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VIEILLE-CASTILLE

L’âpreté du climat et l’avarice du sol de la Vieille-Castille se sont toujours opposées à l’accroissement de sa population; mais à ces causes naturelles sont venues s’en ajouter d’autres appartenant à l’histoire, tel que le dépeuplement occasionné dès le neuvième siècle par les grands feudataires de la couronne qui s’emparèrent du sol et le rendirent une véritable terre de combat, et, au seizième siècle, l’émigration au Nouveau-Monde des habitants qu’enflammèrent les exploits des conquistadores. En même temps que la population diminuait, elle perdait en culture acquise ; après avoir été, pour un certain nombre d'industries, l’initiatrice de l’Europe, elle cessa même de pouvoir l’imiter, et, de toutes les parties de l'Espagne, la Vieille-

Castille devint, après l’Estramadure, celle où la ruine du commerce et de l’industrie fut la jlus

complète.

Les habitants de cette contrée sont les véritables représentants du caractère espagnol ; dignes

eb majestueux, ils conservent avec soin, chez les élégants comme chez les loqueteux, les vieiles

traditions de l’honneur castillan.

Nos 1 et 2,

Villageoïse et sa petite fille en costume de travail ; province de Ségovie,

liers de corail, Corsage de coton peint. Jupe ettablier en paño pardo, laine grossière fabriquée ans le pays et servant à l’habillement de la plupartdes femmes et des hommes des deux Castilles. Souiers

lacés.

Le costume des hommes et celui que les femmes de cette même province portent les jours de fées, sont représentés dans la planche ayant pour syne la Roulette,

N° 1.— Cette enfant porte un mouchoir de tête noué sous le menton, un corsagé lacé par derrière, une jupe de laine et un tablier de coton peint,

N° 2. — Mouchoir noué derrière la tête, Col-

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