INFANTERIE ÉTRANGÈRE
Troupes suisses.
Les Suisses étaient déjà au service de la France sous le règne de Charles VITT et formaient
la partie la plus considérable de l'infanterie. Louis XII en eut jusqu’à seize mille, lesquels,
lors de ses démêlés avec les cantons, furent remplacés par des lansquenets. François [°° reprit
des Suisses à sa solde en 1522.
Le seigneur de Lautrec, qui commandait en Italie, en avait un grand nombre dans son
armée; ces mercenaires, mal payés, se mutinèrent en demandant argent, congé ou bataille ;
par leur défection, ils firent écraser à la Bicoque le corps dont ils faisaient partie. À Pavie (1525), les Suisses du roi prirent la fuite, abandonnant les lansquenets qui furent
exterminés.
On essaya plus tard, par économie, de substituer des Gruyens (sujets du comte de Gruyère,
habitant la Suisse française) aux anciens Suisses ; mais ces Gruyens se conduisirent si mal à la bataille de Cérisolles que l’on renonça aussitôt à les employer.
Malgré leurs nombreuses trahisons, Henri IT persista à enrôler des Suisses. En 1549, il
PRANCE XVI" CENT*