‹ Le costume historique (volume 2)Chapitre 38 sur 87 · DARS · texte numérisé non relu

DARS

Cuir de roussy. — « Cuir de Russie » ; celui avec lequel on faisait les bottes longues de la fin du règne de Henri IV ; France, dix-septième siècle, 311.

Cuirasse (lorica, 6wpa£). — Arme défensive qui fut d'abord de cuir (d'où son nom), puis de lin, de bronze, etc. Les Grecs et les Romains se servaient de cuirasses de métal ou de peau, ou bien encore de tissus croisés, doublés et feutrés. Chez les hommes du moyen âge, la cuirasse ne reparut définitivement que vers 1400 ; elle était faite de deux pièces : le plastron et la dossière. A dater du seizième siècle, on ne voit plus cette armure défensive que chez les piquiers et les officiers do toutes armes , 15, 16, 25-26, 34, 36-37, 48-49, 56-57, 217, 218, 219, 220, 253, 254, 257, 258, 259, 260, 261, 262, 301, 342, 343, 381, 383, 384. Voir Braconxière, Brigaxoine, Broig.ve, Buffle, Buffletix, Colletix, Corselet, Faldes ou Fauldes, Haubergeon, Jacques, Lorica, Paxsière, Pectoral, Tassettes.

Cuirie (quirie). — On désignait par ce mot, du douzième au quinzième siècle, les courroies, les doublures, les gambisons et toutes les parties de l'armure faite de cuir; Europe, moyeu âge, 200, 202, 217.

Cuissots (cuissards, cuiseaux). — Harnais des cuisses seulement adopté vers le milieu du quatorzième siècle ; Europe, moyen âge. 119, 202, 217, 219, 220, 222. Voir Genouillère, Grève.

Cul postiche. — La tournure des dames de l'époque Louis XVI; France, fin du dix-huitième siècle, 398.

Culbute. — Nœud de ruban posé dans le chignon ; coiffure féminine de l'époque de Louis XIII. France, dix-huitième ; siècle, 328.

— Fond du bonnet à la Fontange; règne de Louis XIV, 351.

Culotte. — Nom donné aux anciennes chausses.

Culotte à la sènllane. — Europe, du dix-septième au dixhuitième siècle, 280.

Culotte à fond de cuve. — Gentilshommes de l'époque de Louis XIII; France, dix-septième siècle, 327, 328.

— Mot désignant les grègues des pages devenues d'une grande exiguité ; première partie du règne de Louis XIV, 340.

Culotte in-folio. — Celle des petits -maîtres de l'époque de Louis XIV, 351.

Culotte de daim serrée à l'écuyère. — Costume militaire de la fin du dix-huitième siècle, 400.

Culottes marinesqv.es, provençales, grégueiques, braguesques.

— Chausses prolongées jusqu'aux genoux ; à l'usage des courtisanes vénitiennes ; Europe, seizième siècle, 289.

Cultrarius. — L'assistant du prêtre romain qui officie ; il immolait la victime en lui coupant la gorge avec le culter,

Cuman. — Vase pour le laib ; Ecosse, 427.

Curie (curia). — Salle d'assemblée où les citoyens romains se réunissaient, 33.

Custode. — Le petit pavillon mis sur le saint ciboire où l'on garde les hosties consacrées. Reliquaire en forme de custode; Europe, moyen âge, 231.

Cuvette renversée (chapeau en forme de). — Modes féminines ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 280, 321.

Cyclade (cyclas). — Cotte d'origine visigothe; costume féminin ; Espagne, treizième siècle, 200.

Cymbalum (y.û(J-êa).ov). — Instrument de percussion; antiquité, 43.

Cyprinum. — Parfum liquide composé avec le troène;

bains romains, 45.

Cyrbasie (cyrbasia). — Coiffure persane dans le genre de

la cidarit et de la tiare, 11 et 12.

Cyzicènes. — Salle à manger d'apparat ; maison grecque,

Czarda. — Danse hongroise, 458 et 459.

Dabieh. — Bateau à grande vergue; Egypte, 8.

Dactylion, Dactylidion. — Ornement des doigts; nom générique que les Grecs donnaient aux bagues, 31.

Dague (daguette [dague courte], cope-gorgiase, ganivetè). — Arme de main, courte, que l'on portait, à dater du quatorzième siècle, à la ceinture, du côté droit, la poignée eu avant ; Europe, moyen âge et seizième siècle, 201, 210, 211, 212,217, 219, 238,239,249 et 250, 253,254,256,257,260, 261. Voir Bastakdeau, Langue de bœuf, Main gauche, Miséricorde.

Dah. — Bracelet en argent ; bijouterie kabyle, 154.

Daïmio. — « Prince » ; Japon, 96-97, 99.

Dais. — Châssis recouvert d'étoffe et quelquefois accompagné de courtines, que l'on plaçait au-dessus d'un siège d'htmneur ou d'un lit; beaucoup de chaires avaient un dais en bois sculpté, 186, 213, 214, 215. 223, 227. Voir Ciel.

Dalmatique (dalmalica). — La longue blouse des Dalmates ; costume militaire romain, 36-37.

— Costume ecclésiastique ; vêtement que portent sur leur aube les diacres et les sous-diacres, quand ils assistent le prêtre officiant. Les évêques ont le privilège de porter la dalmatique sous la chasuble, 181, 182, 193, 194, 284.

— Costume civil; Europe, moyen âge, 209, 211.

Damas (ouvrages de), d'Inde, sarrasinois. — Étoffes, bijoux, meubles de provenance orientale; France, du douzième au treizième siècle, 189.

Dangat. — Le masque de guerre du Néo-Calédonien ; Océanie, 60-61.

Danseurs, Danseuses. — Voir A'oualem ou Ghaouazy, Bayadère, Caxcexis, Devadase, Nartachis, Nautchgirl, tschenguy, veschatui.

Danneman. — « Paysan libre » ; Suède, 412.

Danumer malekani. — Etoffe des marchés fundjés ; Sénégal, 72.

Darâboukkéh. — Tambour de basque ; Algérie, 164.

Dard (darde, dart, algier). — Arme de main, et, pendant l'époque carolingienne jusqu'au douzième siècle, une sorte de javelot empenné. A dater du douzième siècle, le dard est une sorte de vouge à manche court, munie d'un fer effilé et tranchant; c'est alors une arme de piéton, du genre de la baïonnette, 202.

Dari. — Présents de noces ; Kussie, 444.

Dari seadet aghassy. — « Chef de la maison de félicité » ; l'un des titres du chef des eunuques noirs, le Kizlar Aghassy, 172-173.

Défendant (le). — Celui auquel on adressait un défi ; tournois; Europe, moyen âge, 221.

Debera. — Village kabyle, 152-153.

Deïnos ou Delnos. — Petit bassin pour la toilette des pieds ; Gréco-Romain, 32.

Délia. — Vêtement d'origine turque; habit d'apparat de la

noblesse polonaise, 451, 452.

— Dèliutkà ou Déliura , variété de la délia, 451, 453, 454.

Demi-ceint. — Ceinture de dessous des dames du moyen âge, 226, 246, 251,273.

Dengue. — Fichu ou mantelet des G aliciennes et des Asturiennes; Espagne, 473, 476.

Deraia. — Parure féminine; colliers ornant la partie supérieure de la poitrine; Grèce, 25-26.

Derbal. — Chemise de laine; Kabyles, 150.

Derviches. — C.-à-d. « pauvres »; moines musulmans. La Turquie, l'Egypte, Tripoli, le Maroc, la Perse, la Boukharie, l'Inde, ont plusieurs sectes de derviches indigènes, 135 et 136, 141, 169, 175. Voir Bektachi, Cadry.

Déshabillé. — Expression générique appliquée à plusieurs variétés de la mode féminine offrant toutes le type adopté en France à dater de 1783 , c'est-à-dire celui de la <( simplicité » qui succéda aux fantaisies exagérées du commencement du règne de Louis XVI, 390, 398. Voir Caraco, Fourreau, Négligé, Robe en chemise, Robe négligente, deminégligente.

Despote (Ô£0"7t6xY)!;). — Titre qui remplaça celui de César chez les empereurs du Bas-Empire, 183.

Devadâses. — Classe de danseuses consacrées au culte; Inde, 125.

Devants. — Bouillons de gaze ornant l'encolure de la robe du décolleté; modes féminines; France, époque Louis XIII,

Devant à la Fontange. — Le toupet élevé de la perruque des hommes du temps de Louis XIV ; mode imaginée par le marquis de Fontange, 351.

Devantier. ■ — Pièce de corsage des femmes des provinces romaines et de l'ancien comté de Nice, 467, 496.

Dextrale. — Bracelet porté sur la partie charnue du bras droit; antiquité, 31.

Dhaman. — Le représentant de chaque famille kabyle dans les assemblées municipales, 152-153.

Dhoti. — Longue bande d'étoffe formant caleçon ; Indous, 122, 123, 126, 127, 129, 130.

Diacre. — Dignitaire ecclésiastique, dont le nom vient du grec ôtàxovoç, serviteur ; sa principale fonction est de servir le prêtre ou l'évêque à l'autel. Diacres latins, 189, 194. Diacres orthodoxes, 182.

Diadème (diadema, Gtàôïju.a). — Bandelette dont on secei gnait la tête comme du crédemnon, et qui devint le signe distinctif de la royauté ou du rang suprême. Les rois de Perse et d'Arménie joignaient cet ornement à leurs cydaris et à leurs tiares. Le diadème des empereurs romains était de laurier naturel ou de feuilles d'or imitant le laurier. Dans la suite des temps, on chargea le diadème de broderies, de perles, de diamants; puis il devint une parure de métal. Les souverains des époques modernes ont adopté de préférence la couronne, dont la base représente le diadème primitif. Le

diadème était aussi une parure civile : les daines grecques et romaines en ornaient leurs fronts ; et, de nos jours, on le voit encore figurer parmi les bijoux particuliers à quelques nations. Chez les chefs de certaines tribùs indigènes de l'Amérique et de l'Océanie, le diadème est formé de plumes, de graines, etc., 14, 24, 25-26, 41, 51, 53, 60-61, 70, 85, 86, 183, 423. Voir Chapelet, Thacebt, Tbessoir.

Diane (mis à la). — Toilette féminine; France, règne de Louis XIII, 328.

Diapasma (û(.à7iao"(J.a). — Poudre fine dont on se frottait le corps ; antiquité, 18.

