Le costume du médecin en France
Faut-il rappeler ses origines ? On sait que, fils d Apoll la nymphe Coronis, il eut pour fils le centaure Chiron, et pi Hygie, la déesse de la santé.
m archiâtre Dude (ou Dudon), cha- : de l’Eglise de Paris, à la fois clerc
5 livres (85 fr.) pour don habiLlement. JNoum au palais, 11 avait aeu. valets de chambre à ses ordres et un cheval ; de plus, il était chaufl et éclairé.
Un document dé i3oi nous apprend que Henri de Mondeville< est, à cette date, chirurgien de Philippe le Bel; il conserva cette charg jusqu’à la mort de ce roi; il fut également chirurgien de son successeur Louis le Hutin.
Lorsque, sur la recommandation, probablement, de Pitart, qv avait été son maître à Paris, Mondeville fut désigné pour être chirui ràn du roi. il enseip-nait la médecine et la chirurgie à la Faculté d
Celui-ci était revêtu de la robe noire ; ceux qui l’interrogeaient, nous allions écrire ses tortionnaires, étaient également en robe, avec la chausse d’écarlate sur l’épaule. Si le candidat était reçu, il avait conquis le droit de ceindre le front de la première baie de triples lauriers Jbaccce laureatiu) d’Apollon, dieu de la médecine ; le chancelier lui annonçait son admission, par ces mots : <r Indue purpuram, conjcende catbedram, et gratiaj agU quibiu debep. j> Le bedeau lui passait alors la robe
de drap rouge, qu'il avait le droit de porter désormais ( 3 >.
A Montpellier, cette robe « souvent appelée de Rabelais, quoique indûment, pour rappeler un de ceux qui l’ont le plus illustré, » était « une ample tunique tombant jusqu’aux talons, à manches amples et à collet de même ». L’un des exemplaires nous apprend le professeur agrégé Paul Delmas, dont nous tenons les détails qui précèdent, est encore conservé dans une armoire de la salle des actes ; car la robe historique fut « souvent refaite, à cause de la manie qu’avaient les élèves d’en dérober chacun un morceau ».
Philiâtre pendant ses deux premières années d’études, bachelier émérite pendant les deux autres, l’étudiant qui aspirait à la licence accompagnait, durant un semestre, auprès de leurs malades, les docteurs de la ville, ou d’une localité distante de moins de douze lieues. Le stage médical auprès d’un praticien, qu’on a réclamé dans les récents Congrès, ne serait donc, si la réforme était acceptée, que du vieuxneuf. Entre temps, le candidat licencié était tenu de faire publiquement chaque mercredi, jour chômé par les professeurs, une série de leçons, qui constituaient son apprentissage du professorat. Ces leçons étaient le développement en chaire, par les bacheliers revêtus de la robe rouge et coiffés du bonnet carré, d’un texte d’Hippocrate ou de Galien, choisi par le doyen.
Restait la cérémonie qu’on appelait le paranymphe.
A la Faculté de médecine, l’acte du paranymphe était un symbole : le futur licencié allait s'unir à la Faculté, il allait l’épouser pour ainsi dire, et c’était le doyen qui remplissait les fonctions de garçon d’honneur. L’historiographe de l’ancienne Faculté de médecine de Paris <•<>, nous décrit en ces termes la solennité : «Vêtu de sa longue robe surmontée d’hermine, le doyen occupe le côté droit de la chaire ; le candidat, vêtu de même, est à la gauche du doyen. Tous les bacheliers émérites portent la rohe rouge sans hermine; les nouveaux bacheliers ont leurs vêtements ordinaires... » On entendait ensuite plusieurs discours : un docteur-régent, un aspirant licencie, parfois même des personnages étrangers à la Faculté, tels que des
mission à la licence : * Ego, cancellariuo... do vobio L lundi et faciendi medicinatn hic el ubigue terrarum... ée retournait en procession aux Ecoles.
La formule de Montpellier ne différait lie de Paris; cette formule, aux multiples gé 3 juro, revenant comme une sorte de leit-motio, ntermède burlesque oui termine le /Malade Imaa
la Faculté assiste en co apparat qu’elle déploie da
DE MOLIÈRE A NOS JOURS
ÉDITÉ PAR
P. LONGUET
34, Rue Sedaine, 34 PARIS
Docteur CABANÈS
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