‹ Le costume historiqueChapitre 12 sur 130 · EN NO SES · texte numérisé non relu

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Chataignon lith

autre bracelet à l’arrière-bras, par dessus le vêtement. Si les pieds étaient découverts, on y verrait aussi des anneaux passés dans les doigts. Le sabre droit est de la catégorie des armes les plus anciennes : on le rencontre dans les sculptures antiques, dans celles des grottes sacrées d’Ellora, entre autres; celui-ci a une poignée avec une garde à double branche rejoignant le pommeau, couvrant largement la main de deux côtés : cette poignée est garnie de velours rouge. La lame est en damas, tranchante d’un seul côté : c’est un Hounda. Le fourreau est recouvert de velours eb enrichi de joaillerie dans sa partie supérieure, comme les branches de la poignée. Dans la ceinture, se trouve le poignard indien, le Æhouttar, arme tout à fait particulière à l’Hindoustan et qu’on ne rencontre nulle part ailleurs. On voit clairement au n° 8 la configuration de cette arme triangulaire, à arête médiane, à double tranchant très-aigu ; les branches du Khouttar de notre fastueux personnage sont enrichies d’émaux cloisonnés.

Les pièces du costume décrit se rencontrent dans les suivants avec des variantes tr se secondaires pour qu'il soit utile d’y insister.

N° 2. — Schah-Soliman, fils de Schah-Abbas, porte, suspendu à son cou, le bouclier indien. Cette arme qu’on tient à la main, est en peau de rhinocéros, ornée de six boutons saillants en métal, qui indiquent les rivets des garnitures intérieures. La fleur que ce Radjepoute tient à la main et qu’il respire, rappelle l'amour des riches Indous pour les parfums et les essences précieuses ; l'essence de rose est encore offerte ordinairement avec la pipe aux visiteurs. Ces raffinés, robustes et indolents, ces insatiables mangeurs de bétel prennent de leur personne les soins les plus recherchés ; en outre des nombreuses ablutions purificatoires imposées par la religion, ils ne procèdent jamais à aucun repas, ne boivent même pas, sans s'être, au préalable, lavé tout le corps, de la tête aux pieds. Mais ce ne sont pas des brahmes; ils mangent sans scrupule la viande du mouton, de la chèvre et des autres animaux, sauf cependant celle de la poule. Ce sont des demi-dieux que ces princes des mille et une nuits, inspirant à leurs sujets une vénération telle que, comme on peut le voir dans nos peintures, on les portraiture planant dans l’espace, au dessus des choses de la terre et de la terre ellemême ; c’est, sans doute le motif de leur isolement et ce qui explique pourquoi on ne les voit point ici accompagnés des deux esclaves tenant des choures de plumes de paon, sans lesquels leur faste habituel ne leur permet guère de se montrer.

N° 3. — Suliman Moäsfdin n'offre d'autre particularité que celle d’être plus simplement vêtu que les deux autres. Son turban et son vêtement sont entièrement blancs, sans aucune broderie; la coupe est en tout semblable à ce que nous avons décrit. Il ne porte aucun bijou; sa ceinture, brodée seulement aux extrémités, est du plus fin cachemire.

D’après les peintures originales faisant partie de la Bibliothèque de M. Ambroise Firmin-Didot.

EMPEREURS DE LA DYNASTIE MOGOLE. — PRINCE RADJPOUTE. PORTRAITS HISTORIQUES.

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