Dibleh. — Bague dépourvue de pierre ; bijouterie orientale, 463. Voir KHATIM.

Dicorde, Diacorde. — Espèce de guitare à deux cordes ; antiquité. Long instrument monté de deux cordes. Pour en jouer, l'exécutant appuyait sur les cordes vers le bas et faisait agir l'archet vers la partie supérieure ; moyen âge, 43,

Diffa. — Plat de viande de mouton; Kabyles, 152-153.

Dilsiz. — ■ Muet du harem impérial ; Turquie, 169.

Dirnachère (dimachœrus). — Gladiateur romain qui combattait avec une épée dans chaque main, 36-37.

Dinanderie. — Les ouvrages de chaudronnerie historiée qui se fabriquaient à Dinant, en Belgique, et à Lyon. La corporation des dinans existait dès le douzième siècle; Europe, moyen âge, 232.

Diota (Stwxyi). — Oreilles de l'amphore; Egypte, 7.

Diphros (Sîcppo;). — Pliant; antiquité, 32.

Diploïdion. — Voir Anabole.

Diptyque. — Chez les anciens Bomains, tablettes à écrire composée de deux feuilles ; on y inscrivait les noms des consuls, des magistrats. L'Église fit également iisage de diptyques pour y inscrire des noms d'évêques, de bienfaiteurs. Les diptyques donnèrent naissance aux triptyques et aux retables, qui, d'une forme plus architecturale, servirent aussi à la décoration des autels ; antiquité, moyen âge, 181, 228. Voir Image a volets.

Discalceatus. — « Déchaussé » ; les Romains considéraient comme tel celui qui était chaussé de la solea, 47. Voir Solra,

SOLEATUS.

Dispensator. — Secrétaire intendant d'une maison romaine,

Divan. — Voir Al-dyonan.

Dizlik. — Guêtres brodées ; Épirotes ou Albanais, 464.

Djaboli. — Chemise de soie ; femmes mauresques de l'Algérie,

Djamadan. — Gilet croisé ; Turquie, 170, 177, 178.

Djemala. — Turban des Maures tunisiens, 159.

Djilbend. — Le sac de cuir des derviches Bektachi ; Turquie,

Djinn-baori. — Manteau flottant que les chefs japonais portent sur la cuirasse, 96-97.

Djiuriksha, Jiurikiska. — Espèce de cabriolet suspendu et traîné à bras ; Japon, 98, 102.

Djubbé. — Long manteau à manches qu'on laisse ordinairement flotter, à l'usage des deux sexes; Turquie, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 182.

Dogaline. — Manteau court; Italie, seizième siècle, 199. Doge (dux). — Nom donné aux chefs des républiques de Venise et de Gênes, 199.

Doggereau. — Grande barque des pêcheurs de l'île Marken ; Hollande, 419 et 420. Voir Bottehs, Buide.v.

Dolabra. — La petite lame affilée de la scena; sacrifices romains, 38.

Dolama. — Manteau long, parfois sans manches; costume masculin ; Turquie, 462.

— La veste des janissaires des rois de Pologne, 454.

Dolman. — Nom donné par les Hongrois à la dolama turque, qu'ils transformèrent en un court paletot aux manches flottantes. Le dolman, en subissant de nombreuses modifications, est devenu le vêtement des hussards français et étrangers, 387, 458 et 459.

Dôli. — Palanquin des femmes riches; Inde, 124. Voir Bonis.

Dolkknif. — Le couteau des paysans suédois et norvégiens,

Dolman. — Voir Dolama.

Dolmen. — « Table de pierre »; monument druidique composé de pierres plantées en terre verticalement et supportant une autre pierre en forme de table, 50.

Domestica vestis. — Vêtements d'intérieur; Romains,

Dominicains. — Ordre religieux fondé en 1215, par saint Dominique, 241-242, 482.

Domus. — Maison, habitation particulière des Romains ; celle occupée par un seul propriétaire et sa famille, 33. Voir Insula.

Dormeuse. — Nom donné à une coiffe en usage chez les femmes du peuple; France, dix-huitième siècle, 369, 371.

Dossière. — Partie de l'armure de plates protégeant le dos, et qui, réunie au plastron et à la pausière, composait l'habillement désigné depuis sous le nom de cuirasse; Europe, moyen âge, 204.

Dosso. — Pelleterie de couleur cendrée; Venise, seizième siècle, 288.

Douar. — Réunion de tentes arabes, 155.

Doublier. — Nappe de table; France, moyen âge, 231.

Douchegreïka. — Mantelet en forme de casaquin ; dames russes, 438 et 439, 440.

Doulx-filet. — Dentelle, tissu transparent de fil ou de soie dont on confectionnait la gorgerette des dames du quinzième siècle;- Europe, 246, 249 et 250, 251.

Doumaci. — Étoffe de lin; Afrique, 165.

Dragon (draco). — Enseigne d'une cohorte, empruntée aux Parthes et introduite dans l'armée romaine vers le temps de Trajan, 35.

Dragons. — Corps de cavalerie créé, en 1558, par le maréchal de Brissac sous le nom à' arquebusiers à cheval; ils combattaient aussi à pied ; France, 381, 382.

Dragonne. — Boucle de cheveux; dames; France, dixhuitième siècle, 369.

Drapeau. — Mot qui, depuis le seizième siècle, désigne l'enseigne des fantassins ; celle des cavaliers est Vé/endard. France, seizième et dix-septième siècles, 275, 342. — Drapeau tricolore, 400.

Drawing-room. — Pièce île réception ; Angleterre, 299. Drayman. — Charretier anglais, 428.

Dressoir (dressouer, dreçouer). — Meuble en forme d'étagère, garni de nappes, et sur lequel 011 rangeait de la vaisselle de prix, des pièces d'orfèvrerie, etc. ; Europe, moyen âge, 190- 191, 227, 365.

Drinkhoorn. — Hanap; Hollande, dis-septième siècle, 323.

Droguet. — Gros drap en usage dans la classe bourgeoise ; France, dix-huitième siècle, 367.

Drougeki. — Assistants qui soutiennent les couronnes audessus des fiancés dans les cérémonies du mariage russe,

Droujka. — Paranymphe ; mariage russe, 444.

Drover. — Conducteur de bétail; Angleterre, 428.

Druine-usual. — Gentilshommes des premiers temps de la royauté écossaise, 425 et 426.

Dubliten. — Jupe des femmes bulgares, 462.

Ducale (costume à la) — Celui des dogaresses. — (manches à la). — Venise, 199.

Ducales. — Peaux de martre et d'hermine, formant la

doublure des vêtements de cérémonie ; noblesse vénitienne ,

seizième siècle, 288.

Duchesse (chapeau à la) — Modes féminines ; France, époque de Louis XVI, 390.

Duduk. — La paire de flûtes des bergers bulgares, 462.

Dulbend. — Mousseline employée dans la confection des turbans; Orient, 135 et 136.

Dura. — Cabane'des Australiens; Océanie, 60-61.

Durbakka. — Grande mandoline arabe, 160 et 161.

Durbar. — Salle d'audience des souverains indous, 114.

Dustman. — « Homme de la poussière » ; Angleterre, 430.

Eau d'ange ou de Chypre. — Eau de senteur; toilette féminine ; France, règne de Louis XIII, 328.

Eau de chair. — Dames du dix-huitième siècle ; France,

Ebène. — Nom générique appliqué à tous les bois fermes employés dans la fabrication des meubles du dix-septième siècle ; France, 358. — Ébénistes, ceux qui travaillent ces bois ; les anciens huchiers du moyen âge.

Ecarlate. — Drap pour les chausses; France, quatorzième siècle, 206.

Ëcharpe (escliarpe, escherpe, escrepe, escerpe, escherpelte, eskerpe). — Bande d'étoffe portée en sautoir. Les pèlerins portaient l'écharpe et le bourdon ; Europe, moyen âge, 200. Voir Faja.

— En France, sous Louis XIV, les dames faisaient usage de l'écharpe dans leurs toilettes de ville ; dans les dernières années du dix-huitième siècle, les premiers châles furent de longues écharpes de cachemire ou de taffetas, 354, 355, 404. Voir Cape, Chale, Mante.

— Dans l'Inde, les deux sexes s'enveloppent le buste dans une écharpe de gaze ou de soie ; les femmes en ramènent une des pointes sur la tête, 122, 123, 125, 127, 128, 130.

— L'écharpe militaire est un insigne de commandement, une marque de distinction et un signe de ralliement ; on la porte en bandoulière ou en ceinture ; Inde, Europe, seizième, dix-septième et dix'-huitièrue siècles, 110, 111, 112, 257,261, 266, 268, 275, 301, 311, 342, 349, 364,387.

Échelles. — Nœuds étagés des deux côtés du buse, sur le devant du corsage ; modes féminines ; France , règne de Louis XIV, 353.

Eckd. — Collier arabe ; parure des classes pauvres, 463.

Écossaise (compagnie). — Corps d'élite institué par Charles VII, en 1445, en reconnaissance des services que quelques troupes écossaises lui avaient sendus pendant la guerre contre l'Angleterre. Jusqu'au dix-septième siècle, cette compagnie de la maison militaire des rois de France fut toujours commandée par des gentilshommes écossais, 256, 383.

Écu (scutunî). — Nom que prend le bouclier à partir du douzième siècle. Le noble faisait peindre sur son écu ses armoiries ou sa devise; Europe, moyen âge, 202, 203, 204, 205,206, 207 et 208, 210, 217.

Écuelle (escuelle). — Plat profond avec rebords ou oreilles dans lequel, avant le quinzième siècle, mangeaient habituellement deux personnes. L' écuelle a précédé l'assiette; elle était faite de terre cuite vernissée, d'étain, de cuivre ou d'argent. Dans nos campagnes, on se sert encore d'écuelles, 227 499-500.

Écuyer {scutifer). — Officier de livrée chargé de la direction des écuries. C'était, au moyen âge, un degré de noblesse inférieur à celui de chevalier. Il se prenait comme synonyme de bachelier, damoiseau, etc. C'était seulement à l'âge de quatorze ans, et après être sorti des pages, que l'enfant noble pouvait être admis au nombre des écuyers. — Grand écuyer; charge de la cour des rois de France. — Ecuyer d'écurie; celui chargé de dresser les chevaux, 218.

Effrontée (1'). — Variété de la coiffure à la, Fonlange ; ainsi nommée parce que, rejetée en arrière, elle dégageait l'oreille. — ■ On nommait aussi l'effrontée la mouche placée sur le nez; modes féminines; dix-septième siècle, 354.

