TAB. V
CHASUBLES SOUPLES ET CHASUBLES RAIDES, DALMATIQUES AVEC OU SANS MANCHES, CUCULLES, MANTEAUX A CAPUCHON ET FAUX CAPUCHON.
]Sfo 57, — Chasuble raide, dos et devant, le bas coupé en demi -cercle ; type du quinzième siècle, alliant le principe de la dalmatique sans manches et celui de la pénule couvrant les bras ; le devant du vêtement étant rétréci pour plus de liberté d'action, en même temps qu'il est tenu plus court pour moins embarrasser la marche ; hauteur du dos, selon Kœhler, lm,50.
K"s 58 et 67. — Tabar du quinzième siècle ; famille des dalmatiques à manches, mais sans qu'aucune partie du vêtement soit fermée par des coutures. C'est le surcot d'un roi d'armes, dont la coupe, donnée par le n° 67, a été relevée sur l'original que M. A. Darcel a bien voulu nous communiquer.
N<> 59. Chape du seizième siècle, dos et devant ; portée par les clercs dans les processions, et à laquelle on a longtemps conservé le nom de pluvial, quoique cette chape soit dépourvue du capuchon de la lacerne et du bardocuculle. Cette chape, destinée aux services mortuaires, est empruntée à un document photographique provenant d'Espagne.
j^o 60. — Lacerna, grand manteau à capuchon servant de pluvial chez les Romains, et de la famille du bardocuculle des Gaulois. Statuette antique.
N"s 61 et 68. — Cuculles ou scapulaires, appartenant aux costumes monastiques du moyen âge. Le premier, porté par saint Benoît dans une mosaïque antique, le second, donné par Viollet-le-Duc.
N°s 62, 63, 64, 69 et 70. — Chasubles souples, conservant le caractère de la penule. N° 62, dos d'une chasuble appartenant à l'église de Brienon, en Champagne, vêtement sacerdotal du quatorzième siècle ainsi que le type n° 63, montrant par devant une autre chasuble, d'une hauteur de lm,38, selon Kœhler. Le n° 64, dos de la chasuble de Thomas Becket, conservée dans le trésor de la cathédrale de Sens, et
partant du douzième siècle, montre par la disposition de l'ornement de son encolure le souvenir du capuchon du pluvial, et le n° 70, qui représente cette même chasuble par le devant, offre la physionomie de la chasuble souple lorsqu'elle était portée. Enfin le n° 69 est la chasuble ronde, à tirettes extérieures, dont les cordons servaient à relever plus ou moins le vêtement noué à l'encolure. Elle est de l'époque carlovingienne et provient de l'église de Mayence. N°s 65 et 66. — Dalmatiques avec manches, types de vêtements sacerdotaux des treizième, quatorzième et quinzième siècles. Le n° 66 ayant les deux bandes qui rappellent les claves du vêtement romain, et l'encolure taillée en carré, est le plus ancien. Cette dalmatique a 1 mètre de hauteur, selon Viollet-le- Duc.
N° 71. — Surcot ample des quatorzième et quinzième siècles, type laïque ; famille des dalmatiques sans manches et garnies d'un capuchon, ainsi qu'on le voit par la figure de ce vêtement vu de dos.
N»? 72 et 73. — Cuculle, d'après des bronzes étrusques; petite cape étroite plus ou moins prolongée par devant et par derrière, munie d'un capuchon.
N" 74 et 75. — Chasuble raide vue de dos, et taillée par le bas en ligne droite, les angles légèrement arrondis; type datant du seizième siècle et resté en usage. La large bande qui en décore le milieu est encore le clave antique. Le n° 75, d'aprè3 un original de la première partie du dix-huitième siècle, porte l'ornement additionnel que les modernes placent encore souvent à la hauteur du collet des chasubles ; cette pièce plate ou faux capuchon rappelle l'origine du vêtement, le pluvial.
No 76.— Esclavine, casaque à capuchon des XIIe, xiii° et xiv siècles. Haut. lm,50, selon Viollet-le-Duc.
V»» 57, 03 et 05, d'après Kœhler. — V°s 56 et 67, d'après nature. — N» 59, 74 et 75, d'après des documents photographiques. — V" 60, 72 et 73, d'après ^'Encyclopédie méthodique de Mongez. — V°s 61, 62, 61, 69 et 70 'd'après Quicherat, qui les emprunte, le n° 61 à Camilli, cab. des Est. Bibl. nat.; les rc°° 62, 64 et 70, à Gaussen, Portefeuille historique de la Champagne, le n° 69 à Ilefner, Costumes du moyen âge chrétien. — Les îi°s 66, 71 et 76, d'après Viollet-le-Duc.