COIFFURES D'HOMMES ET DE FEMMES
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Parmi les vêtements d’apparat que l’on trouve ici, la surcotte, vêtement à lPusage des femmes, était la robe de beau maintien par excellence. Cette robe, longue et étoffée, aux larges manches à {a grand'garre retombant dans toute leur ampleur, au corsage carré laissant apparaître une gorgerette de doulæ filet, se portait généralement avec une ceinture .d'orfèvrerie ou en cordelière dont les deux bouts retombaient devant ou sur les côtés.
Les coiffures représentées donnent plusieurs applications de la templette : on voit dans la figure n° 18 ce qui fub d’abord la templette proprement dite, celle formée d’un tour de visage adapté sur la coiffe eb consistant ici en un rang de grosses perles. Puis ce sont les différentes variétés que subit ce genre de coiffure : la templette recouverte d’un chaperon d’étoffe épaisse partant du sommet de la tête, retombant en arrière et ramené sur le front (voir n° 3 et 11); celle garnie d’un chaperon non relevé tombant droit dans le dos (voir n® 4, 6, 8, 24 et 30); eb enfin la templette recouverte d’un burban enrubanné (voir u® 16, 19, 25,28 et 29) ou d’une couronne nobiliaire (voir n° 22). Ces exemples sont accompagnés de deux spécimens de coiffurès flamandes de la même époque : l’un (n° 21)
consistant en un couvre-chef orné d’un joyau; l’autre (n° 28), montrant un cercle d’orfèvrerie auquel est fixé un voile de mousseline.
Alors que les traditions du moyen âge se maintenaient encore dans la toilette féminine, le costume des hommes, depuis l'expédition de Charles VIIT en Italie, se trouvait complètement modifié, et était devenu lun des plus gracieux et des plus corrects qui aient été portés en France.
Le pourpoint n'avait plus de collet e& découvrait le haut de la chemise; par compensa-
tion, le collet rabattu des manteaux ou robes prit un développement considérable et s’abaissa jusqu'au milieu du dos (voir n° 10 et 21). Lorsqu'on ne portait pas ces manteaux de cérémonie, 1l était fait usage de capes sans collet et ouvertes sur le pourpoint (voir n° 18 et 14).
Les coiffures masculines se composaient alors de toques et de calottes ou bicoguets, portées
seules ou l’une sur l’autre, et de bonnets de formes variées. Ces exemples montrent un bonnet ayant la forme du chaperon et dont le rebras tombe en avant (voir n° 10 et 12): des toques à petits bords relevés (n°5 2, 13, 14, 15, 17, 20, 26 et 31) et une autre de même forme garnie de panaches (n° 9). Plusieurs de ces coiffures sont posées sur le bicoquet garni, comme un véritable bonnet, de longs rubans d'attache. Le n° 5, coiffé d’un bonnet, et d’un chapel, ainsi que le n° 7, avec sa double coiffure et son capuchon brodé, sont d’origine flamande et appartiennent plutôt, par leur costume, à la première partie du quinzième siècle.
Les bijoux italiens ne devinrent à la mode que plus tard ; ils remplacèrent la bijouterie flamande qui s'était introduite en France par suite de l'importance acquise par la cour de Bourgogne après nos défaites. Les fermaux et les lourds colliers portés par la noblesse française de la fin du quinzième siècle, sont les derniers vestiges de cette influence.
Exemple provenant de tapisseries de fabrication flamande appartenant à Sir Richard Wallace et à M. Dubouché de Limoges; les n° 5, 6, 7, 21, 22 et 28 ont été fournis par des peintures du quinzième siècle. Ces tapisseries et ces peintures ont figuré à l'Exposition du Costume, organisée aux Champs-Étysèes par V Union centrale en 1874.
Voir, pour le texte : Costume du moyen âge, Bruxelles, 1847. — Quicherat, Histoire du Costume en France. -— Vaollet-le-Duc, Dictionnaire du mobilier.
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