Égèe. — Peau de chèvre que les Lybiennes portaient pardessus leurs vêtements; antiquité, 25-26. Voir Egide.

Égide, iEgis (aîyi:). — Vêtement de peau ayant Yégée pour origine. En représentant Minerve, on a fait de Végide tantôt une peau écailleuse couvrant les épaules, la poitrine et le bras gauche ; tantôt une cuirasse en deux parties réunies par la tête de Méduse ; antiquité grecque, 25-26.

— Grand collier féminin ; Grèce, 25-26.

Egossier. — Paysan qui gardaitles juments; France, moyen âge, 209.

Eider. — Oiseau des régions polaires dont le duvet est employé par les Esquimaudes à confectionner des chaussettes des tapis, etc., 83-84.

Ekandas. — Villages fortifiés, chez les Zoulous; Afrique, G7-

Élégants hors de pair. — Époque de Louis XIII ; France

dix-septième siècle, 327-328.

Elenchi, Tutulati. — Perles longues qui avaient la forme

des vases nommés alabastra; Grèce, 25-26. Elmâs. — Nom du diamant considéré, chez les Arabes, comme

un spécifique contre certaines maladies; Afrique, 162. Elaeothesium. — Salle des parfums ; pièce des bains romains

où les baigneurs recevaient des onctions d'huiles et d'ess en-

ces parfumées; antiquité, 45.

Émail. — Insigne fleurdelisé que les hérauts d'armes de

France portaient sur leur poitrine, 218. Émail de Transylvanie. — Joaillerie hongroise, 460. Emareth-Berathy. — Diplôme que le sultan envoie, en

même temps que le manteau d'investiture, au schérif de la

Mecque ; Turquie, 169.

Embira. — Écorcc filamenteuse dont les Puris font leurs hamacs ; Amérique du Sud, 76.

Emblema. — L'une des deux épaisseurs de la semelle de la

crépide; chaussure antique, 47. Voir Cattuma. Émouchoir. — Voir Flabellum.

Enam Kécesst. — La boîte de dépêches que portent avec eux les Zeibek; Turquie, 177.

Enarmes. ■ — Jeu de courroies qui maintenait le bouclier sur l'avant-bras et la main; antiquité et moyen âge, 15, 25-26, 201. Voir G-uiGE.

Encensoir (tnribulum, thtiribulum). — Cassolette suspendue à des chaînes, 13, 196. Voir Amsciîir.

Endéroum. — Habitation réservée aux femmes ; Perse, 138,

Endromis (évSpojjiî). — Brodequins; chaussure grecque, 36-37.

Enfant d'honneur. — Nom donné aux pages du roi ; France, quinzième siècle, 218.

Enfant (coiffure à V). — Dames de l'époque Louis XVI ; France, fin du dix-huitième siècle, 389.

Enfantement (bague à V). — France, règne de Louis XVI, 391-392, 398.

Engageantes. — Larges manchettes de lingerie à un seul rang, modes féminines ; France, dix-septième siècle, 354, 355,

Engano. — Leurre d'étoffe rouge destiné à effrayer le taureau ; fiestas de toros; Espagne, 470 et 471.

Enmorache, Morache. — Nom donné, pendant le moyen âge, à la guitare moresque, 192.

Enseigne. — Signe militaire sous lequel se rangent les soldats selon les corps ou les partis auxquels ils appartiennent. Son usage remonte aux premiers temps historiques. Les Egyptiens avaient pour enseignes les images de leurs dieux ; chez les Grecs des temps héroïques, c'était un bouclier, un casque , une cuirasse portée au bout d'une lance. Les Romains eurent plusieurs enseignes dont l'aigle fut la principale. Au moyen âge, le mot était appliqué non seulement aux différentes espèces de drapeaux, mais aussi au cri d'armes, à la bande, à la croix, au bijou fixé sur le chapol, à toute marque distinctive. — Titre autrefois donné à tout officier portant une enseigne, drapeau ou cornette, 1, 4, 15, 34, 35, 36-37, 56-57, 202, 275, 342, 455. Voir Aigle, Aquilifer, banniere, boutschouk, concordia , cornette, Dragon, Drapeau, Étendard, Flammcla. Gonfanon, Guidon, Imaginarius, Labarum, Manipule, Pennon, Sanglier, SlGNIFER, SlGNUM, VEXILLUM, VUXILLARIUS.

Enseigne du mal de dents. — Mouche grande comme un emplâtre que les dames de l'époque de Louis XIV s'appliquaient à la tempe ; France, dix-septième siècle, 354.

Entari . — Robe de dessus à l'usage des deux sexes ; Turquie. — Entari de ivutnou. — Celui fait d'une solide étoffe de soie, 175, 176, 177, 178, 179, 180, 182, 462.

Entoilage simple. — Réseau de dentelle dont on faisait le voile des dames veuves ; France, seizième siècle, 273.

Entresolées (pièces). — Architecture intérieure du dixseptième siècle ; France, 348.

Entrichon . — Cheveux postiches que l'on plaçait dans les . parties de la tête qui en étaient dépourvues ; dames grecques, 21.

Eoud. — Instrument à cordes pincées, transporté en Espagne, au huitième siècle, par les Maures et que les croisés répandirent en Europe pendant le douzième siècle ; Veoud est devenu le luth, 192.

Èpaulette. — Costume civil ; couture, galon, partie saillante placée sur l'épaule. Pourpoint, surcotte à épauleUes; hommes et femmes des seizième et dix-septième siècles; France, 268, 273, 276 et 277, 278, 280, 287, 289, 311, 327, 328. Voir Aileron, Mancheron.

— Costume militaire; ornement et marque distinctive du grade. C'est en 1762 qu'on la donna aux officiers ; ceux-ci, qui l'accueillirent mal, lui donnèrent le nom de « guenille à la Choiseul ». Les épaulettes n'étaient alors que des pattes ; elles devinrent à franges sous le règne de Louis XVI; France, dix-huitième siècle, 383, 385, 386, 400.

Epaulière. — Pièce d'armes qui relie les brassards à la cuirasse, couvre l'épaule et complète la défense du corps. Dans la seconde moitié du quinzième siècle, l'épaulière de droite chez les hommes d'armes, est raccourcie pour leur permettre, de coucher plus facilement le bois de la lance sur Varrttferme de la cuirasse. — Chez les chevau-légers , ainsi que chez les hommes de pied du moyen âge, la défense des épaules est assurée par de petites ôpaulières, par des rondelles ou des pièces de mailles ou goussets. Antiquité ; Europe.moyen âge, seizième et dix-septième siècles, 25-26, 36-37, 94-95, 96-97, 217, 219, 253, 254, 256, 257, 258, 259, 260, 262. Voir Passe-gardes ou Garde-Collet.

Épée (gladius, Çtcpoç). — Arme offensive et défensive. Chez les anciens, l'ôpée était généralement courte; les Grecs la portaient du côté gauche et les Romains du côté droit. Les épées des chevaliers du moyen âge étaient fortes et longues, et, la plupart du temps, se maniaient â deux mains. — Au seizième siècle, elles affectent des formes diverses, surtout dans la poignée, qui devient très compliquée avec ses gardes, ses contre-gardes, ses pas-d'ânes, etc. — C'est à partir du règne de Louis XIII qu'on adopte l'épée d'escrime; on eut alors des épées en pistolet, à coquille, à garde-en croix, en panier, en grille, en miséricorde, en spatule, à l'espagnole, à la steisse. C'est aussi au dix-septième siècle que vint l'habitude de porter l'épée en tout temps et en tous lieux, usage qui subsista jusqu'au commencement du dix-neuvième siècle, époque où l'épée de parade faisait encore partie du costume d'étiquette, 15, 16, 25-26, 34, 36-57, 48-49, 50, 54, 56-57, 59, 69, 156, 201, 202, 203, 204, 205, 206, 207 et 208, 209, 210, 211, 217, 218, 219, 220, 222, 238, 253, 254, 255, 256, 257, 258, 260, 261, 262, 268, 270, 271, 272, 273, 275, 278, 280, 283, 285, 286, 301, 311, 320, 321, 327, 328, 336, 340, 342, 343, 351, 352,354, 359, 360, 364, 368, 370, 372, 380, 381, 382, 383, 384, 385, 386, 387, 391-392, 400, 425 et 426, 449, 450, 451. Voir Alfange, Claidheamb, Claymore, Coustel a plates, Espadon, Flamberge, Gladius, Rapière, Sabre, SCAMASAXE.

Epée d'argon ou de grand estoc. — Elle se suspendait a l'arçon, du côté droit ; l'homme d'armes avait en même temps son épée de ceintui'on qu'il portait du côté gauche. Europe, quinzième et seizième siècle, 262.

Épée de connétable. — Épée de cérémonie ; France, moyen âge, 218.

Épée ibérique, épée à l'espagnole. — Épée d'origine ccltibérienne, à lame courte, droite et plate. Komains, 34, 36-37.

Épée à deux mains ou grande épée. — France, moyen âge,

Joueurs d'épée. — Nom donné à l'infanterie suisse et aux lansquenets armés de la lourde épée à deux mains. France, seizième siècle, 256, 257.

Pendant d'épée. — Europe, dix-septième siècle, 301, 311.

Epée rabattue. — Celle au tranchant émoussé, arme de tournoi; Franee, moyen âge, 219.

Epée enverrouil. — L'épée portée horizontalement ; France, dix-septième siècle, 301, 311, 320.

Deux-Epées (ordre des). — Ordre militaire spécialement destiné aux vétérans. France, dix-septième et dix-huitième siècles, 364.

Éperon (espouron, esporon, esperon), — Pièce de l'équipement du cavalier. Les Grecs et les Romains n'en portaient qu'au pied droit. Au moyen âge, les éperons étaient à pointe conique ou à molette ; ceux cambrés furent surtout en usage au dix-septième siècle, 25-26, 36-37, 56-57, 201, 202, 205, 206, 209, 211, 217, 218, 219, 220, 222, 253, 254, 255, 260, 261, 271, 272, 311, 321, 327, 340, 343, 383, 384, 387, 449, 450, 451, 454.

Épervier. — Fmblème du pouvoir souverain ; antiquité égyptienne, 1, 2.

Éphod. — Corselet muni de bretelles; costume du grand prêtre. Hébraïque, 13.

Épi de front. — Joaillerie ; parure des femmes de la Hollande, 423.

