CHAPITRE X
donné faveur... Les hommes voulurent être vêtus plus long, les femmes moins étroit. »
D'autre part, Menot faisant le portrait d'un élégant
Pig. 107-108. — Tapisserie du musée de Cluny. (Louis XII.)
du temps de Louis XII, dit quMl « avoit bottines d'escarlate bien tyrées, la belle chemise fronsée sur le colet, le pourpoint fringant de velours, la toque de Florence... »
Il est visible que les modes italiennes, les modes de la Renaissance, s'introduisent déjà en France par le canal de la jeunesse qui entourait le Dauphin. Le caractère triste et sombre du moyen âge va disparaître devant une aurore inconnue.
Aussi bien que les iiommes et plus qu'eux encore, les femmes aimèrent, pendant cette période de transition à montrer sous le linge, le fin linge qui venait des Flandres et de Hollande, un reflet de leur peau. Par Touverture carrée qui découvrait la poitrine, on voyait
Fig. lop. — Tapisserie du musée de Cluny. (Louis XIL)
un peu de la cotte, et la gorgerette, ou la collerette, arrêtaient à peine les regards indiscrets. Les robes étaient si longues, sur toute leur circonférence, pendant les deux règnes qui nous occupent, qu'on dut inventer des moyens mé'caniques pour les relever. Elles avaient des manches très larges, à parement de fourrure retroussé,. €t laissaient passer les manches étroites de la cotte de dessous ou corset. Comme au xiii'= siècle, une large