‹ Le costume en FranceChapitre 20 sur 117 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

nom de Francs, des Germains de toute race composaient les meilleures troupes impériales dès le milieu du iir siècle. C^était une confédération de peuples flottant entre la Germanie et Tempire, prêts à toute influence, qui se déclara généralement contre les autres barbares qui venaient derrière elle envahir la Gaule.

Eux aussi sont le plus souvent couverts de peaux de hêtes, pel lige >'i Franci. Dans le tableau que Sidoine Apollinaire nous a laissé des Francs de Chlodion, il les décrit comme des « monstres ■«. « Du sommet de leur crâne rouge, dit-il, descend leur chevelure serrée en toupet, et leur nuque épilée est à découvert. Dans leurs yeux glauques roule une prunelle qui a la transparence et la couleur de Peau. Leur menton est rasé et, au lieu de barbe, ils ont des mèches arrangées avec le peigne (favoris). Des habits serrés emprisonnent très étroitement leurs membres. Leur jarret se montre sous une tunique courte. Un large ceinturon maintient leur ventre maigre. Lancer des haches à double tranchant, faire tournoyer leurs boucliers, arriver avant leurs piques surTennemi, sont des jeux pour eux. » La tunique en question avait des rudiments de manches. Une saie verte, à bandes écarlates, était jetée dessus. Les manteaux appelés rhenones étaient de peaux cousues ornés aussi parfois de bandes de couleur. Les cuisses et les jambes restaient nues; les pieds étaient chaussés de bottines de peau. Ainsi Textrême simplicité et le plus grand luxe se voyaient côte à côte. Du reste, la sauvagerie primitive s'effaça vite ; les Francs apparaissent déjà moins terribles dans Agathias.

Les objets de métal et les bijoux qui nous ont été

conservés dans les sculptures barbares sont à peu près identiques à ceux qui nous restent de l'antiquité gauloise; ce sont des fibules, des plaques de ceinturon (le ceinturon était à proprement parler la trousse du Gaulois; il avait là, pendu à des courroies ou à des chaînettes, tout son attirail de voyage et de toilette,

Fig. J8. Fis- 19-

Agrafe mérovingienne. Agrafe mérovingienne.

(Abbé Cochet, Tombeau de Childéric.)

bourse, couteau, briquet, peigne, etc. ; les femmes portaient le même ceinturon (Quicherat) ; enfin des colliers de verroteries et des bracelets. Le bracelet [armilla, dextrocheriw7i), porté au bras droit est commun aux deux sexes; on en fait de tout métal et de tout prix. Les femmes franques s'habillaient comme leurs maris ; Tacite nous Ta déjà dit des femmes germaines. Les manches courtes de leur tunique laissaient le haut de la poitrine et les bras à découvert. Leur coiffure était une sorte de calotte nommée obbon (Cf. Rich.,Dict. des antiquités gr. et lat., v» Obba, obbatiis).

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