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CHAPITRE PREMIER

Fig. ij.

Rondelle gauloise (VA^e de bronze).

pas bien Tutilité et qui ressemblent à de grands sistres.

On remarquera le style des ornements sur les armes; il n^est nullement classique; on y trouve la plus grande analogie avec Tornement Scandinave.

Iconographie. — Quels monuments figurés avons-nous de la période

antérieure à la conquête romaine ?

Les Gaulois n''avaient aucun art plastique; ils ne se sont pas représentés eux-mêmes et c^est, pour la connaissance d'un peuple, la pire des lacunes.

Cependant, les médailles frappées en Gaule donnent quelques renseignements.

On sait qu'elles sont, le plus souvent, des imitations barbares de coins

Gladiateurs gaulois (Longpérier). arecs; mais OU y trOUVe

des cavaliers revêtus du costume national et des avers

a+ LECOSTUMEEN FRANCE.

assez typiques. Nous avons donné plusieurs spécimens d'armes trouvées dans les sépultures gauloises.

Il est difficile de leur assigner des dates; comme nous allons le voir, il n'y a pas de différence tranchée entre une belle arme gauloise et une arme mérovingienne.

Fig. 15. — Orante (Catacombes de Rome).

epoque gallo-romaine. haut et bas empire.

(du premier siècle a l'an 490.)

Fig. 16. — Médaillon clirétien.

(Martigny, /In^ chrct. Hachette, éd.)

Retiré dans son pag-iis , au milieu des forets qui couvraient les trois quarts delà Gaule, l'habitant des campagnes , ou des terres vagues, garda longtemps les mœurs barbares. De même que, de nos jours encore , Thomme

des champs conserve, dans certains cantons reculés, Tempreinte de la sauvagerie primitive, le paganus,

celui qu^on appellera bientôt le vilain, demeura simple et rustre à côté de la civilisation environnante. Mais les populations qui se trouvèrent en contact direct avec l'administration romaine prirent bientôt tous les dehors de la culture latine. Le midi de la France, la Provence [Provincia) eut de bonne heure les mêmes mœurs que la métropole. Les vieux Romains voyaient avec honte des sénateurs gaulois siéger entre Cicéron et Brutus. Rome donnait à la Gaule le ton de la mode et Viiniforme, la livrée administrative, en même temps que la Gaule envoyait à Rome, ou elles obtenaient la faveur, des modes provinciales. Les colonies militaires d'Octave, les villes augustales, faisaient rayonner Tinfluence latine. Lyon était une capitale. La révolte de Sacrovir enrégimenta quarante mille hommes dont un cinquième était armé comme les légionnaires; il s'y joignit un contingent d'esclaves destinés au métier de gladiateurs ou crupellaires : une armure de fer les couvrait tout entiers. Caligula, né à Trêves, fut l'ami des barbares. Il aimait à s'entourer de Gaulois (Valérius Asiaticus, Domitius Afer). — Claude, né à Lyon, était Gaulois. S'il eût vécu, dit Suétone, il eût accordé le droit de cité à tout l'Occident, aux Espagnols, aux Bretons et aux Gaulois, surtout aux Eduens. L'Aquitain Vindex donne l'empire à Galba; Othon entre dans Rome avec l'aide de légions composées de Germains, de Gaulois et de Bataves. Vitellius est nommé par la Gaule. En résumé la Gaule était déjà romaine moins d'un siècle après la conquête de César. Les Méridionaux affluaient à Rome, ou ils tenaient les emplois de médecins, de rhéteurs, de mimes. Pendant ce temps, un artiste gau-

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