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CHAPITRE III

^S. — Couronne des rois Gollis.

(Lasteyrie, op. cit.)

pées dans la région. Les types d'Anastase et de Justinien servent de modèles au mon- -=â=

nayage mérovingien. Bien souvent, les pièces ne portent que des inscriptions.

Quant aux sceaux, la représentation barbare des souverains de la première race y consiste simplement en une tête de face

à longs cheveux divisés sur le front. Il faut se défier de plusieurs sceaux plus intéressants en apparence, comme des statues ou pierres tombales prétendues mérovingiennes qu'on a souvent publiées; ce sont des œuvres de beaucoup postérieures. On peut Fig. 46. — Couronne des rois Gotiis. voir au portail de main- (Lastcyrie, op. cit.) tes églises des ^portraits

de Clovis et de Clotilde, par exemple; mais il est aisé de démontrer qu'elles sont relativement modernes.

Notre principe étant de ne reproduire que des monuments d'une authenticité parfaite et qui soient contemporains, à quelques années près, des modes que nous décrivons d'après les auteurs, nous renvoyons le lecteur, pour le costume d'apparat des premiers rois barbares, consuls de l'empire romain, aux mosaïques de Ravenne. (V. dans notre Collection, Gerspach, la Mosaïque^ p. 33 et 399.) Nous donnons deux ivoires du

pig. ^7. — Fourreau de l'épée de Childéric (Cochet).

Cabinet des médailles, pour la représentation du costume consulaire.

Nous avons extrait de la publication du tombeau dit de Childéric l" par l'abbé Cochet plusieurs objets tels que fibules, agrafes, armes, etc., trouvés dans le tombeau et dans d'autres sépultures franques et méro-

vmgiennes.

Le tombeau, découvert à Tournay en 1 65 3, contenait des étoffes qui ont été dispersées. Quelques objets de métal, parmi lesquels le fourreau d'épée que nous avons fait graver, sont aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale.

Enfin, noiis donnons, d'après le bel ouvrage de M. F. de Lasteyrie, le dessin de trois couronnes trouvées dans le .trésor de Guarrazar, auprès de Tolède. Ces couronnes nous donnent la forme de celles que

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