GARDE DU CORPS DITE DES ÉCOSSAIS
Après avoir complété l'expulsion des Anglais, Charles VII, par reconnaissance pour
de l’autre ; chausses et plumails aux mêmes couleurs. Dague et longue épée. Hache de guerre dont le fer présente d’un côté la hache proprement dite et de l’autre une pointe recourbée qu'on nommait alors bec de faucon ou bec de corbin; son fer se termine, à la partie supérieure, par une longue pointe.
Les Cent-Suisses marchaient précédés de quatre tambours et de deux fifres habillés de blanc.
damas
No 4.
Cent-Suisse ; 1599.
Livrée blanche et noire : pourpoint et chausses écartelés de toile d’argent et de velours noir, découpés à grandes balafres et doublés de taffetas argenté. Hallebarde, dague et épée.
les services que les troupes écossaises lui avaient rendus, institua une compagnie de gendarmes
écossais dont il tira un certain nombre d’archers pour sa garde, plus vingt-cinq autres chargés
spécialement de veiller sur sa personne; ces derniers ébaient connus sous la dénomination
d’archers du corps.
Cent autres de leurs compatriotes formèrent une compagnie d'ordonnance que l’on plaça
à la tête des quinze compagnies de gendarmerie. Cette seconde compagnie fut longtemps com-
mandée par des seigneurs écossais eb eut même des fils de rois pour chefs. Pendant toute la durée de son règne, Louis XI eut un attachement très prononcé pour sa
garde écossaise.
Ces archers du corps devinrent, sous Louis XIV, les gardes de la manche et restèrent,
comme par le passé, responsables de là vie du roi. Au service de la chapelle intérieure du palais
de Versailles, le souverain, isolé dans son fauteuil, était accompagné de deux gardes de la manche portant la hallebarde et placés de chaque côté de la personne royale qu’ils ne devaient
pas quitter des yeux.
No 6,
Archer écossais du corps ; 1259,
Hoqueton de drap blanc orné d'orfèvrerie et portant la devise de Henri IT, symbole de l'amour de ce roi
pour Diane de Poitiers : & Donec totum impleat
orbem. » Chapeau dit à l'albanaise.
À la cour, les archers se servaient de la hallebarde, arme avec laquelle on les voit toujours figurer jusqu'à la Révolution, notamment aux sacres de Louis XV et de Louis XVI.