BOURBONNAIS
L'ancienne province du Bourbonnais est devenue, sans grands changements de limites, le département de Allier ; la région du plateau, est celle des vallées de l'Allier et de la Loire ; la contrée ne présente un aspect montagneux que du côté du Forez. Ces diverses régions, distinctes par la nature et l'aspect, le sont aussi par le caractère des populations qui d’un côté se rattachent plus à l'Auvergne, de plusieurs autres côtés au Forez et à la Marche.
Le chapeau est ce qui caractérise le costume des Bourbonnichonnes. Il est tressé en paille et se compose de trois parties : celle du milieu qui a la forme d’an cône tronqué ; la partie antérieure s’évasant comme la capote moderne; la partie postérieure se rétrécissant en volute renversée. On le double en soie ou en percaline tantôt rose, tantôt bleue. — Ce chapeau ne se porte que dans le centre du Bourbonnais ; ailleurs, c’est à peu près le chapeau auvergnat qui est en usage. À Montluçon, les femmes ont seulement un bonnet dont le fond est très varié.
La coiffe que l’on porte dessous le chapeau a des formes très différentes. Le plus souvent, elle est garnie de dentelles ou de barbes unies retombant sur le dos.
Les cheveux forment par derrière un chignon épais ; en avant, ils sont lisses et parfaitement cachés par un serre-tête,
Les filles les plus coquettes marchent avec le siècle ; mais pour l'ordinaire, les femmes de la terre s’habillent très simplement ; elles portent un corset piqué et baleiné après lequel s’attache
la jupe de la robe ; c’est l’ancienne mode. Toutes les paysannes ont un long tablier en général de couleur rouge, serré bien au-dessus des hanches. Il se termine par une pièce carrée qui s’étend sur la poitrine ; un simple fichu couvre le cou et les épaules.
Pour se garantir de la pluie, les femmes de la campagne portent une cape en toile bleue, d’une forme particulière. C’est un petit manteau peu étoffé, sans manches, s’agrafant par devant et se terminant par une espèce de capuchon pointu.
En fait de joyaux, la paysanne a de grandes boucles d'oreilles d’or, une croix et un cœur également d’or, attachés au cou par un petit ruban de velours noir. Quand elle se marie elle achète une alliance et une chaîne en jaseron.
Les bas blancs sont de rigueur. — On a des souliers, mais on porte encore plus de sabots. Ceux-ci sont très découverts, ornés de dessins gravés dans le bois et munis, à la hauteur du cou-de-pied d’une large recolle de cuir ouvré.
Les n° 1, 2, 8, 4, 5,6, 7, 8 et 9 sont des documents phothographiques ; les n° 10, 11, 12, 18, 14, 15, 17, 18, 19 ef 20 ont élé reproduits d'après des gravures ; le n° 16 est tiré de l'Auvergne et le Velay d’Ad. Michel.
Voir, pour le texte : Dulaure, Description des principaux lieux de France; ome IV, Auvergne ; Paris, 1789. — Lewis (pseudonyme de L. Bâtissier), Physiologie du Bourbonnais ; in-18, 1842. — Michel (Ad.) en collaboration, l'Ancienne Auvergne et le Velay ; 1843-51. — Legoyt, l'Auvergne (les Français peints par eux-mêmes, {ome VIT). — Mandet (Fr.), Histoire du Velay; Le Puy, 1860. — Élisée Reclus, la France (Géographie universelle) ;
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