‹ Le costume en FranceChapitre 36 sur 117 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

du costume long, à la mode barbaresque. Les pièces de ce costume sont du reste les mêmes que celles de rhabillement décrit au chapitre précédent.

Le chainse de fil, orné de broderies, tombe jusqu^aux pieds ; l'encolure et les poignets sont étroits ; deux fentes sont pratiquées pour qu'on puisse le porter à cheval. Il est élégamment plissé et apprêté par Part des repasseuses.

Le bliaud jeté par-dessus est fort analogue. Lui aussi est orné de broderies, plissé par endroits et fendu.

On le taille de telle sorte qu'il s'évase par le b en large Jupe. Les manch sont serrées au poignet ou bii très ouvertes, de manière laisser voir celles du

Une ceinture, sur retombe le bliaud, aide encore à faire bouffer ces deux jupes.

Le manteau a pris de grandes proportions aussi. On l'attache à gauche par un fermail, ce qui emprisonne le bras droit d'une façon fort incommode.

Les chausses, quoique désormais cachées, sont encore un objet de grand luxe; on en conserve au trésor impérial de Vienne qui sont de satin rouge brodé d'or.

La variété et l'originalité des chaussures sont très

Fig. 59. — Bliaud.

(Trésor de Vienne.)

remarquables. A peu près toutes les classes de la société portent des bottes ou heuses en cuir mou. Les eschapins (escarpins) découverts servent au logis. Les souliers s^allongent et se terminent par une pointe démesurée [pi-

Fig. 6o-(5i. — Heaumes et écus (Demay).

gâche). Cette pointe, cette corne, bourrée d'étoupe, affecte les formes les plus extravagantes sous le règne de Louis VI ; er, comme si ce n'était pas assez, le quartier prend de telles proportions, sous Louis VIT, qu'il retombe et traîne derrière le talon. Les souliers portaient des boucles de métal. Ils étaient décorés richement. Quand Philippe-Auguste fut couronné à Reims, il portait des heuses parsemées de fleurs de lis d'or.

On porta alors les cheveux longs, au moins par

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