‹ Le costume historique (volume 3)Chapitre 141 sur 173 · à lier · texte numérisé non relu

à lier

d’hui les paysans vellaviens, il faut remonter aux endroits les plus retirés de la montagne et encore, presque partout, disparaissent-ils de jour en jour.

La large braye n'existe plus, mais le lourd camail à capuchon (la capete) de quelques femmes de l'Auvergne est toujours en usage aux alentours du Mezenc ; l'antique sagum gaulois se reconnaît dans le manteau de serge blanche rayée de noir dont se couvrent les pâtres.

C’est surtout par la coiffure que se distinguent les habitants des campagnes. Les hommes conservent le chapeau à larges bords et les femmes le portent aussi. Pour elles, c'est un feutre rond, presque plat, dont le diamètre varie suivant les localités et qu’elles placent par-dessus leur coiffe. Ce chapeau est quelquefois une parure élégante, puisqu’aux jours de fête on le voit sur le chef des riches paysannes, chargé de grandes plumes noires, de dentelles, de pompons, d’ornements en jais eb en filigranes d’or. Ce chapeau sert de support pour tenir en équilibre jusqu’au fardeau le plus pesant ; car c’est un usage dans le Velay, chez les femmes aussi bien que chez les hommes, de tout porter sur la tête.

Un trait caractéristique des mœurs vellaviennes, c’est le goût exagéré des femmes pour les joyaux. Ajouter un rang et une plaque à son collier, attacher son mouchoir ou ses rubans avec des épingles aux lourdes têtes, allonger ses perdants, acheter une bague nouvelle, voilà leur suprême ambition.

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