Epi antique. — Coiffure féminine; Franco, Consulat et Empire, 410.

Épinette. — Petit clavecin; Europe, dix-septième siècle,

Épingle crochet. — Kabylie. Voir Iuesimex.

Épinglette. — Parure des paysans bretons ; France, 497.

Épinglier. — Pelote suspendue au demi-ceint des dames du moyen âge, 226, 246.

Épi toge. — Espèce de manteau que les Bomains portaient sur la toge. — Souvenir du chaperon pendant sur les épaules qui consiste, chez les magistrats et les gens de robe en général, en une bande d'étoffe garnie de fourrure, 212, 268.

Epitrachelium. — Voir Étole.

Eques. — Cavalier romain , 36-37.

Ergastulum. — Logement des esclaves maison romaine,

Ergots du diable. — Nom donné aux souliers à la poulaine; France, moyen âge, 217.

Erkaling. — Vêtement de dessous; Perse, 141.

Escabeau (escame). — Petit banc sans dossier, bas et étroit. L'escabeau est plus bas que le banc et la chaise ; l'inférieur, auquel on permettait de s'asseoir, prenait un escabeau, 298.

Escabeau à trois quilles. — Mobilier rustique de la Bretagne; France, 499-500.

Escablon, Guène. — Piédestal de menuiserie en forme de gaîne; Europe, dix-septième siècle, 358.

Escadrons rouges. — Nom donné aux escadrons de la maison royale; France, dix-septième et dix-huitième siècles, 383.

Escame. — Voir Escabeau.

Escarcelle (escar, escharcelte, escacel). — Le sac suspendu la ceinture ; dans le vieux langage, escar voulait dire avare. L'escarcelle, plus particulièrement réservée aux messagers et aux pèlerins, était, d'ordinaire, accompagnée de la miséricorde; France, moyen âge, 207, 213, 226. Voir Au.uoxièue.

Escarpins. — Genre de chaussures coinistant en souliers de satin ou de velours, très couverts et crevés; France, seizième siècle, 268.

— Soulier léger, à simple semelle ; France , fin du dix-huitième siècle et commencement du dix-neuvième, 404.

Escasses ou Tchanques. — Les échasses des bergers landais ; France, 486.

Esclavage de perles (1'). — Le collier de perles des dames de l'époque de Louis XIII et de Louis XIV ; France, dixseptième siècle, 328, 354, 355.

Esclavine (esclave). — ■ Vêtement de chevauchée, sorte de casaque^empruntée aux Orientaux (Sarrazinois), et que les pèlerins paraissent avoir adoptée dès le douzième siècle ; Europe, moyen âge, 200.

Esclavons (ordres des). — Ordre de moines institué parWladislas V, roi de Pologne, vers 1390; 198.

Escoffion. — Coiffure féminine qui naquit vers la fin du quatorzième siècle; c'était un bourrelet couvert d'une résille enrichie de passementeries et de perles. — Grand escoffion, Escoffion à cornes, 208, 213, 214, 243, 246, 247 et 248, 251. ,

Escoffle. — Vêtement de peau que l'on endossait pour aller à la chasse ; espèce de courte blouse; Europe, moyen âge et seizième siècle, 270 et 271.

Esophorium. — Tunique intime; Grèce antique, 19.

Espada. — Celui des toreros qui donne le dernier coup au taureau, au moyen de l'épée ; Espagne, 470 et 471.

Espadon. — Épée à deux tranchants ; Europe, moyen âge et seizième siècle, 258.

Espagnole (chapeau àl'). -» Modes féminines; France, seizième siècle, 267.

Espagnol vermillon. — L'un des (( fardements » des dames sous Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328.

Espagnole (perruque à V). — Hommes de l'époque de Louis XIV, 351.

Espardilles, Espardenas, Espardines. — Chaussure tressée; Espagne, 472, 473, 474, 475, 476, 477-478. Voir Alpaugatas.

Espartos. — Spartes d'Albacète et de Murcie employés pour la fabrication des sandales, des nattes, des paniers, etc. Espagne, 475.

Esponton. — La demi-pique des officiers; Fraucc, dix-septième et dix-huitième siècles, 342, 343, 385. Esprit. — Voir Aigrette.

Essêdaire (Essédaiius). — Gladiateur romain combattant sur des chariots, 36-37.

Estame. — Voir Bas d'estame.

Estivaux. — Bottes collantes de cuir souple, parfois garnies de fourrure. On mettait des estivaux dans les appartements France, moyen âge. Voir Gamache, Heuse, Houseaux.

Estoc (grand). — Voir Épée D'ASÇON.

Estoc (frapper d'). — Pointer ou pousser l'épée pour la faire entrer par la pointe ; frapper de taille, donner des coups avec le tranchant de l'arme ; Europe, moyen âge, 204.

Estoffade (chevelure eu). — C'est-à-dinc flottante; femmes baléariotes ; Espagne, 481.

Estradiots. — Cavaliers grecs et albanais, appelés, pour cette raison, chevwu-légers albanais. Louis XII les employa dans son expédition d'Italie ; France, seizième siècle, 255.

Estudiantes de la Tuna. — Espagne, 477-478.

Étendard. — ■ Enseigne formée d'une grande pièce d'étoffe fendue au milieu et terminée par deux longues pointes. Au commencement du seizième siècle, l'étendard ne fut plus en usage que dans la eavalerie ; sa forme changea : après avoir été une enseigne de la plus grande étendue, l'étendard devint un drapeau carré de médiocre grandeur ; Europe, moyen âge, 202, 218. Voir Cornette.

— Étendards japonais, indons, de l'archipel asiatique, 96-07, 119, 134.

Étoile (ordre Je). — Ordre de chevalerie institué en 1352, par Jean le Bon, roi de France, 364.

Étole. — Ornement ecclésiastique qui tire son origine Je l'antique stola ; il consiste en une longue bande d'étoffe terminée par deux extrémités plus larges ornées de croix. Pendant les huit premiers siècles, l' étole porta le nom d'orarium.

Epitrachelium. — L'étole du clergé orthodoxe, 181, 182, 193, 194.

— L'étole, privilège de noblesse chez les Vénitiens ; Italie, seizième siècle, 289.

Étrier (estnef, estref, estrier, estreu). — L'étrier primitif, nommé sautoir, fut simplement formé d'une corde pliée eu deux ; plus tard, il fut de fer massif. Les G-aulois, les Grecs, les Romains, les Francs, les Germains, ne semblent pas avoir connu l'étrier ; mais les nations modernes en ont toutes fait usage. Au moyen âge, la forme la plus simple de l'étrier consiste en un triangle suspendu à une courroie ; puis, à l'avènement de l'armure en fer, lesétriers prirent mille formes, furent travaillés avec recherche et devinrent de véritables objets d'art, surtout au seizième siècle, 54, 96-97, 149, 219, 222, 255, 258, 260, 261.

Eunapius. — Nom que Xénophon donne à la tiare, 182.

Eunluk. — Tablier; Turquie, 176, 179, 180.

Eunuques. — Voir Itsch-Awhassys, Kizlar-Agha.

Euskara. — Langue des Basques ; les Espagnols l'appellent vascuence ce langue obscure et confuse » ; Espagne, 475.

Éventail (flabellum, esventour, écen/oir à plumes). — • L'usage de l'éventail, si répandu chez les anciens, ne l'a pas moins été dans l'Europe du quatorzième, du quinzième et du seizième siècle, où trois genres se partagèrent la vogue pendant cette longue période : les éventails de plumes, ceux en forme de drapeau, et les éventails plissés. Ces derniers étaient aussi dans les mains de toutes les dames du dix-septième siècle ; ils étaient d'une peau très mince, dite oca innée, c'està-dire parfumée, ou de papier, de taffetas ou d'autre étoffe légère. Le dix-huitième siècle, en France, vit des éventails empruntant leurs noms aux événements de l'époque ; il y en eut du combat naval; d'autres furent à la. Montmédij. En Chine et au Japon, l'éventail est une partie indispensable de la toilette, 65, 87, 88, 89 et 90, 99, 102, 108, 121, 126, 132, 162, 163, 244, 264, 265, 280, 287, 289, 311, 329, 337, 338 et 339, 340, 354, 355, 388, 389, 398. Voir Flabellum. Eventail. — Insigne de chefs ; Amérique, Océanie, 60-61, 81. Eventails de guerre. — Japon, 96-97.

Évêque (episcopus). - Chef et premier pasteur d'un diocèse dans l'Église chrétienne. Ses insignes sont la mitre, la crosse, la croix pectorale et l'anneau, 135, 181, 182, 189, 194,

Expeditus. — Le soldat romain légèrement armé et débarrassé de son bagage pour effectuer une marche rapide, 36-

Fafioles, Fanfioles. — Expression du dix-huitième siècle : petits bijoux de suspension portés en breloques ; par extension, les menus ornements de la toilette féminine. France, 380, 388.

Faja. — Écharpe, ceinture; Espagne, 200, 471, 475, 477-478.

Falbalas. — Volants , garnitures plissées de la robe ; les écharpes avaient aussi des falbalas. Ce ne fut que vers 1787 que l'on abandonna les falbalas et les bouillons ; ils furent remplacés par les fronces. Modes féminines ; Europe, dixseptième et dix-huitième siècles, 352, 353, 354, 355, 371, 388, 389, 391-392. Voir Phistixtailles.

Faldes, Fauldes, Flancars. — Court jupon de mailles recouvert de lames articulées ; France, quinzième siècle, 219. Voir Bbaconnière.

Faldistorium. — Siège en forme de pliant. Europe, moyenâge, 231.

Fanchon. — Sorte de petite cape ; toilette féminine ; France, dix-huitième siècle, 373.

Fanfioles. — Voir Fafioles.

Fanfreluches, Freluches. — Houppes de soie garnissant la robe ; dames de l'époque de Louis XIV ; France, dixseptième siècle, 355.

Fanons. — Les pendants de la mitre épiscopale, 193.

Fard (fucus). — Chez les anciens, le mot fucus est un terme générique désignant les fards blancs et rouges. Les dames grecques, romaines, celles du Bas-Empire, se fardaient, et, de plus, se noircissaient les yeux, usage qu'elles tenaient de l'Orient. Dans les temps modernes, le fard fait sa réapparition en Europe au seizième siècle ; Catherine de Médicis, arrivant en France, en propage l'usage de telle sorte qu'il devient inséparable de la toilette féminine et même masculine. Chez les dames du dix-septième et du dix-huitième siècle, il devient un véritable habillement du visage. En Chine, les femmes ont fait, de tout temps, un usage immodéré du fard, 18, 24, 88, 89 et 90, 273, 354, 398. Voir Hesnb, Kohol.

