‹ Le costume historique (volume 4)Chapitre 81 sur 130 · ES · texte numérisé non relu

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conclut avec les cantons un traité d'alliance portant que le roi pourrait lever non moins de six mille hommes et 10n plus de seize mille sur leur territoire sans le consentement des ligues.

Les Suisses, comme les lansquenets, se servaient de la hallebarde, et maniaient la pique cb l'épée à deux mains avec beaucoup d’adresse.

Nc? C'est dans l'infanterie suisse que la lourde épée à

Capitaine suisse; règne de Henri II; 1550, dés AAInS spa Se. DArER ue Fi vu étaient

pourvus, appelés les Joueurs d'espée, portaient cette

Exemple des vêtements bizarrement tailladés et des arme soit sur l'épaule, soit sur le dos, retenue par

plumails extravagants que tous les Suisses, subissant une courroie qui passait sous l’aisselle. Voir la figure

l'influence allemande, avaient l'habitude de porter. 12 de la planche AK, Europe XVe-XVI" siècle, et les Pourpoint; haut-de-chausses descendant au-des- figures 1 et 12 de la planche CF, Écosse.

sous du genou, Dague et longue épée.

Lansquenets.

Le nom de lansquenet vient de l'allemand Zanz-Knecht, valet de lance, parce qu’anciennement ces fantassins étaient abtachés à la suite d’une « lance » ou homme d'armes. Les fantassins allemands qu’on nommait lansqueñels formaient avec les Suisses, sous Charles VIII et Louis XTT, la portion la plus considérable et la plus appréciée de l'infanterie. Selon l’expression de Montluc, on ne tenait guère compte d’une armée, s’il ne s’y trouvait un nerf de Tramontane, c’est-à-dire un « vent du Nord », et par suite « des gens venus du Nord ».

Au moment de la bataille de Marignan (1515), François 1° eut à son service Jusqu'à vingtsix mille lansquenets ; Henri IT, vers l’année 1558, en prit à sa solde cinq régiments, outre les deux qu’il avait d'ordinaire à son service.

L’arme favorite de ces troupes était la hallebarde.

No 7. | Cet officier s'appuie sur une épée à deux mains. Capitaine de lansquenets ; règne de François Ier; 1525, N° 5, Toque à panaches. Le col est rabattu sur une tunique courte et flottante, Dague attachée au ceinturon. Soldat lansquenet ; règne de Henri II; 1550.

Les n°* 1, 3, 9, 10 ef 12 proviennent des bas-reliefs du tombeau de François I, à Saint-Denis ;

Les n° 2, 5 el 7 sont reproduils d'après des gravures de Théodore de Bry et de Breudel.

Les n° 4 ei 6 font partie du recueil de Tortorel et Périssin ; 1570.

Les n°® 8 et 11 sont tirés des bas-reliefs de l'hôtel de Bourgtheroulde, à Rouen, représentant le camp du Drap d'or ; 1520.

Voir, pour le texte : MM. de Marbot et de Noirmont, Costumes militaires français, 1850. — Penguilhy l Haridon, Catalogue des collections composant le Musée d’Artillerie, 1862. — Général Susane, Histoire de l'infanterie française, 1876.

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FRANCE. — XVI SIÈCLE

COSTUMES MILITAIRES DE 1559 à 1572. — ÉPOQUES DE HENRI II ET DE CHARLES IX.

Chevau-léger (Charles IX ; 1562).

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