‹ Le costume en FranceChapitre 75 sur 117 · Tapisserie du musée de Cluny · texte numérisé non relu

Tapisserie du musée de Cluny

(Henri III.)

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so\isl''atti/et,Vescoffion et le chaperon, on sera effrayé du poids de tant d'apprêts, les plus inouïs qu'on eût vus autour d'une tête de femme. N'oublions pas que les dames portaient les gants, le manchon et Véventail.

Les pieds e'taient chaussés de mules. Certes, il fallait avoir grand air et noble démarche pour faire figure sous ce déguisement paradoxal , sous cette mouvante mascarade.

C'est à dater du xvi« siècle seulement que le noir devint la couleur du deuil; mais la famille royale avait le privilège qu"en pareille circonstance les rois se mettaient en violet et les femmes en dessous blanc, et en dessus violet ou gris. A la mort de son père, François 11 prit une robe violette, longue de plus de trente aunes et un manteau dont les cinq queues déchiquetées étaient portées par des princes du sang. A la mort de Marguerite de Clèves, Henri III, son amant, porta durant plusieurs Jours un habit dont les aiguillettes et les garnitures étaient couvertes de brandons esteints, de larmes et de têtes de mort.

Fig. 130. — Tapisserie du musée de Cluny. (Henri III.)

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