Fardements. — Mot du dix-septième siècle désignant à la fois les fards, les eaux de senteur, et les morceaux de taffetas gommé appelés mouches, dont les dames de l'époque de Louis XIV étaient dans l'usage de se couvrir le visage, 354.

Farmla. — Veste de dessous; Maures tunisiens, 159, 160,

Fascelete. — Fichu de tête ou mouchoir de cou ; paysannes

de Loreto , province d'Ancône. Italie ; 468. Fascekttone. — Châle des paysannes de la province de

Rome; Italie, 468.

Fascia. — Dans un sens général, toute bande d'étoffe longue

et étroite.

Fascia cruralis. — Bande d'étoffe roulée autour de la jambe depuis le genou jusqu'à la cheville; antiquité, 16, 40.

Fascia mamillaris. — Ceinture placée sous le sein; dames grecques et romaines.

Fasciolœ. — Petites ceintures.

Fatihah. — Premier chapitre du Coran dont le musulman récite toujours au moins trois versets ou ayat dans ses prières, 145 et 146.

Fauces. — Couloirs de la maison romaine, 33, 4G.

Fauchart (faussait, fausart, faucil). — Arme d'hast : grand coutelas emmanché au bout d'un bâton. Il est question de fauchart dés le commencement du treizième siècle ; France, moyen âge, 202.

Fauchon. — Voir Guisarme.

Faucon, Fauconneau. — Pièces d'artillerie en usage depuis Charles VIII jusqu'au dix-huitième siècle ; on les nommait aussi fauconnet, falconnet, bombarde allongée; France,

Faucre ou Arrêt-ferme. — Arrêt fixé au plastron de fer pour recevoir le bois de la lance quand on chargeait à cheval; Europe, moyen âge et seizième siècle, 204, 217, 259.

Faudesteuil. — Voir Fauteuil.

Fauldes. — Voir Faldes.

Faussart. — L'épée de la fin du douzième siècle ; Europe, moyen âge, 203 .

Fausse robe. — Voir Robe.

Fauteuil (fadesteuil, faudesteil, faudestuef, faudestuel). — Pliant de bois ou de métal qui, recouvert d'un coussin ou d'une tapisserie, servait de siège aux souverains, aux évêques, aux seigneurs; Europe, moyen âge, 186, 231, 241-242, 245. Fauteuils du dix-septième, du dix-huitième siècle (chaises â bras), 305, 313, 315, 348, 394, 395.

Faveurs ou Galants.— Nœuds de rubans ; toilette féminine ; France, dix-septième siècle, 340.

Favoris ou Favoris de boucles. — Boucles disposées de façon â dessiner sur le front un croissant renversé ; dames du dix-huitième siècle, 372, 397.

Fazzuolo. — Eobe des épousées ; Italie, seizième siècle,

Felidj, Feldja. — Bandes tissées de laine et de poils de chameau dont la réunion forme la couverture de la tente arabe ; Afrique, 155.

Female shrimper. — Vendeuse de crevettes; Londres, commencement du dix-neuvième siècle, 429.

Feminalia, Femoralia. — Culottes courtes ou caleçons qui couvraient les cuisses (femora) ; elles tombaient un peu audessous du genou. Les femoralia furent particulièrement adoptés par les troupes romaines qui combattaient dans le nord de l'Europe, 34, 36-37, 40. Voir Anaxyrides, Braies.

Fenêtres d'enfer. — Voir Cotta habdbe.

Fers. — Pièce d'orfèvrerie; parure de tête des Hollandaises. Les fers sont oblongs ou plats, en spirales ou en forme de drapeau, selon les provinces, 419 et 420, 421 et 422, 423. Voir

HOOFDXALD, HOOF-DYZER, VOOR-HOOFDEN.

Fer-à-cheval. — Le haut toupet des perruques du dixhuitième siècle; France, 367.

Ferdah. — Le manteau des Bedjas et des Fundjés ; Sénégal,

Feredjé. — Robe de dessous; Maures d'Espagne, 156. — Manteau; Turquie, 170, 175, 177.

Ferezya, manteau de la noblesse polonaise jusqu'au dixseptième siècle, 451.

Ferez, vêtement de dessus; Bussie, 438 et 439.

Fermail (frémail). — Broche de grandes dimensions ; l'un des bijoux les plus fréquemment adoptés pendant le moyen âge. On avait des fermaux pour attacher les manteaux, les chapes, les robes ; pour suspendre les aumôuières, les cassolettes, etc. En France, sous Charles V, C3 bijou reyoit parfois le nom d'attache, 189, 224.

Fermoir. — Ornement de chapeau des gentilshommes de l'époque de Charles VII: Franco, quinzième siècle, 212. Voir Affique.

Ferméné. — Veste courte ; Turquie, 180.

Ferronnière. — Ornement de tête consistant en une étroite bandelette se fermant au milieu du front par une pierre précieuse ; parure féminine ; France, seizième siècle, 243, 252.

Ferula, Nartex. — Sceptre des empereur d'Orient, 183.

— Nom que les anciens donnaient à la crosse des évêques,

Feuillantines. — Ordre de religieuses fondé en France en 1590; 335.

Fez. — Coiffure orientale consistant en une calotte de laine foulée, terminée par un puskul, flot de soie plus ou moins fourni. Le fez est plus élevé et plus cylindrique que le tarbouch; Turquie, 135 et 136, 169, 175, 176. 177, 178, 179, 180.

Fheile-beag. — Voir Kilt.

Fibule (fbula, 7i£povv)). — Agrafe ou broche en usage pour maintenir le manteau sur les épaules; antiquité, 31, 48-49, 51, 52, 53, 54, 55, 58, 497.

Fichu. — Réduction do la mantille; pièce d'étoffe qui se plie en deux par les angles et dont les dames s'enveloppent le cou. L'apparition du fichu en France, date de la seconde partie du règne de Louis XV, 371, 390, 391-392.

Fichu-pelerine, toilette féminine de l'époque Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328.

Fichu en chemise, ample fichu couvrant la poitrine et garni d'un col tuyauté; 1786-1792. Fichu (demi-); 1791. Fichu à jabot; 1787. Fichu en marmotte. Fichu menteur, vaste fichu amplifiant la poitrine. Modes féminines du règne de Louis XVI et de l'époque de la Révolution ; France, fin du dix-huitième siècle, 389, 391-392, 398, 403, 405.

Fiestas de toros. — Divertissement populaire de l'Espagne,

Figaro (bonnet de gaze à la). — Coiffure féminine de l'époque Louis XVI; France, 1785; 391-392.

Figurées (les). — Pas français ; dix-septième siècle, 328.

Filo d'oro. — Nuance de cheveux à la mode chez les Vénitiennes du seizième siècle, 243, 288.

Financière (perruque à la). — Voir Perruque.

Firmaments. — Epingles à têtes de diamant de la coiffure à la Fontange; modes féminines du règne de Louis XIV. France, dix-septième siècle, 354, 355.

Firmament (bague à). — Époque Louis XVI, 398.

Fiscales. — Gladiateurs romains entretenus aux frais du trésor public, 36-37.

Fistan. — Longue blouse ; Turquie, 169.

— La jupe blanche à tuyaux raides et évasés des Grecs modernes, 464.

Fistula. — Voir Flûte.

Flabellifère. — Voir Flabellum.

Flabellum (piTHç;. — Éventail de feuille de lotus, de plumes de paon, garni d'un long manche ; antiquité 8, 18, 24,

Flabellifères. — Esclaves dont l'emploi était d'éventer leurs maîtres au moyen du flabellum, 8, 32.

Flagellum (fJWtmS;) . — Fouet à une ou plusieurs lanières. Chez les Egyptiens, le flagellum ou nekkekh était un insigne de souveraineté et de protection placé dans la main d'Osiris et des rois ; antiquité, 4.

Flambeau (flambiau). — Jusqu'à la fin du seizième siècle, le mot flambeau, dont l'étymologie se trouve dans flamma, flamme, désignait la chandelle de cire elle-même. Ces chandelles étant veuues à diminuer assez de grosseur pour être portées à la main, on fabriqua alors des chandeliers à flambeaux qui, par abréviation, ne furent bientôt plus désignés que sous le nom de flambeaux, 376.

Flamberge. — Epée d'escrime à poignée sans branche ; Europe, seizième siècle, 263.

Flamine (flamen). — Titre donné à tout prêtre romain attaché au service d'une divinité, 38.

Flammula. — Bannière militaire; variante du vexillum; Romains, 35.

Flancards. — Tassettes articulées ; armures du moyen âge. 222. Voir BracoXntère.

Flançois. — Pièce d'armure protégeant les flancs du cheval ; Europe, seizième siècle, 260.

Flasque. — De l'italien fiasco, flacon. Nom donné, pendant le seizième siècle, à la boîte de bois, d'ivoire, de corne ou de métal, destinée à contenir la poudre dont on chargeait les armes à feu portatives ; 254, 263. Voir Amouçoib, Poire

A l'OUDKE, PULVERIN.

— Partie de l'affût : le dessous des madriers de côté ; artillerie française du quinzième siècle, 220.

Fléau. — Insigne de la divinité chez les Égyptiens, 4.

— Arme des gens de pied, composée d'une niasse de fer retenue à l'extrémité d'ùn bâton par un bout de chaîne ou une bande de cuir; France, moyeu âge, 218.

Flèche (sagitla, -rô£eu[/.a ou tô?ov). — Chez les Grecs et les Romains, la flèche était ordinairement armée d'un fer ovale, sans crochets ; la flèche à fer crochu, sagita hamata ou adunca, était eu usage chez les peuples du nord et les Asiatiques. Au moyen âge, la flèche prenait son nom du fer qui y était attaché. Voir Barbillon, Boujon, Carreau, Dard, Raillon, Sauettk, Viheton, 3, 2, 11 et 12, 25-26, 48-49, 50, 54, 67- 68, 76, 94-95, 96-97, 119.

Flibots. — Petits bâtiments des pêcheurs de Schevenhigen ; Hollande, 419 et 420.

Flissi. — Sabres kabyles; Afrique, 150.

Floquê. — Espèce de collerette rappelant les anciennes fraises; femmes baléariotes; Espagne, 481.

