindes-Prés, en 1278.
S. Vindicien. — Sur le sceau de l'abbaye du Mont-Saint-Eloi, en 1409, le saint assis, tête nue, nimbé, couvert de la chasuble, tient sa crosse et bénit. — Debout, mitre et nimbé, il tient une crosse à édicule et porte une petite église dans le type de Jean de Feucy, abbé du Mont-Saint-Éloi, en i53o.
S. Volusien. — Un sceau de l'abbaye de Saint- Volusien de Foix, en i3o3 (fig. 566), représente le saint à genoux, d'une main tenant un livre et l'autre
LA VIERGE ET LES SAINTS
appuyée sur un tau, mitre, décapité entre deux arbres. En haut, son âme qui s'envole est recueillie par deux personnages célestes.
S. Vulmer. — Le saint debout, nimbé, sous l'habit religieux, la tête dans son capuchon, tenant un livre, appuyé sur un tau, dans une grotte entourée et recouverte d'arbres, figure dans le type de l'abbaye de Saint-Vulmer de Boulogne, i3o3.
S. Wandrille. — En 1349, saint Wandrille assis, la tête nue et entourée d'un nimbe festonné, en Fig. 566.
* - - , , . • n D'après le sceau de l'abbaye
chasuble, crosse, bénissant, figure de saim-voiusien de foîx, au sceau de l'abbaye qui porte son nom. — Un autre sceau de la même abbaye reproduit, en i536, saint Wandrille debout, tête nue, en habit monacal, tenant un livre et une banderole.
Sainte Waudru. — Le chapitre de Sainte-Waudru de Mons, en 121 8, a pris pour emblème la sainte debout et nimbée, dans le costume d'abbesse, tenant un livre et un fleuron.
S. Willibrord. — Les sceaux de Gravelines, en 1244 et 1328 (fig. 567), représentent le patron de la ville. Sur le plus ancien type on voit, dans une nef conduite par un timonier, saint Willibrord mitre, crosse, bénissant. Dans le type de i328, un troisième personnage, tête nue et vêtu de l'aube, tient une croix processionnelle.
S. Winnoc — Debout, tète nue, nimbé, dans Thabillement sacerdotal, saint Winnoc tient sa crosse et un livre ouvert, au sceau de Jacques de Courteville, abbé de Saint-Winnoc de Bergues, en i52o.
Fig. 56j. — D'après le tecau de Gravelines, i3aS.
Ornement tiré du manuscrit français n* 2643, à la Bibliothèque nationale, xv« siècle.