CHAPITRE XI
Les chausses de drap d^écarlate brodées.
Les souliers, pantoufles ou escarpins, toutes chaus-
Fig. 115. — Diane de Poitiers (Raciuet).
sures de'couvertes et de'chiquetées de la plus bizarre manière.
La chemise.
La vasqidne (ou basquine] de soie, qui se passait dessus; c'était un buste rembourré, sans manches, qui étreignait la taille et la moulait, comme le pourpoint viril, d'une façon rigide : en d'autres termes, un corset sans armature.
La vertug-ale; on appelait ainsi une sorte de crinoline, je veux dire un fort jupon empesé qui continuait • la vasquine « Vertugales pesantes, dit un satirique, dont le devant estoit couvert de quelque drap de soie, d'or ou d'argent, et le reste couvert de gros canevat. Le soir, quand elles (les femmes) s'alloyent coucher, elles avoyent les jambes enflées à cause du faix qu'elles portoient. »
La cotte ou corset; encore une pièce qui aurait dû être cachée dans les premiers dessous; elle était tout apprêtée et bien tendue sur les pièces susdites;... un vrai miracle de fantaisie.
La robe, ouverte sur la poitrine, tombant en deux pans droits qui allaient s'écartant de la ceinture aux pieds pour laisser voir la cotte. Les plis de la robe étaient soigneusement comptés et assujettis en tuyaux d'orgue. Parles larges emmanchures béantes et garnies de retroussis de fourrures et de doublures apparentes [manchons], ou par les crevés qui les fendaient se montraient les manches de la chemise closes au poignet.
La marlotte et la berne : comprenez des pardessus relativement courts, avec ou sans manches.
Sur le tout, une telle profusion de joyaux et de chaînes carcans, ja^erans, patenôtres, etc., que l'œil se perd tout à fait à vouloir suivre le dessin des formes. Le chaperon en était tellement surchargé que le prin-