‹ Le costume historique (volume 4)Chapitre 71 sur 130 · COSTUMES D’APPARAT : LE MANTEAU · texte numérisé non relu

COSTUMES D’APPARAT : LE MANTEAU

PIÈCES DU COSTUME FÉMININ : LA TEMPLETTE, LA ROBE DE DESSUS, LA CEINTURE HOUPPÉE, ETC.

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Les notices intitulées Europe XV°, XVI! siècle, et ayant pour signes l'Écritoire, le Bougeoir et la Pomme de pin contiennent un historique des modes sous Charles VIIT eb Louis XTT ; cette planche en donne de nouvelles applications. Il convient donc, ici, de n’indiquer que sommairement les détails de ce costume de transition emprunté en même temps à l'Italie et à la Flandre, cette dernière ayant propagé ses innovations à la faveur des beaux modèles représentés dans les tapisseries dont elle fournissait toute l’Europe.

N° 1. — Templette brodée recouverte d’un voile ou chaperon retombant en arrière; petit bonnet posé sur le côté de la tête; collier de cuivre doré; sur la cotte à manches étroites, une robe de dessus à larges manches dites à la grand’garre; -cette robe a un corsage ajusté, échancré carrément sur la poitrine, montrant la gorgerette de doulx-fillet, c’est-àdire de dentelle,

N° 2. — Chaperon dont la partie pendante est retroussée sur la tête ; templette ornée d’un bouffant sur le côté : double collier et ceinture en cordelière d’orfèvrerie : les longues tresses de cette cordelière substituée à la ceinture plate, retombaient sur la

robe et étaient houppées à leurs extrémités ; les manches à grand’garre de la robe découvrent celles de la cotte ornées d’un petit ornement brodé.

N° 8. — Chaperon posé en bonnet, avec bourrelet incliné en avant; robe à collet et manches de fourrure,

N° 4. — Chaperon et templette noirs. La coiffure de couleur noire était réservée aux dames de qualité et l’écarlate aux dames de la bourgeoisie. Robe de dessus dont le corsage, à échancrure circulaire, est comme bordé par la fine chemisette; cotte à manches étroites garnies de fourrure,

N° 5. — Voile très court et tailladé sur une tem-

plette à bordure d’orfèvrerie; lourde chaîne de cuivre doré; robe de dessus très étoffée, à longues manches, serrée à la taille par une ceinture brodée. Le demi-ceint était la ceinture de dessous; elle accompagnait la cotte.

N° 6. — Coiffure à la fois templette et chaperon: le voile se sépare à la nuque et flotte de chaque côté des épaules ; cheveux ondulés, leurs longues méches encadrant le visage; plastron de gorgerette à petit collet richement brodé de soie d’or ; corsage échancré carrément.

N° 7. — Même genre de voile, mais indépendant de la templette ; ce voile forme de longs plis réguliers et verticaux, et ses deux pans flottent sur les épaules ; cheveux bouclés cachant la moitié des joues ; robe de damas.

N° 8 — Bonnet à trois pièces avec rubans d’attache brodé et orné de pierreries ; l’arrangement des cheveux est le même que dans les numéros précédents ; corsage à liséré vert échancré sur une collerette ou court canezou d’étoffe brodée plus épaisse que la gorgerette.

N° 9. — Robe de soie à larges manches brodées de broderies d’or sur une tunique à manches longues; pélerine sur laquelle retombe un massif collier orfévré; ceinture brodée. Ce personnage s’agenouille sur un Coussin où se trouve posée une couronne nobiliaire.

N° 10. — Templette et chaperon brodés ; cotte de brocart montant jusqu'au cou, qui laisse apercevoir le canezou couvrant la poitrine; collier en grosse chaîne et ceinture dorée sur la surcotte à larges manches,

N° 11. — Escoffion de velours brodé en forme de turban ; il est enveloppé d’une pièce d’étoffe roulée se rattachant sous le menton; ce genre de coiffure était d’un grand usage en France et dans les Pays-Bas. Fine chemisette. Chaîne et ceinture en

cordelière de soie ou d’orfèvrerie émaillée. Robe à larges et longues manches fendues pour le passage des bras, traînant par devant et par derrière et faisant au besoin l'office des manchons, ce qui rendait nécessaire de la tenir relevée sur les hanches par des troussoirs en os ou en métal. C’est cette robe qu'Olivier de la Marche, dans son Parement des Dames, appelle la robe de beau maintien,

No 12. — Dame en grand habit de deuil : coiffure en façon de guimpe dont l’origine remonte au quatorzième siècle; elle se compose de deux pièces, la barbette enveloppant le cou et le couvre-chef; longue robe à manches bordées de broderies d’or; ample manteau doublé d’hermine.

Un écrivain éminent du douzième siècle, Baudry, abbé de Bourgueil, à signalé comme une chose étrange de la part des Espagnols, qu'ils s’habillassent de noir à la mort des personnes qui leur avaient été chères; ce qui permet de croire qu’en France l’usage était différent.

N° 13. — Costume de grand apparat :

portant une couronne nobiliaire; longs cheveux taillés carrément sur le front, à la mode de l’époque ; lourde chaîne d’or sur une pélerine d’hermine; tunique à manches longues garnies de galons d’or; robe à larges manches et manteau très ample doublé d’hermine.

personnage

N° 14. — Costume de cérémonie : cheveux longs et

taillés carrément sur le front; mortier; collier de grosses houppes rouges ; tunicelle à manches écarlates ; robe longue et traînante, sans manches, fendue de côté, ornée à cet endroit de rubans attachés d’un bord à l’autre, dévallant du col à l’arrière-bras, Cette robe ne se portait que dans les circonstances solennelles ; Charles VIIT l'avait adoptée pour cacher les défauts de sa taille, les courtisans s’en affublèrent par imitation. Chausses ou bas du drap le plus fin; chaussures pattées.

Ces documents proviennent de tapisseries appartenant à MM. Richard Wallace et Dubouché, ainsi qu'à l'église Saint-Remy, de Reims; les n° 3 et 4 ont élé fournis par des peintures du quinzième siècle. Ces tapisseries et ces peintures ont figuré à l'exposition du Costume, faile aux Champs-Élysées par l'Union centrale en 1874.

Voir, pour le texte : Costume du moyen-âge, d’après les manuscrits, les peintures et les monuments contemporains, Bruxelles, 1847. — Quicherat, Histoire du Costume en France.

EUROPE. — XVI SIÈCLE

ITALIE

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