‹ Le costume historique (volume 2)Chapitre 56 sur 87 · TAB. VI · texte numérisé non relu

TAB. VI

.BLIAUTS ET CHAINSES, AUMUSSE8 ET CHAPERONS, BRAIES ET CHAUSSES. — GONELLE, CAGOU1E, GARDE-CORPS, MANTEL D'HONNEUR, ETC.

Nos 77 et 81. — BUauts du treizième siècle, selon les

épures de Viollet-le-Duc.

N° 78. — Bliaut du onzième siècle, conservé au musée

de Munich.

N° 79. — Chainse, dit aube dans les vêtements sacerdotaux. Cette robe-linge, comme on l'appela encore ai; moyen âge, a le caractère de la chemise, et se portait sous le bliaut. Ce vêtement, en fin tissu de fil, bordures en soie brochée, hauteur lm,30, paraît remonter à l'époque carlovingienne ; il fait partie du Trésor impérial de Vienne où il est compris dans les vêtements dits de Charlemagne.

N° 80. — Bliaut du douzième siècle, en soie tressée, de même provenance ; il est de même hauteur que le chainse (1"',30), et l'encolure est de principe analogue, fermée sur le côté quand le vêtement était passé.

Nos 82 et 91. — Chaperons relevés, mis en casquette; le n° 82 disposé en crête de coq, à la mode de 1310.

N° 83. — Aumusse de femme, collet à capuchon fermé par des boutons. Douzième siècle.

N0s 84 et 94. — Aumusse des chanoines réguliers. Capuchon doublé et rembourré, faisant saillie de chaque côté de la tête; on en trouve des exemples datant du douzième siècle. Le n° 94 montre cette aumusse, qui était une cape descendant jusqu'au bas des reins, sur la tête d'un chanoine du quatorzième siècle ; on la portait encore au quinzième.

N° 85. — Aumusse ou cuculle laïque du quatorzième siècle, à l'usage des deux sexes.

N° 86. — Cagoule, vêtement monastique; c'est un surtout de la famille des coules, tenant de la cuculle et de la cape, et qui, comme la coule, était posé sur le froc. Cette cagoule date du onzième siècle ; selon Viollet-le-Duc, la pointe du capuchon revenait en avant, ainsi que le montre le fragment joint à l'épure.

N° 87. — Aumusse d'homme, close par des boutons, fin dn treizième siècle.

N° 88. — Aumusse ayant la figure d'une petite <ap« en forme d'entonnoir renversé. C'est un chape-on du douzième siècle, dont on voit, à'côté, la pointe dans son développement. Cette pointe retombait en arrière, et il y en eut de prolongées presque dt toute la hauteur des personnages ; parfois elle étai, p:ise dans la ceinture.

Nos 89 et 100. — Garde-corps, petit mantel à capicton, tenant du bardocuculle et de la houppelandî ; surtout, surcot et hoqueton à manches ouver.es ; le premier exemple est de la fin du douzième siicle, le second du quatorzième siècle.

Nos 90 et 97. — Bliaut et chainse portés ememble par des paysans ; le chainse, plus long eue la blouse, était visible par le bas, ainsi qu'on e Toit encore au n° 96. Le n° 90 sème du blé, le n°97 est un berger; tous deux delà fin du douzième siècle. (Voir aux Chausses et aux Braies pourquoi le ciaiase libre restait visible.) Aux douzième et trazième siècles, dit Viollet-le-Duc, on donnait aux bliaits du genre de ceux-ci le nom dejube, et l'on appela encore ce vêtement rocket ou roquet.

N°92. — Mantel oV honneur des douzième et trezième siècles. Sa coupe est celle de la toge amjle des Romains de l'empire, un segment d'arc de cercle dont le n° 19 de cette série donne le princiie. Le mantel d'honneur était doublé de fourrure.

N° 93. — Bottine du quatorzième siècle, ayant e prolongement de la poulaine de grandeur moyenne. {Histoire de la chaussure, par P. Lacroix et A Duchesne.)

N" 95. — Capuchon du treizième siècle.

N" 96. — Gonelle de la fin du douzième siècle, lortée

par un berger. Ce vêtement n'est autre que 1 pé-

nule avec capuchon servant de pluvial.

N° 98. — Chainse porté seul par un chasseur irant

l'arc. La hauteur des chausses, qui ne sont qie des

bas, fait comprendre pourquoi, lorsqu'on portât les

deux tuniques, la chemise n'était point rentrée dans les chausses, ce qui ne fut praticable qu'avec le hautde-chausses. Les chausses étaient d'ailleurs souvent des bas sans pied, que l'on remontait à volonté ainsi qu'on le voit par le n° 97, un berger ayant les pieds nus, ou encore par le n° 96, qui a des souliers et la jambe nue, probablement jusqu'à une certaine hau-

teur seulement, celle des braies des dizième et onzième siècles, du type normand, dont on voit la coupe •n° 101, ou tout au moins le caleçon de même caractère dont le n" 102 montre l'usage.

N° 99. — -Bliaut porté par un soldat de la fin du douzième siècle, et probablement avec le haut-dechausses, le chainse n'étant pas visible.

77, 81, 83, 84, 85, 86, 88, 94, 95 et 101, d'après les données de Viollet-le-Duc. — Nos 78, 79, 80 et 92, d'après Quicherat, qui emprunte les trois premiers à Bock (F.)} Die Kleinodien des heil. romischen Eeiches deutscher Nation (Vienne (Wien), 1864, gr. in-fol.),et tient le n" 92 d'un Ms. français, n° 12467, Bill. nat. — 82 et 91, d'après le Ms. de Térence, Bibl. de l'Arsenal. — N°* 89, 90, 96, 97, 98 et 99, d'après un Psautier du douzième siècle. Ms. 1194 du supplément latin; Bibl. nat. — N° 100, d'après le livre des Minnesinger, Ms. dû quatorzième siècle, nn 726G, Bibl. nat. — Ar° 102, d'après un autre Ms. du quatorzième siècle, n° 6829 de la même Bibliothèque.

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