‹ Le costume en FranceChapitre 65 sur 117 · CHAPITRE XI. 14.I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. 14.I

esmeraudes, etc. » Les bourgeois ont gardé le chaperon.

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Le temps de Marignan et de Pavie fut celui de

réformes capitales dans Torganisation de rarmée, si Ton peut appeler armée cette réunion de bandes marchant sous des drapeaux différents et composées d'éléments aussi hétéroclites que le sont des lansquenets allemands, des gens d'armes français, des Écossais, des Suisses, des cavaliers albanais. Une bande était une petite armée. De là Torigine du premier uniforme qui fut porté comme signe de reconnaissance par tous les hommes de la même bande. La garde du roi portait ses couleurs et ses armes : les bandes mercenaires se ralliaient à un drapeau de leur chef, comme, par exemple, les bandes noires de Marignan au drapeau noir de Fleurange. Les pires soudards, les aventuriers s'habillaient à leur guise et se faisaient gloire de leurs haillons. Michelet remarque que l'infanterie française entra pour la première fois en ligne de victoire à la bataille de Ravenne (i5i2). Dès lors, la chevalerie est bien morte ; la pesante gendarmerie n'est plus une force irrésistible. L'armement subit d'ailleurs de profondes modifications dont nous n'avons pas à nous occuper.

Les étoffes employées aux splendides costumes de ces temps étaient les mêmes pour les hommes et les femmes; c'est à savoir le camelot et la serge de soie, les taffetas de couleur, les satins, damas, velours, draps d'or, toiles d'argent, etc.; tout cela brodé à foison de perles, agrémenté de passementerie et enrichi de fourrures. Toutes les couleurs sont de mise; mais chaque costume a une harmonie dominante. L'écarlate est une teinture très goûtée.

Costume féminin. — Voici un costume riche décomposé en ses parties :

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