Flûte {tibia, aû),6?). — La flûte a eu pour premier type le chalumeau champêtre, simple tige de blé ou de roseau percée de quelques trous. Plus tard, on en fit de formes et de matières très différentes.

Variétés de la flûte antique :

Fislula. — Flûte en tige de roseau ou de canne.

Tibiœ conjiowtce. — Paire de flûtes à embouchure unique.

Tibiœ curvœ. — Celles aux bouts recourbés en forme de corne.

Tibiœ gingrina. — Petite flûte aux sons aigus, comme dans le fifre moderne.

Tibiœ impares. — Flûtes de longueur inégale.

Tibiœ longa. — La longue flûte employée dans les temples pendant les sacrifices.

Tibia obliqua. — Flûte fourchée assez semblable au basson .

Tibiœ pares. — Paire de flûtes de même longueur et de même diamètre.

Tibia utriculaiis. — La musette.

— Au moyen âge on connaissait la flûte simple; la flûte double, composée de deux tiges dont la gauche, plus courte, et nommée féminine, donnait des sons aigus, tandis que la droite, ou masculine, rendait des sons graves; latraversièi-e; la flûte d'Allemand, garnie de neuf trous ; la flûte brehaigne ou bohémienne ; le claronceau ; la pipe ou pipeau; le flajos ou flageolet; le flûtet ou galoubet, encore si usité dans nos campagnes du midi de la France ; et le frestel ou frétiau, qui n'était autre que la syrïnx antique, 22, 23, 29, 38, 43, 192, 209.

Focale. — Cravate portée par les soldats des armées de Trajan, de Marc-Aurèle et de Septime-Sévère ; Romains, 34, 36-

Follette. — Touffes de plumes blanches ornant le chapeau ; modes féminines du règne de Louis XVI ; France, 1785 ; 391-392.

Fond de cuve. — Voir Culotte.

Fonda. — Auberge espagnole, 477-478.

Fong. — Animal fabuleux que l'on a donné comme insigne aux impératrices de Chine, 86.

Fong-hoan. — Ornement de tête en forme d'oiseau ; coiffure des dames chinoises, 87, 89 et 90.

Fontange. — Bonnet garni d'une haute passe façonnée en rayons ; du nom de Madame de Fontange. Modes féminines du règne de Louis XIV ; France, fin du dix-septième siècle. — Altière fontange (1') , 352, 353, 354, 355, 360. Voir Commode, Cornette, Culbute, Effrontée (1'), Monté-lahaut, Palissade.

Fontange {devant à la). — Toupet élevé et partagé; perl'uques des hommes du règne de Louis XIV, 351.

Forces, Forceps, Forsetes. — Nom donné aux ciseaux pendant le moyen âge, 399.

Fores. — Les battants de la porte; maison romaine, 33.

Forme, Fourme. — Voir Banc.

Forminga ou Phorminga. — Grande lyre ; Grèce, 22.

Forskinn. — Le tablier du mineur dalécarlien; Suède, 414.

Fou-Gin. — Femmes de l'empereur, épouses du second ordre ; Chine, 86. Voir Chi-fou, Pin, Yutsi.

Foudre (fulmen). — Faisceau de petits dards disposés en zigzag. Le foudre était le symbole particulier des légions fulminante (fulminatrix) etjovienne; Romains, 35.

Fouet. — Voir Flagellum.

Fourche â croc. — Arme à branches quadrangulaires très longues et à double crochet ; grenadiers du régiment Dauphin et sous-officiers du régiment du Perche ; France, dixhuitième siècle.

Fourche flère. — Anne de la fin du quinzième siècle, 381.

Fourchette (furchette). — On avait, dès le treizième siècle, des fourchettes pour quelques mets exceptionnels ; on n'en

avait pas pour la règle commune. Objet de luxe, la fourchette, emmanchée de cristal, ivoire ou pierre dure, n'avait parfois que deux dents. Cet instrument ne devint commun qu'à partir du seizième siècle, 399.

Fourchette (bas à coins, dits à). — Bretagne, 496.

Fournier. — Homme de service chargé de la confection du pain ; paysans français du moyen âge, 209.

Fourquine. — La fourche d'appui du mousquet; Europe, seizième et dix-septième siècles, 257, 266, 275, 301, 342.

Fourreau. — Fausses robes, c'est-à-dire n'ayant pas de queue. ■ — Fourreau en col de canard, — fourreau à la lévite. — Dames du dix-huitième siècle, 371, 389, 391-392.

Fourrure. — Les fourrures étaient d'un usage général chez la noblesse française du moyen âge, surtout pendant les quatorzième et quinzième siècles. L'hermine, la martre zibeline, le gris (petit gris), le menu vair et le gros vair étaient réservés aux princes et aux seigneurs de haute naissance. Les fourrures les plus ordinaires portées par la petite noblesse et la bourgeoisie étaient l'écureuil, le lièvre, la genette, l'agneau noir et le renard. Les gens du peuple portaient des fourrures d'agneau, de chat, de loup, de chèvre, de chien, etc., 203, 208, 210, 211, 212.

Foutah. — Nom du tablier en Turquie, 175.

Frac. — Mot polonais introduit dans la langue pour désigner une sorte d'habit plus dégagé que l'habit de cour ; France, fin du dix-huitième siècle, 391-392, 400, 405, 408-

Fraise (frèze). — Col en linge fin plissé à tuyaux, formant plusieurs rangs; mode importée d'Italie en France et en Espagne au seizième siècle. Elle a été en usage chez les deux sexes depuis Henri II jusqu'à Louis XIII. — Fraise à la confusion, ■ — Fmise godronnéc. — Europe, seizième et dixseptième siècles, 266, 268, 272, 274, 275, 276 et 277, 279, 280, 285, 311, 320, 321, 323, 328, 329. Voir Col, Collerette.

Framée. — Lance ayant line hauteur d'homme; arme des Germains, également en usage pendant l'époque mérovingienne, 48-49, 56-57.

Francs-Taupins. — Nom donné jadis dans les armées, aux ouvriers mineurs qui fouillaient la terre à la façon des taupes, et sapaient la base des murs et des tours avec des machines de fer appelées talpœ. Le nom de taupin fut aussi une injure adressée par la noblesse aux milices des campagnes ; France, moyen âge, 220.

Franciscains. — Membres de l'ordre religieux fondé on 1208 par saint François d'Assise, 198.

Francisque. — Hache à un ou deux tranchants dont le fer était épais et acéré, et le manche très court ; on la lançait de loin contre l'ennemi. Arme des Francs, 48-49, 56-57.

Freluches. — Voir Fanfreluches.

Freluquets, Fresques, Fringants. — Noms donnés aux rois de la mode, en France, vers la fin du quinzième siècle ,

Frigidarium. — Première salle des bains romains, 45.

Fripon. — Le tablier des Bordelaises ; France, commencement du dix-neuvième siècle, 485.

Friponne. — Nom donné, dans le langage précieux, à la jupe de dessous placée entre la secrète et la modeste ; toilette féminine de l'époque Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328.

Frisons d'ébène. — Coiffure féminine de l'époque du Directoire; France, dix-huitième siècle, 406.

Frisure à l'angle, frisure sur rien. — Perruques du dixseptième siècle, 351.

Frisure à la Chartres, à la physionomie. — Dames du règne Louis XVI, 388, 390.

Frisure à ondes longues. — Espèce de coiffure en oreilles de chien; Perse, 135 et 136.

Fronde. — Arme consistant en une double lanière de crin avec laquelle on lance des pierres ou dos balles de plomb 63-64.

Fronde (mode à la). — France, minorité de Louis XIV

Frontal . — Espèce de diadème en usage parmi la haute noblesse; France, moyen âge, 210.

— Parure des Asiatiques, des Africains et des Océaniens ; 60-61, 129, 165. Voir Thibezimkn.

Fronteau. — Bandeau des Altembourgeoises ; Allemagne, 432. Voir Hokmbt.

— Partie de la têtière qui couvre le front et les yeux ; harnais du cheval de guerre; Europe, seizième siècle, 261.

Fulminante (légion) ou fulminât rix. — Surnom donné, vers 174 de notre ère, à une légion romaine; cette légion, composée de chrétiens, avait obtenu en Germanie, par ses prières, une pluie abondante qui sauva l'armée près de périr de soif ; ce miracle, accompli au moyen d'un violent orage, valut à la légion le surnom de fulminante, 35.

Fundoshé. — Echarpe roulée en ceinture; bêlos japonais 96-97.

Funzioni. — Offices religieux; Italie, 467.

Fuscina. — Grande fourche à trois branches ; arme des retiarii, gladiateurs romains, 36-37. Voir Tridens.

Fusil. — De l'italien facile, pierre à feu ; les premiers fusils curent effectivement une platine à silex. La première arme analogue au fusil fut l'arquebuse, dont l'usage parmi les troupes françaises ne date que du règne de Louis XII. A l'arquebuse succéda, vers la fin du seizième siècle, le mousquet. Au mousquet, on commença, dès 1671, à substituer le fusil ; cependant, il ne le remplaça tout à fait dans nos armées, non plus que dans celle des autres Etats de l'Europe que de 1701 à 1704; 342, 343, 384, 385, 386, 400.

— Asie, Afrique; 67-68, 72, 120, 177.

Futaine (fustaine). — Etoffe de coton croisée; on en faisait autrefois des couvertures de carreaux et aussi des pourpoints; France, 209, 210.

Fyl-t-chiarra « tête d'éléphant ». — Bateau de plaisance des gens riches ; la proue de ce bateau porte l'image d'une tête d'éléphant, d'où le nom de fyl-t-chiarra; Inde, 131.

Gaard. — Réunion de demeures rustiques; Norvège, 418. Voir Sauter.

Gaban. — Voir Caban.

Gabienne (ceinture à la). — Voir Ceinture.

Gabrielle de Vergy ( coiffure à la) . — Modes féminines du règne de Louis XVI ; France, dix-huitième siècle, 390.

Gaça. — Grand plat en bois de hêtre dans lequel les Kabyles apprêtent leur mets national, le couscoussou ; Algérie, 154.

Gai. — Danse française en vogue sous Louis XIII ; France , dix- septième siècle, 328.

ais. — Bâton gaulois, 56-57.

aita. — La cornemuse des Galiciens ; Espagne. Gaitero gaVlego; joueur de cornemuse galicien, 476.

alants, Galands.— Coques de rubans qui servaient, chez les deux sexes, à nouer les bouffons, les cadenettes, les moustaches ou les serpenteaux. Pendant le règne de Louis XIV, on attachait des galants à l'épaule , aux poignets, à la ceinture du haut-de-chausses ; France, dix-septième siècle, 328,340,

Gallegada. — La danse des Galiciens; Espagne, 476. Gallica. — Voir Galoche.

