ANCIEN COMTÉ DE NICE
Cette contrée, dont on a fait le département des Alpes-Maritimes, est un véritable pays de transition entre les deux Etats voisins. La limite des langues la partage en deux régions na-
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turelles ; car si le français est l’idiome populaire dans les vallées du Var et de la Tinée, l’italien domine dans le bassin de la Roya et jusque dans un quartier de Nice; d’ailleurs, le dialecte local, le niçois, est un parler distinct tenant à la fois des trois langues sœurs, le provençal, le français et l'italien.
Dans ce pays ; peu ou pas d'industrie, la richesse et le travail ont leurs sources dans la culture et la récolte des jasmins, des roses, des géraniums, des fleurs d’oranger, etc,
Les mœurs des habitants ont un caractère particulier, mais le contact des voyageurs dans les villes du littoral ne peut manquer d'effacer rapidement ce qui reste de l'antique originalité provinciale.
No 3. La coiffure consiste généralement en un large
chapeau de paille appelé capellina, ou en espèce de résilles (scufla) vertes, noires ou rouges dans lesquelles les cheveux sont renfermés. La plupart des femmes réunissent leur chevelure en faisceau, la
Paysanne du village de Briga.
Corsage rouge agrémenté de nœuds d’épaules en ruban
noir; ces mêmes rubans ornent écalement les manches dans la moitié de leur longueur. Chemise plissée à col tuyauté. Robe attenant au corsage. Cette paysanne porte un lourd pot de terre sur la tête, selon
retiennent par la spirale d’un ruban de velours, la roulent autour de leur tête en forme de couronne, et la couvrent parfois d’un petit fichu blanc (Æaireu) bordé de dentelle, retombant par derrière et s’atta-
la mode alpestre, chant sous le menton,