COSTUMES DE LA BOURGEOISIE
No 4,
Ce groupe est tiré du manuscrit de Froissard représentant la réception de Jean de Montfort et de sa femme à Nantes, en 1341,
Le bourgeois du premier plan tient à la main un chapel de haute forme et porte par-dessus son pourpoint un pelisson descendant jusqu’à mi-jambe, vêtement sans ouverture qu'il fallait passer comme nne chemise, Petite épée courte, espèce d'arme de chasse, passée à la ceinture.
La seconde figure a la robe longue ou surtout serrée aux hanches par une ceinture étroite.
La troisième porte le corset-sangle à manches ballonnées par les mahoîtres. Haut-de-chausses collant. Souliers à la poulaine, comme dans les figures précédentes.
Ces trois costumes différents chez des gens de même condition, montrent toutes les particularités du vêtement à cette époque. Le plus souvent, la bourgeoisie marchande ou industrielle qui devait surtout son importance à l’exercice des fonctions municipales, s'affublait à sa guise, en se conformant toutefois aux édits somptuaires que les plus riches, seuls, pouvaient enfreindre. On remarquait chez les bourgeois les mêmes excentricités, tout le noble attirail et aussi toutes les étrangetés qui se produisaient dans les hautes classes; enfin, dans une même localité, il s’établissait, entre gens de métier, des distinctions correspondant à l'importance on à l'éclat de leurs professions,