Galoche (gallica). — Chaussure à semelle de bois que les Gaulois portaient en temps de pluie. Les Romains adoptèrent la gallica pour la campagne, ainsi que la pœnula, 47, 56-57.

Galoubet. — Flûte provençale à trois trous. — (joueurs de); France, moyen âge, 209. Voir Flûte , Flutet.

Gam.ach.es. — Fourreaux de jambes. Paysans français du moyen âge, du seizième et du dix-septième siècles, 209, 222, 274, 331.

Gambeto. — Le pardessus des Catalans; Espagne, 474.

Gambison (gambais, gamboison, gambeson, ivamhison, wamboison). — Vêtement que les hommes d'armes portaient le plus souvent sous le haubert de mailles pendant les douzième, treizième et quatorzième siècles. Le gambison était fait de peau ou d'étoffe piquée et rembourrée; certains d'entre eux pouvaient être considérés comme des justaucorps ; d'autres descendaient jusqu'au genou. On donnait aussi à ce vêtement le nom de cotte gamboisée. Europe, moyen âge. — Gambois; La bourre dont était garni le gambison, 201, 202, 203, 204, 253.

Ganaderias. — Les troupes de taureaux qui participent à un combat; Espagne, 470 et 471.

Gandoura. — Chemise de laine ou de cotonnade ; vêtement ordinaire du Kabyle; Afrique, 151, 157, 160 et 161, 163, 165. Voir Derbal.

Gants. — Les gants firent leur apparition chez les Gallo- Rotnains ; ils étaient d'un usage général pendant la période carlovingienne et on en portait en toutes saisons ; ceux d'hiver, n'ayant pas de doigts, s'appelaient mouffles. Pendant le moyen âge, le gant fut considéré comme symbole : jeter son gant, c'était provocation; le présenter, c'était soumission. Au quinzième siècle, commence la vogue des gants d'Espagne ; elle se maintient pendant les seizième et dix-septième siècles; ils étaient alors frangés, chiquetès , coupés. Leur réputation fut détrônée par celle des gants français, au dix-huitième siècle. Gants à la Cadenet, à la frangipane, à la nécessité, à l'occasion,' à la Phyllis; France, époque Louis XIII, 273, 274, 280, 329, 338 et 339, 340, 353, 354, 355, 391-392.

Gants de chasse. — Moyen âge et dix-septième siècle, 200, 211, 328.

Gants liturgiques , 193.

Gantiers-parfumeurs. — La communauté des maîtres-gantiers de Paris, 397.

Gantelet, gants de plates. — Pièce d'armure ordinairement cousue sur un gant de peau. Le gantelet change de formes à

différentes époques : au treizième siècle, c'est le prolongement du haubert qui le fournit sous forme de sac, le pouce est séparé ; au quatorzième, les doigts sont isolés et couverts d'écaillés d'acier; au siècle suivant, une nouvelle espèce de gantelet, le miton, ne présente plus de doigts séparés et se trouve seulement formé de lames disposées dans le sens des grandes divisions delà main; au milieu du seizième siècle, le pistolet fait son apparition , ce qui exige le retour du gantelet à doigts séparés. C'est la dernière forme de cette pièce de l'armure, 1, 3, 12, 36-37, 94-95, 96-97, 201, 202, 206, 207, 208, 217,218, 219, 220, 253, 254, 258, 260, 261.

Garcettes. — Rang de cheveux coupés courts et couchés à plat ; modes féminines de l'époque Louis XIII ; France, dixseptième siècle, 328.

Garde. — Nom donné aux plaques articulées formant le prolongement des diverses parties de l'armure ; hommes d'armes du quinzième siècle ; Europe, 222.

Garde-aisselle. — Armure du seizième siècle, 261.

Garde-bras. — Armure spéciale de l'avant-bras et du coude, destinée, à droite, au combat à la lance, et à gauche, à tenir lieu d'écu ou de targe; Europe, quinzième siècle,

Garde-nuque. — La partie du casque qui se prolonge derrière le cou, 217.

Garde (passe-) ou Garde- collet , 253, 260. Garde-reins. — Voir Haguine.

Gardes du corps. — Garde de la personne des rois de France ; moyen âge, seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, 255, 256, 382, 383. Voir Archers, Chevau-légers Crénequiniers, Écossaise (compagnie).

Garde « en dehors du Louvre ». — Dans la maison militaire des rois de France , on comprenait dans la garde « en dehors du Louvre », parmi la cavalerie, les compagnies de gendarmes, de chevau-légers, de mousquetaires et de gentilshommes à bec de corbin; parmi l'infanterie, les régiments de gardes françaises et de gardes suisses. — Garde « du dedans du Louvre » ; les quatre compagnies des gardes du corps, les Cent-Suisses, les gardes de la porte et la compagnie de la prévôté de l'hôtel, 383.

Gardes françaises. — Régiment d'infanterie de la maison du roi, créé par Charles IX en 1563 ; France, seizième, dixseptième et dix-huitième siècles , 342, 385.

Gardes de la marine. — Compagnies de jeunes nobles parmi lesquels se recrutaient les officiers de la marine royale, établies en 1670 parColbert ; France, 386.

Gardes du pavillon amiral. — Institution de Louis XIV ; les gardes du pavillon amiral et les gardes de la marine formaient la première classe des élèves de marine; ils reçurent dans la suite le nom d'aspirants. France, dix-septième et dixhuitième siècles, 386.

Gardes de la porte. — Corps de la maison militaire des rois de France, créé en 1261 par Louis IX, 384.

Gardes suisses. — Corps d'infanterie créé en 1573 par Charles IX, pour remplacer les gardes françaises qu'on venait de licencier. L'organisation des gardes-suisses en régiment date de 1616 ; chaque compagnie était recrutée dans un canton suisse particulier, 385.

Garravaches. ■ — Les hautes guêtres du paysan français ; dix-septième siècle, 331. Voir Gamaches.

Garotte. — Le gourdin des Galiciens ; Espagne, 473.

Gatyen. — Pantalon de toile; Croates, 458 et 459.

Gaunacum. — Tunique féminine ; Hritanni, 59.

Gausape (yaucâTtrjç). — Sorte de pœnula. à franges, faite d'une étoffe chaude et légère, le gossypium ou byssus ; antiquité, 45.

Gavardina. — Veste courte; Italie, moyen âge, 199, 238. Gavotte. — Danse française ; dix -septième et dix-huitième siècles, 362.

Gefara. — Burnous d'été ; Maures tunisiens, 159.

Gellâbys. — Marchands qui traversent le Sahara par caravanes ; Afrique, 149.

Gendarmerie. — Nom par lequel on désignait, au seizième siècle, la cavalerie d'élite que Charles VII avait formée sous le nom de compagnies d'ordonnance ; la gendarmerie de France subsista jusqu'en 1788. — Gendarmerie de la garde; compagnie de la maison du roi organisée par Henri IV en 1609 ; elle fut supprimée en 1787. — Depuis 1791, on nomma gendarmerie le corps militaire appelé autrefois maréchaussée. — 381 , 382, 383.

Genipaba. — Arbre dont les fruits procurent au Botocudo une teinture noire pour le corps ; Amérique du Sud, 76.

Génoise (costume à la). — Dames de la fin du quinzième siècle; Europe, 247 et 248.

Genouillères (genouilles). — Pièces d'armure protégeant le genou. On voit apparaître les premières genouillères vers le milieu du treizième siècle ; elles étaient placées sur des chausses de mailles ou de peau, lesquelles ne préservaient pas suffisamment les articulations. Europe, moyen âge, 202, 204, 217, 219, 220, 222.

Gentildonne. — Les dames italiennes des seizième et dixseptième siècles , 288, 359.

Gewin-a-bragaivd. — Boisson galloise, 425 et 426.

Ghamma. — Nom d'un manteau porté par les femmes du Sahara algérien; Afrique, 165.

Ghaouàzy. — Danseuses publiques ; Algérie, 164.

Ghekos. — Musiciens japonais, 101.

Ghaeuzluk. — Sorte de bavette qui couvre entièrement la poitrine, costume féminin; Turquie, 180.

Ghort. — ■ Purification; immersion totale du corps dans l'eau; religion musulmane, 145 et 146.

Gigue igigle). — Instrument à cordes et à archet ; un de ceux que préféraient les ménestrels. Avec la gigue, la rubèbe et le monocorde, ou avait un dessus, un alto et une basse. Europe, moyen âge, 192.

Gilet. — Terme créé en même temps que celui de veston, pour désigner les vestes à mettre sous les redingotes. En 1779, le gilet fut donné à toute l'armée française, l'artillerie et les chasseurs exceptés. En 1786, la mode des hommes s'étant introduite dans le costume féminin, les dames joignirent à la redingote le gilet, la cravate et le jabot. Vers la fin du dix-huitième siècle (règne de Louis XVI), le gilet était le plus souvent orné de broderies eu soie de couleur, 385, 386, 391-392.

Gippon. — Voir Jopel.

Gitanos. — Bohémiens espagnols, 477-478.

Giucann. — Gaîue protégant les parties sexuelles du Botocudo ; Amérique du Sud, 76.

Gladiateur. — Voir Gladius.

Gladius (|lipoç). — L'épée du soldat romain, 36-37.

Gludiator (l'homme du gladius). — Gladiateur, combattant du cirque; antiquité, S6-37. Voir Andabate, Aucto-

11ATE, BUSTUAIRE, DlMACHÈRE, ESSÈDAIRE, FISCAL, HOl'LO- MAQUE, MUIMILLON, RÉTIAIRE, SAMNITE , THRACE.

Glaive. — Nom de la lance chevaleresque pendant les douzième et treizième siècles, devenu celui de l'épée vers la fin du quatorzième. — Glaivelot, petite lance. — Europe, moyen âge, 202, 217.

Glengarry. — Bonnet écossais qui ne remonte pas au delà des premières années du siècle, 425 et 426.

Gleucin. — Parfum en usage dans les bains romains, 45.

G'ilaumê. — Morceau de bois articulé faisant l'office d'un bras, dans lequel on fiche la chandelle de rosine (rjsine) , maison bretonne, 499-500.

