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Alphünse X est ici couvert d’iüne gonelle ample, légère, et mtinie d’une pêlerine, Ce vêtement était toujours
porté sans ceinture eb se mettait en campagne pour chevaucher. Jambières de mailles. Bonnet à oreilléres décoré d’écussons d’armes brodés. Chapeau de feutre aux larges bords relevés derrière et formant devant une longue visière, suspendu derrière le dos par un cordon passant autour du cou. Ce chapeau armorié est de plus garni, en enseigne, d’une croix blanche.
Les guerriers espagnols de cette époque faisaient parade de la croix. Sous plusieurs règnes, à partir d'Alphonse VIII et plus particulièrement sous celui de Saint-Ferdinand, ces guerriers, entraînés sans doute par l'exemple des Français et des Allemands, se montrèrent disposés à aller en Terre sainte, eb si les papes les encouragèrent à prendre part à ces expéditions, ils ne tardèrent pas à voir la nécessité de modérer l’essor de cet enthousiasme et à défendre les départs pour la Palestine, lorsqu'il y avait tant de musulmans à combattre dans la péninsule. Mais les Espagnols obtinrent des papes les mêmes. indulgences que-.les croisés, et on lit, dans les annales de Tolède ainsi que dans quelques chroniques anciennes, que ces guerriers se croisèrent et entrèrent sur les terres des Maures.
Chasseur. à courre,
Bonnet brodé à oreillères. Quezote (peliçon) sans - manches, doublé d’hermine, ne descendant qu’audessus du genou. Brassards de plates et jambières de mailles. Ceinture de cuir noir dans laquelle est passée une dague à poignée orientale. Ce chasseur tient un épieu, arnie avec laquelle on frappait lé sanglier, une des cing besles noires, au défaut de l'épatüle.
Né 14, Chasseur au vol.
Bonnet de cuir} chapeati suspendu derrière le dos. Ëscldvine descendant au-dessotis du genou. Jambières de mailles. Gants de chasse à poignets découpés eï forme de pattes, de façon qu’en les mettant, on puisse plus facilement tirer pour entrer la main dans le gant. Toute la cuirie de la selle est jaune, et le jaez (harnais) de la mule, rouge et rose, décoré de houppes de soie, rappelle le temps où toute l'Espa: gne, excepté les montagnes du nord, était soumise à l'empire du croissant.
Dans les harnais du treizième siècle, la bâte du devant de la selle est supprimée ; on ne conservé
qu'une cuiller très fermée, ce qui force le cavalier à se tenir sur Ses reins (voir n° 15). La selle est retenue par la sangle et la courroie du poitrail ; les étriers sont circulaires et attachés dans le plan des étrivières ; les mors sont à branches.
AUMONIÈRES.
Nos 10 et 11.
Aumonières brodées, aux ‘bords garnis de filoches et de passementeries.
Depuis le douzième siècle jusqu’au quatorzième, l’aumônière est le complément indispensable du vêtement journalier des deux sexes ; on ne la quittait guère que pour se parer, s’armer ou rester chez soi.