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Ciseleur cachemiri.
Ce Cachemiri, accroupi devant son établi, cisèle l’une des faces d’un petit étui; le ciselet, mordant sous le
choc du marteau, creuse les formes qui ont été préalablement indiquées sur le métal. Dans le Cachemire, le même artiste est à la fois dessinateur, sculpteur et ciseleur.
Les Cachemiris possèdent d’ailleurs depuis longtemps un talent spécial pour la fabrication d’objets d'art de toute nature : Q Ils ont », dit Bernier, Q la réputation d’être beaucoup plus fins et adroïts que les autres Indiens ; ils sont de plus très laborieux et trèsindustrieux : ils font des palkys (palanquins), des bois de lit, des coffres, des écritoires, des cassettes, des cuillères et plusieurs autres sortes de petits ouvrages qui ont une beauté particulière et qui se distinguent par toutes les Indes, »
Barbier et son client.
Dans les pays barbaresques, on voit encore couram-
ment le barbier installé dans la rue, ayant dressé contre un mur une table sur tréteaux, sur laquelle le patient, s’accroupit, afin que sa tête se trouve à la hauteur convenable pour que le Maure, qui opère debout, y promène le rasoir. Ce boutiquier est déjà assez primitif; beaucoup moïns cependant que celui qui instrumente ici avec son attirail du plus facile transport. L’artisan est lui-même accroupi comme son client ; si les singes se rasaient les uns les autres, ils ne procéderaient pas autrement; mais il faut à l’homme une singulière sûreté de main pour raser une tête d'aussi près que le fait l’Indou en pareille position.
No 8.
Marchand de mitai ou pâtisseries.
Ce marchand, coiffé d’un léger bonnet, est simplement
vêtu de l’angarkah, courte chemise s’ouvrant sur le côté de la poitrine, et d’un Janghir, caleçon collant. Son panier, construit avec élégance et solidité, est couvert de pâtisseries sucrées appelées mitai, ;
Multani, colporteurs banyans,
La caste des Banyans (en sanscrit banik, marchand)
du Pendjab comprend les plus habiles commerçants de l’Inde. Dans toutes les villes de l’Asie centrale on rencontre de ces marchands, connus en général sous le nom de multani. Ces porte-balles sont les porteurs de nouvelles et des rumeurs de guerre
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Enp. Firmin Didot et C Paris
Carred del.
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qui se propagent avec une si étonnante rapidité des bords de l’Oxus à ceux du Gange.
Ces deux marchands, accroupis à côté de leur boutique ambulante, sont de couleur noire comme une partie des habitants du Pendjab qui descendent des tribus aborigènes antérieures à l'invasion des Aryens. Le premier, coïffé d’un turban blanc aux plis savamment disposés, n’a, pour tout vêtement, qu’une courte pièce d’étoffe enroulée autour des reins. Le second porte un léger bonnet, une veste sans manches sur l’angarkah ou chemise, un langouti et une écharpe retombant sur la poitrine; le tout est d'étoffe blanche,
Quant aux objets sortis de la malle et étalés avec toute l’adresse d’un marchand indou, ils sont de toutes sortes etde toutes provenances ; ce sont des flacons d’eaux de senteur, des itinéraires, des bouteilles de liqueurs, des sachets parfumés et jusqu’à des peignes d’une forme exactement semblable à ceux qui se fabriquent en Europe.
La meule ou le moulin de famille; les femmes indoues écrasant le grain.
Dans la majeure partie de l'Inde, tous les matins, avant l’aube, on entend dans chaque chaumière le bruit sourd de la meule à bras sous laquelle les femmes broient grossièrement le grain de riz qui doit servir ce jour là à la subsistance de la famille ; car jamais on n’en moud au delà de ce qui est nécessaire aux besoins d’un jour. Les femmes Kabyles emploient une meule analogue pour écraser le grain de leur froment (voir la planche double, l’Étrier, Afrique).
Ces femmes portent le choli, petit corsage, le dhoti, caleçon, et le sari enveloppant la tête, tous vêtements déjà décrits.