Gnimato. — Ornement de la lèvre; nations indigènes du Brésil et du Paraguay; Amérique du Sud, 76.

Godendart (godendag, godendaz). — ■ Nom de la pique flamande; sorte de vouge ou de fauchart avec pointe latérale perpendiculaire au fer ; Europe, moyen âge, 202.

Gombo. — L'outre qui contient l'hydromel ; équipement du soldat abyssin ; Afrique, 67-68.

Gonelle. — Voir Gonne.

Gonfalon ou Gonfanon. — Bannière quadrangulaire à plusieurs queues et assujettie au bout de la lance ; Europe, moyen âge, 202, 203, 222.

Gonfalonier. — ■ « Torte-étendard de la justice»; magistrature populaire créée à Florence en 1292; Italie, 365.

Gonfanon. — Voir Goxfalon.

Gonga. — Bateau hidou en usage pour la pêche au filet,

Gonggrifter. — Sépulture à galerie ; Scandinavie, âge de la pierre, 50.

Gonne. — Robe de dessous ; Europe, treizième et quatorzième siècles, 209.

Gonnel. — Petit sayon des paysans du moyen âge, 209,

Gonnelle {gonelle, gonnèle). — Manteau de chevauchée garni d'un capuchon ; vêtement du moyen âge à l'usage des deux sexes, 200.

Gopijantar. — Cimbales en usage dans l'Inde, 123.

Gorge anglaise. — Nom donné à la collerette à plusieurs rangs de la chemise bouffant sur la poitrine ; modes féminines. France, fin du règne de Louis XVI, 398, 405.

Gorgerette {gorgïere). — Fichu d'étoffe fine et transparente en usage dans le costume féminin dès le quatorzième siècle. Gorgerette de doute filet ; Europe, quinzième-seizième siècle

Gorgerin (gorgery, gourge?itf gorgerile). — Petit camail de mailles attaché au bacinet ; il couvrait le cou et atteignait à peine les épaules. Europe, moyen âge, 202, 203, 209, 217, 218, 220, 253, 254.

Gorgière. — Voir Gorgerette.

Gorriers. — Nom donné, en France, aux rois de la mode vers la fin du quinzième siècle. Voir Bra yards, Freluquets, Fresques, Fringants.

Gorro. — Bonnet de laine des Catalans. Espagne, 474.

Goseyens. — Nom générique sous lequel les Indous désignent ceux qui appartiennent aux ordres monastiques, 127.

Gottestischrock (der). — « Redingote de la sainte Table >> ; redingote aux pans descendant jusqu'aux pieds et que les paysans silésiens revêtent surtout les jours où ils se rendent à l'église. Allemagne, 433.

Gottô. — Grande harpe; Japon, 103.

Gougou. — Le long couteau à gaine des Auvergnats, 484. Goujat. — Valet d'armée ; France , seizième siècle, 275. Gcuadoura ou Koundoura. — Souliers communément

noirs; Turquie, 176, 182.

Gourbi. — L'habitation kabyle ; Afrique, 152-153. Gourgandine. — Corsage allongé, entr'ouvert par devant

et lacé ; dames de l'époque Louis XIV, France, dix-septième

siècle, 352, 355, 367.

Gourgoury hcukka. — ripe à eau de la famille du Jcaléan;

Inde, 109, 114.

Gouriz. — Ceinture avec plaques ajourées et ciselées ; paysans bretons, 492, 494, 495, 497.

Gouttière. — Bande d'étoffe entourant le poêle du lit ; Europe, moyen âge, 227.

Graab ou Paal. — Navire à trois mâts avec une proue en pointe; Inde, 131.

Graine d'épinard. — Poudre pour les cheveux ; France, dix-huitième siècle, 366.

Grand'garre (manches à la). — Les larges manches des dames de la fin du quinzième siècle, 249 et 250, 261.

Grand'mère (coiffure à la). — Modes féminines du règne de Louis XVI; France, dix-huitième siècle, 389.

Grappe de billettes. — Rangs de billettes de fer en pointe de diamant, placés en arrière de la rondelle d'acier pour empêcher le bois de la lance de glisser sur lefaucre au moment du choc; hommes d'armes du quinzième siècle,

Grecque (costume à la). — Modes féminines du règne de Louis XII ; France, quinzième-seizième siècle, 247 et 248.

Grègues. — Haut-de-chausses bouffants descendant jusqu'à mi-cuisse ; Europe, seizième et dix-septième siècles, 274, 2S0, 311, 340. Voir Troussks.

Grenadiers. — Nom donné en 1667 aux anciens Enfants perdus qui, pendant les sièges, jetaient des grenades à mains. Les grenadiers conservèrent cette spécialité jusqu'en 1678, année où ils reçurent des fusils. Toujours disséminés dans les régiments, ce n'est qu'en 1745 qu'ils formèrent un corps spécial auquel on donna le nom de Grenadiers royavx, puis celui de Grenadiers de France.. A dater de 1791, chaque bataillon d'infanterie eut sa compagnie de grenadiers ; pendant l'époque impériale, la garde en rénuit plusieurs régiments qui servaient de réserve. — Grenadiers à cheval ; troupe d'élite attachée à la maison militaire du roi ; créée par Louis XIV en 1676, elle fut supprimée en 1775. Il y eut des grenadiers à cheval dans la garde des consuls, ainsi que dans la garde impériale de Napoléon Ier. — France, dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles, 343, 384, 385, 400.

Grenadïere. — La gibecière remplie de grenades portée par les grenadiers du dix-septième siècle, 343.

Grèves. — Pièces d'armes destinées à la défense des jambes. Europe, moyen âge et seizième siècle, 202, 217, 219, 220, 222, 253, 254, 260.

Grinoliou. — Coffre pour serrer les grains; mobilier rustique de la Bretagne, 499-500.

Griots. — Bouffons africains, 72. # Grivoises. — Nom donné aux râpes à tabac du dix-septième siècle, en raison des sujets habituellement traités dans leur décoration; France, 358.

Guarde pits. — Le gilet des Baléariotes; Espagne, 481.

Guedeklis. — Femmes attachées au service particulier du sultan ; Turquie, 172-173.

Guéguesques ou Gréguesques (culottes). — Chausses à l'usage des dames du seizième siècle; Europe, 289.

Guènes. — Voir Escablons.

Guenille à la Choiseul. — Voir Êpaulettk

Guenina. — La tasse dont se servent les Arabes pour traire leurs vaches; Afrique, 155.

Guêpes. — Épingles à tête de diamant de la coiffure à la Fonlange: dames du règne de Louis XIV; France, dix-septième siècle, 354.

Guerdanlik. — Collier oriental, 140, 170, 176, 180, 463.

Guéridon (panier à). — Voir Panikr.

Guessaa. — Le plat de bois des Arabes; Afrique, 155.

Guêtre . — Habillement de la jambe couvrant en même temps le dessus du soulier ; la guêtre se ferme ordinairement avec des boutons d'étoffe ou de métal. Europe, costume civil et militaire, dix-huitième et dix-neuvième siècles, 385, 400, 484, 486, 487, 491, 493, 495.

Guetta. — Patins de bois; Japon, 101, 102, 105.

Gueuchluk. — Corsage collant ; Turquie, 462.

Gueuse {beggars lace).— Dentelle grossière du seizième siècle, 276 et 277, 340.

Guhzla. — Instrument à archet d'origine arabe, 160 et 161.

Guidon. — Petit étendard devenu, vers le milieu du quinzième siècle, l'enseigne de la gendarmerie et plus tard celle des dragons ; un officier le portait, et, par extension, était aussi appelé guidon; France, 201, 202.

Guige (guiehe). — La courroie du bouclier qui sert à le suspendre au cou de l'homme d'armes. Antiquité et temps modernes, 15, 25-26, 36-37, 56-57, 111, 201, 202, 217, 254.

Guimbarde (rabat à la). — Toilette féminine; règne de Louis XIII ; France, dix-septième siècte, 328.

Guimpe. — Sorte de voile en toile ou en mousseline, en usage chez les dames des treizième et quatorzième siècles ; on le conserva plus tard dans la toilette des religieuses, des veuves ou des dames qui menaient une vie retirée, 147 , 208, 243, 252, 332, 333, 334, 335.

Guinée. — Toile de coton bleue dont sont faits les vêtements au Sénégal ; Afrique, 67-68, 72.

Guipure. — Dentelle de fil; Europe, seizième siècle, 276 et 277.

Guisarme (giserme). — Arme d'hast composée d'un tranchant long, recourbé, et d'une pointe droite, d'estoc. Europe, moyen âge, 202, 218.

Guisarmier. — Voir Coustillier.

Guitare (guiler7ie,quiterne). — Instrument à cordes pincées, dérivé de la cithare et de la rote, et particulièrement employé pour accompagner la voix; Europe, moyen âge, 192.

Gunia. — Le manteau de poils de chèvre du gorale (montagnard) hongrois, 458 et 459.

Gwilé. — Lit rustique de la Bretagne. — Gicilé clo-.; lit clos dit à hussiaux, c'est-à-dire fermé par des portes ou panneaux glissant l'un sur l'autre. — Giciléou-steng ; lit à colonnes, 499-500.

Gymnosophistes. — « Philosophes nus »; nom donné par les anciens Grecs à une secte de philosophes indous, 117-

Gynécée (gineconilis, Yuvaty.wvttt;). — Partie delà maison grecque réservée aux femmes, 27-28.

Gypsati. — Individus aux pieds marqués de craie , procédé employé par les anciens pour signaler dans les marchés les esclaves qui étaient à vendre, 47.

Habit. — Vêtement de dessus, d'abord en usage dans le costume militaire de l'époque de Louis XIV ; il s'introduit dans le costume civil vers 1670. Le justaucorps ou habit, la veste ou gilet, ainsi que la culotte, forment les bases du costume moderne.

Habits militaires : habits bleu de roi, bleu turquin, (/ris blanc, gris bleu, rouge, habit dit à la française.

Habits civils : habit à pans bouillonnés ou à panier, complet européen, habit carré, 342, 343, 351, 354, 360, 3G2, 367, 368, 369, 372, 373, 383, 384, 385, 386, 387, 391-392, 404, 410. Voir Frac, Redingote, Subtout.

Hache. — Instrument tranchant à large fer et à manche. — Hache d'armes, hache de guerre, Hache à un seul tranchant, avec marteau à l'opposite, 2, 12, 14, 25-26, 48-49, 80, 81, 119, 187, 201, 202. Voir Celt, Fraxcisque, Marteau

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