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façonnée, garni de dentelle et de rubans brodés. Comme bijoux, on porte le plus souvent des colliers de perles de grenats, ou d’orfèvrerie, auxquels sont suspendus un ou plusieurs médaillons (n°* 22 et 23). Avecles bas à coins brodés, certaines paysannes ont des souliers découverts garnis de franges sur le cou-de-pied (n° 24).
Les chapeaux à larges bords que portent les hommes, prennent, en raison de la mollesse du feutre, les formes les plus capricieuses, selon que l’on veut se préserver du soleil ou de la pluie. Mais cette espèce de coiffure semble aujourd’hui rencontrer peu de sympathies auprès de la jeune génération, laquelle a adopté les chapeaux hauts, de forme conique, cylindrique et même évasée, aux bords réduits à leurs moindres dimensions ; on ies garnit d’un cordon noir qui en fait plusieurs fois le tour et dans lequel, les jours de fête, on fixe un bouquet.
D'’ordinaire, le paysan est simplement vêtu d’une veste sans taille ni pans, mais le dimanche, il prend la redingote de drap bleu foncé, à collet droit, et ornée de boutons d’argent. Le gilet, le plus souvent de drap rouge vif, devant comme derrière, esb garni, entre les boutons de métal, d’une espèce de passement de soie de couleur. On emploie encore, comme boutons, des pièces de monnaie du pays, depuis la pièce de six kreutzers jusqu’au thaler. Quand un homme a fait bombance au cabaret et que sa bourse est épuisée, il prend un couteau, et les boutons de sa redingote ou de son gilet déménagent les uns après les autres, pour reprendre, dans le monde, la course vagabonde à laquelle ils étaient primitivement destinés.
Ni les jeunes gens portent des pantalons, les hommes âgés, en véritables conservateurs du costume national, ont gardé la culotte de peau noire, attachée au genou à l’aide d’une courrole.