CHAPITRE X
ceinture richement ouvrée, puis une cordelière, serra
la taille. Un petit bonnet ou coiffe et un chaperon
fixé dessus par des épingles et des affiquets, voilà
toute la coiffure. Il
n'est pas rare de
trouver aussi des
capelines.
En somme, c'était là un costume austère. Cest celui d'Anne de Bretagne, qui s'opposa de tout son pouvoir à l'introduction des modes italiennes. Celles-ci se vulgarisèrent cependant. Les gorgerettes furent bientôt abandonnées, A leur place on laissa voir Tencolure de la chemise, qui paraissait aussi aux manches de la cotte ; ces dernières furent faites de deux brassards ou mancherons réunis par des rubans, et les grandes manches de la robe furent retroussées jusque près des épaules, ou fendues de haut en bas ou même complètement supprimées. Les chaperons perdirent leur ampleur et leur apparence monastiques : ils
Fis
Anne de Bretagne.
Miniature du Livre d'heures d'Anne de Bretagne.