‹ Le costume historique (volume 3)Chapitre 121 sur 173 · ARAGON · texte numérisé non relu

ARAGON

L’Aragon, relativement plus populeux que la Castille, est une contréeessentiellement coitinentale, dont les habitants, privés des ressources de l’industrie et du commerce, ont dû resser, en grande majorité, pâtres, agriculteurs ou soldats, et n’exercer leur action que sur leurs voisins de la péninsule, contrairement aux Catalans qui représentent un élément mobile et cngeant. Cette contrée est en même temps l’une des provinces espagnoles où l’on retrouve le plus de souvenirs de la domination musulmane.

Les Aragonais ont une grande force de volonté, et, par leur vaillance, font honneur à lars ancêtres, les Celtibères. Les hommes sont toujours prêts à se battre. Encore à la fin du sicle

dernier, il était de coutume, entre villages ou confréries, d’en venir aux mains pour le ul plaisir de lutter et de montrer sa bravoure; ce combat, qui ne se terminait point sans nort d'homme, était ce qu’on appelait la rondalla. Dans les petites choses, les Aragonais apJortent le même entétement que dans les grandes ; ainsi que le dit le proverbe, « ils enfonent des clous avec leur tête ». Voir la notice de la planche M couronné.

N°5 8 et 4.

Segadores où moissonneurs,

N° 8.— La moissonneuse, avec son mouchoir de tête en coton, a un petit corsage décolleté en justillo ou velours de coton. Collier de verroteries ; sous la robe, une jupe de drap grossier garnie d’une bande rouge, Albarcas (chaussure) de peau de bœuf,

N° 4. — Chez les Aragonais, la tête est entourée

d’un mouchoir de soie que recouvre parfois un lrge sombrero (n° 14). Veste de drap sur un gilet de line, Large faja ou ceinture maintenant une culotte de velours de coton. ÆEspardilles.

Curé de village.

Sur la soutane, un vaste manteau à collet, Les prétres

< Paris

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Firmin Didot e

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